Haute Route Pyrénéenne, de Bolquère au col du Somport

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
25383m
Durée :
3 jours et plus

La Haute Route Pyrénéenne traverse l'intégralité du massif depuis Banyuls sur la côte méditerranéenne jusqu'à Hendaye sur les rivages de l'Atlantique (ou l'inverse), soit plus de 800 km d'une enfilade de sentiers disparates ayant pour point commun de ne descendre qu'exceptionnellement au dessous de 1500m. Bref, une immersion prolongée en haute montagne de part et d'autre de la frontière franco-espagnole, consistant à naviguer de col en col et de refuge en refuge, en ne posant que très épisodiquement le pied dans les bas-fonds des vallées civilisées. En l’occurrence, ce topo décrit un trek effectué sur la moitié centrale du parcours, la plus haute et la plus difficile, de Bolquère au col du Somport. Il est découpé en 25 étapes pouvant constituer chacune une randonnée à la journée, et dont certaines figurent parmi les plus mythiques du massif. Précisons que la HRP est par essence un itinéraire souple et modulable comportant d'innombrables variantes, et que ce découpage n'est proposé qu'à titre indicatif, chacun pouvant se composer sa propre HRP à la carte. Avertissement, ce trek se signale par sa difficulté à tous points de vue (orientation souvent scabreuse, passages aériens, enneigement abondant en début de saison, rareté du ravitaillement), ce qui le réserve aux randonneurs disposant d'un minimum d'expérience dans tous ces domaines. Pour plus d'informations, un lien renvoie vers une description beaucoup plus précise de chaque étape (texte et photos) sur un blog annexe. – Auteur :

Accès

Bolquère (1793m) est une station de ski des Pyrénées Orientales facilement accessible en voiture, en bus ou par le Train Jaune. Elle est également située sur le parcours du GR10.

Itinéraire

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Informations pratiques :

  • Le topoguide français de référence est le Trans’Pyr de Jérôme Bonneau (Éditions du Mont Rouch, 2012), le seul à décrire la HRP d’est en ouest. Globalement fiable et bien conçu, il pèche cependant par une cartographie minimaliste, qui doit être impérativement complétée par des cartes, de préférence électroniques pour s’épargner un bon kilo de papier. A noter l’existence de nombreuses traces GPS sur le Net, à combiner selon les variantes que l’on souhaite emprunter. On peut également s’appuyer sur le topoguide "historique" de Véron et du même Bonneau (HRP, Rando Editions) décrivant le parcours d’ouest en est, et illustré de cartes beaucoup plus précises. Quant à la durée de chaque étape indiquée sur ce topo, elle correspond à notre temps de marche effectif, souvent plus rapide que celui du Trans’Pyr calculé assez large.
  • Aucun balisage spécifique n’est dédié à la HRP, qui emprunte une multitude de sentiers divers, du GR au chemin de cairns, et s’aventure même hors sentier sur deux ou trois étapes et de nombreuses variantes. Autant dire que boussole et altimètre sont indispensables pour se repérer.
  • Il est donc très fortement conseillé d’effectuer ce trek en autonomie, au moins pour l’hébergement. Il est théoriquement possible de naviguer sans tente de cabane en refuge, mais cela comporte une grosse prise de risque sur les étapes les plus dures, particulièrement par mauvais temps, et oblige en pratique à se rabattre sur les variantes "faciles". Par ailleurs, la quasi-absence de points de ravitaillement implique soit l’autonomie complète (pour les puristes) ou partielle (caches sur le parcours, livraisons régulières par des proches, stop vers le fond de vallée...), soit de se reposer sur les refuges (repas et petite épicerie).


Étape 1
 : de Bolquère au lac des Bouillouses

  • Durée : environ 3h
  • D+ : 350
  • Hébergement : refuge, auberge, hôtel, bivouac

Descriptif : une mise en jambe sous le couvert forestier catalan, sur le parcours du GR10

Étape 2 : du lac des Bouillouses à l’Hospitalet

  • Durée : 8h30
  • D+ : 1000m D- : 1600m
  • Hébergement : hôtel, gîte, bivouac

Descriptif : étape éreintante autant qu’exaltante. On commence dans le grandiose avec l’ascension du Carlit (2921m), donnant le ton de la HRP, pour finir sur les rotules au col pastoral de Puymorens. Au passage, le lac du Lanoux impressionne toujours autant. Tous les étages de la montagne sont au rendez-vous pour cette mise en bouche, qui s’achève au bourg de l’Hospitalet, dernière occasion de ravitaillement avant longtemps !

