Mont Mouchet (1497m) par Paulhac-en-Margeride

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
750m
Durée :
1 jour

Le Mont Mouchet partagé entre les départements de la Haute-Loire et de la Lozère est un sommet connu pour deux faits historiques : L'abattage de la fameuse Bête du Gévaudan qui terrorisa la population de cette région en tuant et blessant plusieurs dizaines de personnes par Jean Chastel en juin 1767. Enfin, durant la seconde Guerre mondiale, le Mont Mouchet fut le théâtre de combats entre les résistants et les forces armées allemandes. Un monument en l'honneur de la Résistance et des maquis ainsi qu'un musée ont été construits sur les pentes de la montagne. – Auteur :

Accès

Le départ s’effectue du centre de Paulhac-en-Margeride (se garer à proximité de l’église) commune située à 60 km à l’Ouest du Puy-en-Velay et à 64 km au Nord de Mende.
.

Précisions sur la difficulté

Aucune difficulté

Les infos essentielles

  • Carte IGN : TOP 25 2636O Le Malzieu-Ville / Mont Mouchet
  • Altitude minimum : 910m
  • Altitude maximum : 1497m
  • Distance : 20 km
  • Horaires : comptez environ 06 heures
  • Balisage : jaune et rouge / jaune

Itinéraire

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Du centre de Paulhac, prendre la direction du hameau de Hontès Bas en suivant le balisage lequel conduit successivement sur une petite route puis sur un chemin en gravier avant d’arriver à Hontès

De ce hameau, rejoindre Le Besset soit en restant sur le parcours balisé (prendre à droite et suivre le balisage) soit en prenant à gauche (il faut alors remonter sur environ 500 mètres une route jusqu’à une courbe où il faut prendre un chemin quelque peu gagné par la végétation où la progression devient parfois plus difficile avec la végétation... Puis couper à travers champs pour rejoindre après plus d’un kilomètre un chemin puis une route en gravier pour rejoindre le Besset).

Du Besset suivre toujours le balisage et s’engager dans un vallon où coule un ruisseau puis remonter en direction de Nozeyrolles où une pancarte à proximité de ruines d’une église et d’un cimetière vous rappelle que cet endroit fut terriblement marqué par la présence de la Bête du Gévaudan qui occasionna sept victimes.

Quitter Nozeyrolles en empruntant un ancien chemin empierré quelque peu gagné par la végétation et poursuivre le parcours toujours en suivant le balisage.

Descendre sur le lieu-dit la Valette situé dans un vallon puis remonter sur Auvers en empruntant un large chemin qui passe d’abord par le Ravin des Audettes sur quelques centaines de mètres puis monte plus directement dans la pente.

Dans Auvers, près de l’église, il ne faut pas manquer l’impressionnante statue qui représente la Bête du Gévaudan attaquant Jeanne Valet, la valeureuse servante du curé de Paulhac qui se défendit en blessant la bête avec une lance.

Traverser le village et suivre une route jusqu’à un croisement routier situé à 1195m d’altitude.

Du croisement, repérer et emprunter sur la gauche une piste forestière qui remonte de manière constante mais modérée les pentes de la Montagne d’Auvers (1463m).

Au bout d’environ 5 kilomètres, parvenir à une vaste zone déboisée où se rejoignent plusieurs chemins forestiers.

Suivre à gauche un chemin à découvert qui longe une zone boisée puis atteindre le sommet du Mont Mouchet coiffé d’un signal géodésique mais également d’un promontoire haut de quelques mètres (pour permettre d’atteindre la barre des 1500 mètres), orné d’une table d’orientation.

Après avoir profité du panorama sommital (certains sommets alpins tels que la Meije, l’Etendard, la Barre des Ecrins, l’Olan sont visibles par temps très clair), prendre à gauche en direction d’Auzenc (balisage jaune) descendre en suivant une agréable sente qui offre plus loin une belle vue sur d’autres sommets de la Margeride tels que le Montchauvet (1484m).

Une fois parvenu à Auzenc, emprunter une petite route goudronnée, cette dernière traverse plus loin une route plus importante et continue tout droit en direction de Paulhac-en-Margeride après avoir traversé une zone boisée.

Dernière modification : 23 août 2018
Truc de Fortunio (1552m) et tour du Lac de Charpal par Vitrollettes

A propos

Auteur de ce topo :

J'aime la montagne et la nature en général, Je pratique la randonnée de manière assidue. Quel bonheur d'arpenter les sentiers et de découvrir les paysages des différents massifs montagneux de notre beau pays !

Randonnée réalisée le 5 août

Topo publié le 23 août

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 2 septembre à 22h03

    Bonjour Jérémy. ;#6 : la belle (Marie-Jeanne Vallet, dite la "pucelle de Paulhac") et la bête.