Étape 3 : de l’Hospitalet au refuge du Rulhe

  • Durée : 6h30
  • D+ : 1300m D- : 530
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : première immersion sans rémission dans la haute montagne sauvage, sur des sentiers fort peu courus. Au programme, étangs en pagaille, le lac et le col de l’Albe (2539m), et la dégringolade à travers blocs vers le refuge du Ruhle.

Étape 4 : du refuge du Ruhle au refuge de Sorteny

  • Durée : 9h
  • D+ : 1340m D- : 1800m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : une grosse étape internationale, qui permet de découvrir les charmes conjugués de l’Ariège et de l’Andorre. Ça débute par le collier de lacs de Fontargente, puis ça grimpe vers la collada dels Meners (2724m). De ce col très relevé, le pic de Serrere (2912m) n’est qu’à quelques enjambées, avis aux amateurs ! S’ensuit la longue descente herbeuse dans la vallée de Sorteny, jusqu’au refuge andorran homonyme.

Étape 5 : du refuge de Sorteny au refuge de Fourcat

  • Durée : environ 7h
  • D+ : 1300m D- : 400m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : Après la baignade (oculaire ou intégrale) dans les lacs de Tristaina, et une fois franchi le port de l’Abeille (2601m), retour dans un décor ariégeois brut de décoffrage, garanti indemne de toute présence humaine, hormis la vôtre. Attention à l’orientation sur la fin de parcours dans des éboulis chaotiques, sur des pentes parfois très raides. A l’arrivée, l’austère lac du Fourcat vous récompensera de ses rives abruptes bordées de névés, façon Seigneur des Anneaux.

Étape 6 : du refuge de l’Étang Fourcat au gîte de Mounicou

  • Durée : 6h
  • D+ : 320m D- : 1680m
  • Hébergement : gîte, bivouac

Descriptif : nouvelle virée sportive dans l’Ariège sauvage, consistant à enchaîner les deux crêtes jumelles du Malcaras (2645m), puis à descendre par un passage câblé la falaise très raide déposant au lac du Picot. Un désert sublimement minéral dont les seuls habitants semblent être les isards, jusqu’à ce qu’on entrevoie la vallée civilisée de Vicdessos en contrebas. Jonction avec le GR10, et balade forestière terminale jusqu’à Mounicou ou Marc un peu plus bas. Ravitaillement possible à Auzat à 8 km d’une route plutôt propice au stop.

Étape 7 : du gîte de Mounicou au refuge de Certascan

  • Durée : 8h
  • D+ : 1860m D- : 710m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : Retour en Espagne, par une longue, rude et belle étape. On passe en revue tous les étages montagnards jusqu’au formidable pierrier défendant le port de l’Artigue (2481m), après quoi on navigue dans un décor lacustre qu’on croirait écossais, de l’Estany de Romedo del Baix à l’Estany de Romedo de Dalt.

Étape 8 : : du refuge de Certascan au refuge Enric Pujol

  • Durée : 6h
  • D+ : 1060m D- : 1010m
  • Hébergement : refuge non gardé, bivouac

Descriptif : une étape équilibrée, tant par son dénivelé que par la variété des paysages qu’elle donne à voir. On s’enfonce d’abord dans la haute montagne farouche, entre les blocs et les névés géants, puis, passé le col de Certascan (2586m), le décor s’humanise peu à peu. L’estany de Guerosso Blau marque le début d’une promenade champêtre jusqu’au charmant petit hameau de Noarre, lieu idéal de pique-nique. De ce point bas, la grimpette reprend sans concession vers le nid d’aigle du refuge Enric Pujol (ou Mont Roig), hautement recommandable.

Étape 9 : du refuge Enric Pujol au refuge del Fornet

  • Durée : 6h
  • D+ : 480m D- : 1500m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : sensations variées pour cette étape sollicitant surtout les genoux. Ça commence par l’ascension en partie hors sentier du col de Calbérante (2608m), en admirant une foultitude de lacs perchés au passage, ça se prolonge par la traversée d’une vallée perdue culminant à l’étroit col de la Cornella (2481m), et ça se termine par une longue dégringolade jusqu’au fond de vallée méditerranéen abritant l’accueillant refuge du Fornet (hors HRP de 2km).

Étape 10 : du refuge del Fornet au col de la Bonaigua

  • Durée : 10h
  • D+ : 1670m D- : 1000m
  • Hébergement : bivouac

Descriptif : Bien qu’évoluant à une altitude relativement modérée, cette étape demeure éprouvante par sa longueur et les difficultés d’orientation qu’elle comporte. Au début, il n’y a qu’à suivre la route sur 7 km, puis à rallier la belle cabane d’Airoto par un sentier relativement marqué. Mais à partir de là, plus aucun sentier pendant deux bonnes heures. Commence alors la navigation à l’estime, incluant la traversée hasardeuse d’un maquis de rhododendrons parsemé de blocs et de bosquets, jusqu’à atteindre l’Estany de Garrabea. De ce point, on se dirige facilement vers le col de l’Estany Pudo (2341m), au delà duquel on bascule dans un labyrinthe de pistes de ski pelées. Attention, bivouac obligatoire au col de Bonaigua en l’absence de tout hébergement l’été.

Étape 11 : du col de de la Bonaigua au refuge de Colomers

  • Durée : 6h
  • D+ : 500m D- : 400m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : une étape courte et tranquille, mais prodiguant de fort belles vues à tout bout de champ. On évolue dans la périphérie du parc national catalan d’Aigües Tortes, dans un décor lacustre aux accents polynésiens. Les lacs se font lagons, et les crêtes couronnées de sapins débonnaires se franchissent sans effort. La contrepartie, c’est une fréquentation surabondante, au point que la réservation au refuge de Colomers doit se faire très en amont, bien avant l’été, bon à savoir !

Étape 12  : du refuge de Colomers au refuge de la Restanca

  • Durée : 3h30
  • D+ : 500m D- : 400m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : comme la durée l’indique, il s’agit d’une demi-étape intégralement parcourue sur le tracé du GR11, ce qui n’enlève rien à son mérite. C’est qu’on renoue de bout en bout avec les charmes rugueux de la haute montagne pyrénéenne espagnole, combinant lacs paradisiaques et champs de blocs sans merci, dans un parcours bien balisé culminant au Coret de Oelhacrestada (2480m). La grâce sauvage du lieu lui vaut de nombreux visiteurs, ça rassure et/ou ça agace, c’est selon. Les plus motivés peuvent compléter l’étape, en poussant jusqu’au refuge forestier de Conangles.

Étape 13 : du refuge de la Restanca au refuge de Conangles

  • Durée : 5h (topo : 6h20)
  • D+  : 570m D- : 960m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : Retour sur la HRP, la vraie, au moins sur la première partie de l’étape. Elle consiste à grimper jusqu’au grandiose lac de Mar dans un premier temps, puis à gagner ensuite la Colhada du Lac de Mar (2468m).
De ce point culminant du jour, reste à longer par la droite le lac Tort de Rius étalant ses méandres desséchés sur un plateau très haut perché pour rattraper le GR11 au lac de Rius. À noter que la fréquentation se réduit à presque rien, sur cet itinéraire d’une désolation sans pareille, quoique sublime. L’étape s’achève par une dégringolade éperdue jusqu’au refuge de Conangles ( à 20mn hors sentier). Bon à savoir, aucun hébergement ne subsiste à Vielha.

Étape 14 : du refuge de Conangles au refuge de la Renclusa

  • Durée : 8h
  • D+ : 1600m D- : 1100m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : cette fois-ci, on y est, dans le dur. Une des trois ou quatre étapes mythiques de la HRP, à ne rater sous aucun prétexte, sous réserve que le temps s’y prête. Au programme, l’ascension du col Mulleres (2928m, Molière en VF), l’un des plus plus hauts cols de la traversée, que défendent âprement pierriers abrupts et névés plus raides que la justice. Ça passe à pied quand même, et même avec les mains sur la paroi terminale. Au col, le Tuc Mulleres (3010m) n’est qu’à quelques enjambées, un petit 3000 facile vous tend les bras ! La redescente jusqu’au plan dels Aigualluts prolonge le frisson de la haute montagne, entre traversées de champs de neige, parcours de blocs, et le spectacle de l’Aneto (3404m, point culminant des Pyrénées) en fond d’écran.

Étape 15  : du refuge de La Renclusa au refuge du Portillon

  • Durée : 8h
  • D+ : 1370m D- : 1000m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : Le deuxième côté du triangle d’argent de la HRP, autrement dit une étape de folie. On part d’Espagne en remontant la vallée de Remune jusqu’au lac homonyme, après quoi débute une folle cavalcade en haute montagne pyrénéenne certifiée. La suite tient de l’épopée, de pierriers en névés et réciproquement, jusqu’au lac glacé de Litérole, d’un bleu roi absolument unique. Reste à frôler les 3000m au col du même nom, avec ou sans crampons dans le névé terminal. La sauvagerie à l’état pur. Du col, on bascule vers le lac du Portillon, œil froid fiché dans un cirque hostile. Au total, peut-être la plus belle étape du trek.

Étape 16 :  : du refuge du Portillon au refuge de la Soula

  • Durée : 6h30
  • D+ : 500m D- : 1370m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : Le dernier volet du triptyque de la HRP, à savoir le franchissement du légendaire col des Gourgs Blancs (2877m), le point d’orgue d’une étape se maintenant pour l’essentiel au dessus de 2500m. Zéro sentier sur la partie du parcours la plus montagnarde, mais cairns et points de repères tels que le célèbre Pluviomètre se chargent de guider le marcheur à bon port. Du moins par temps clair, et s’il n’y a pas trop de neige ! Une fois les Gourgs Blancs vaincus, il n’y a plus qu’à dévaler de lac en lac jusqu’à l’accueillant refuge de la Soula, sis dans un complexe hydro-électrique.

Étape 17 : du refuge de la Soula au camping El Forcallo

  • Durée : 6h30
  • D+ : 1080m D- : 1050m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : Retour en Espagne par le col-frontière d’Aigues Tortes (2683m), ce qui permet de renouer avec des altitudes plus raisonnables que les deux derniers jours, mais respectables quand même. D’alpages en pierriers, le sentier trace sa route jusqu’au confluent d’Anes Cruses. On y rattrape le GR11 qui nous emmène au refuge de Viados, sur un sentier en balcon permettant d’admirer le massif des Posets au passage.

Étape 18 : du camping El Forcallo à Bielsa

  • Durée : 6h
  • D+  : 1000m D- : 1600m
  • Hébergement : camping, bivouac, hôtel, gîte

Descriptif  : en résumé, une respiration champêtre reliant le massif des Posets à celui de la Maladeta. Autrement dit, une belle balade dans la montagne à vaches, version méditerranéenne, où les courbes et les ocres remplacent les angles et les gris. Pour autant, l’altitude et la faible fréquentation maintiennent intact le délicieux sentiment d’isolement et d’aventure, et les paysages tiennent la route. À Bielsa, ravitaillement possible dans les supérettes et les magasins de sport, enfin !

Étape 19 : de Bielsa à la cabane des Aguilous

  • Durée : 8h (à partir du parking du puerto de Barrosa, à 5 km de Parzan)
  • D+ : 1511m D- : 462m
  • Hébergement : cabane, bivouac

Descriptif  : superbe et rude étape dans un décor renouant avec la haute montagne, espagnole au début, puis française une fois franchi le col de Barroude (2534m). De là, on fait le yoyo de hourquette en hourquette, dans un décor minéral sans concession, jusqu’à atteindre l’accueillante mais exigüe cabane d’Aguilous. À noter que les 7 premiers kilomètres sont censés se faire sur la route, qu’on peut squeezer en stop ou en taxi jusqu’au parking du puerto de Barrosa.

Étape 20 : de la cabane des Aguilous à Gavarnie

  • Durée : 8h (en passant par le cirque de Gavarnie)
  • D+ : 762m D- : 1740m
  • Hébergement : camping, bivouac, hôtel, refuge

Descriptif : Une étape classique empruntant des sentiers largement battus, ce qui explique sa forte fréquentation, particulièrement à partir du barrage des Gloriettes, spot touristique accessible par la route. De ce point, on remonte le gave d’Estaubé jusqu’à la hourquette d’Allans (2430m), d’où l’on dégringole jusqu’à Gavarnie, en poussant ou non vers le cirque. Vues splendides à tous les étages, sur l’un des sites majeurs des Pyrénées, et qui mérite bien sa réputation. Au village, ravitaillement en tout genre.

Étape 21 : de Gavarnie au refuge des Oulettes de Gaube

  • Durée : 6h30
  • D+ : 1500m D- : 800m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : nouvelle étape d’anthologie, empruntant en totalité le tracé du GR10, ce qui dispense de tout embarras d’orientation. Le tableau de marche brille par sa simplicité : remonter la vallée d’Ossoue jusqu’à la hourquette d’Ossoue (2734m), en passant en revue tous les étages montagnards. Du col, l’ascension facile au petit Vignemale (3032m) ne vous coûtera que 45 min, pour une vue somptueuse, si le cœur vous en dit. La descente en pierrier vers le refuge des Oulettes de Gaube en contrebas offre une vision imprenable sur le massif du Vignemale (3298m) à gauche, et le lac de Gaube à droite. Le site de bivouac se situant au pied du massif, le spectacle continue toute la soirée !

Étape 22 : du refuge des Oulettes de Gaube au refuge de Respomuso

  • Durée : 8h
  • D+ : 1400m D- : 1400m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : On retrouve la montagne sauvage qu’on aime, en s’éloignant des grands axes pédestres pyrénéens. Une triplette de cols est à franchir, de pierriers en névés, et d’étangs perchés en lacs glacés. Le col des Mulets (2591m), d’abord, celui d’Aratille (2528m) ensuite, et pour finir le col-frontière de la Fache (2664m), marquant le point culminant de l’étape. Un interminable canyon reste à dévaler pour atteindre le lac et le refuge de Respomuso, où l’on croise le GR11.

Étape 23 : du refuge de Respomuso au refuge d’Arrémoulit

  • Durée : 5h
  • D+ : 700m D- : 500m
  • Hébergement : refuge, bivouac

Descriptif : une étape plus sportive que ne semblent le dire les statistiques, car se déroulant pour l’essentiel dans la caillasse et pouvant poser quelques problèmes d’orientation en l’absence d’un balisage digne de ce nom. En principe, c’est pourtant simple : grimper tant bien que mal jusqu’aux magnifiques lacs d’Arriel, repérer et vaincre le col d’Arrémoulit (2448m), puis descendre à travers blocs jusqu’au lac idyllique du même nom. L’un des meilleurs sites de bivouac du trek.

Étape 24 : du refuge d’Arrémoulit à la cabane de Peyreget

  • Durée : 5h30
  • D+ : 950m D- : 1264m
  • Hébergement : cabane, bivouac

Descriptif  : On perd de l’altitude, mais les sensations montagnardes demeurent dans la première partie de l’étape, pour peu qu’on emprunte le vertigineux passage d’Orteig câblé de bout en bout. Du col d’Arrious (2259m), on dégringole dans la montage à vaches pour ne plus la quitter, même si le pic du midi d’Ossau (2884m) domine l’horizon occidental de toute sa masse. Du reste, on emprunte le GR le contournant pour atteindre successivement le refuge de Pombie, le col de Peyreget (2320m) et la cabane du même nom, accueillante quoique spartiate.

Étape 25 : de la cabane de Peyreget au col du Somport

  • Durée : 4h30
  • D+ : 850m D- : 850m
  • Hébergement : bivouac, ou refuge et hôtel à Candanchu, 15 mn hors sentier

Descriptif : une demi-étape concluant le trek, et annonçant déjà le relief vallonné du Pays Basque. L’altitude décroit, la montagne s’arrondit, et la fréquentation tant humaine que bovine augmente d’autant. On repasse en Espagne par le col des Moines (2168m), au travers de pâturages bulbeux, pour atterrir au col du Somport désertifié par le tunnel homonyme. À noter qu’à moins d’1km, la station de ski espagnole de Candanchu offre toutes les commodités de ravitaillement et d’hébergement. Du Somport, la HRP continue sa route jusqu’à l’océan, avis aux amateurs !

Dernière modification : 16 mai 2018
Sur la Haute-Route des Pyrénées

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 28 février 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par Le 28 février 2017 à 18h51

    SUPERBE AVENTURE !
    Très belles photos !
    Bravo et merci pour ce super travail de compilation ! ;o)

  • par Le 28 février 2017 à 19h07

    Merci pour ces encouragements, ça motive pour partager ! Et merci aussi à AltitudeRando et à ses administrateurs, pour ce site exceptionnel et pour leur soutien.

  • par Le 3 mars 2017 à 08h04

    C’est une merveille.
    La France est grande...je n’ai pas assez de vacances !
    Cela m’a donné envie de faire mais peut-être en raccourci.

  • par Le 4 mars 2017 à 14h46

    Oui Yumi, pas la peine d’aller en Islande ou en Norvège pour se croire dans l’Himalaya, certains coins des Pyrénées font le job, au moins pour quelques heures ;-)
    Si tu n’as qu’une semaine ou deux et que tu as une bonne expérience de la rando engagée, je te recommande de partir de Bénasque (étape 15)ou d’un peu avant pour s’échauffer, et de pousser jusqu’au Somport si tu peux, voire plus loin. Soit une dizaine d’étapes dont 4 ou 5 sont des musts absolus des Pyrénées.

  • par Le 4 mars 2017 à 22h09

    Merci beaucoup Jérôme,
    ça a l’air superbe.
    Je me rends compte que je ne connais encore pas grandes choses sur ce pays...

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