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1510133c/f220

    Ci-après, le rapport du 11 août 1765 sur le combat de la servante du curé de Paulhac (statue installée en 1995).

    " Onze août 1765
    Copie
    Du Procès verbal fait en presence de M. le Comte de Tournon et de M. de Lafont par M. Antoine.
    L’an mille sept cens soixante cinq et le onzieme jour du mois d’Août a la parroisse de Paulhac en Gevaudan, nous François Antoine Lieutenant des chasses du Roy etant envoyé par les ordres de Sa Majesté avec nombre de gardes chasse tant des capitaineries royales de St Germain, Fontainebleau, parc de Versailles, que ceux de leurs A.S. les Princes du Sang nous etant transportés tous tant au village de Servières en Gevaudan qu’a celui de Lafont du faux en Auvergne pour faire deux grandes battues qui doivent devoient se rejoindre au grand Bois noir pour que ces deux battues puissent l’entourer, avons eté interrompus dans led. battues par la nouvelle que nous avons reçue qu’une fille venoit d’être attaquée par la Bête ou par les loups pres dud. Paulhac ou nous nous sommes transportés avec toute la diligence possible et de la a l’endroit ou cette fille avoit été attaquée de la bête ; nous avons reconnu par le pied en différens endroits que c’etoit toujours le même loup qui avoit fait les derniers ravages, que cet animal en refuyant avoit toujours suivi la rivière et l’avoit repassée en plusieurs endroits ; que dela, il avoit eté poursuivi très loin par des chiens & berger, ce qui a fait que nos limiers n’ont pû en prendre la suite plus loin que trois ou quatre cent pas, ce qui nous a fait beaucoup de peine, d’ailleurs il y avoit plus de six heures de tems, que cette Bete avoit attaqué la nommée Marie Jeanne Vallet servante de M. Bertrand Dumont curé de la paroisse dud. Paulhac ici present ainsi que lad. Marie Jeanne Vallet, laquelle apres lui avoir fait lever la main et fait prêter serment de dire verité et lui avoir demandé l’age qu’elle avoit et ou elle etoit lorsque cet animal l’a attaqué, a repondu qu’elle avoit dix neuf a vingt ans et qu’elle alloit de Paulhac a la metairie de Broussoux, qu’elle avoit eté attaquée entre les deux petits ponts qui sont sur la rivière ou elle se divise en deux branches et y forme une petite isle couverte de bois qui ne laissent qu’environ dix pieds de decouvert et que dans cet endroit la Bête lui avoit apparû en tournoyant, ce que voyant lad. Marie Jeanne Vallet toute effrayée, avoit reculé de quatre ou cinq pas et que dans le moment la Bête s’etant voulu elancer sur elle, elle lui avoit porté dans le poitrail de toute sa force un coup de la bayonnette qu’elle portoit, nous etant fait representer lad. bayonnette nous avons reconnu qu’elle etoit teinte de trois pouces de sang.

    Interrogé lad. Marie Jeanne Vallet sur ce que lad. Bête avoit fait lorsqu’elle avoit reçu ce coup, a repondu qu’elle avoit fait un crî assez fort en se portant le pied de devant a la blessure qu’elle avoit reçu, apres quoy elle s’etoit jettée dans la rivière ou elle s’etoit roulée plusieurs fois, apres quoy elle ne sçait pas ce qu’est devenu led. Animal.

    Interrogée de l’heure qu’il etoit et si elle etoit seule lorsque cette Bête l’est venue attaquer, a repondu qu’il etoit dix ou onze heures du matin et qu’elle etoit accompagnée de Therese Vallet sa soeur cadette agée d’environ seize à dix sept ans, interrogée comment il lui avoit apparû que cette Bête etoit faite elle a repondu qu’elle l’avoit apperçue de la taille d’un gros chien de troupeau ayant une tete tres grosse et plate, la gueule noire et des belles dents, le collier blanc, le col gris, qu’elle etoit beaucoup plus grosse par devant que par derriere et qu’elle avoit le dos noir, ensuite de quoy avons interrogé lad. nommée Therese Vallet, soeur de la susdite sur tout ce qu’elle avoit vû arriver a sa soeur lorsque cette Bête l’a attaquée, a repondu qu’elle étoit toute a coté de sa soeur et elle nous a declaré etant interrogée en particulier generalement les mêmes faits que sa soeur, nous ayant dit ne scavoir signer ny l’une ny l’autre de ce interpellées. En foy de quoy nous avons tous signés le present procès verbal les jour et an que de l’autre part.
    Antoine, Tournon, Lafont Dumont curé signés. »

    Observations faites sur le rapport de l’autre part :
    Primo
    Nous avons tous reconnu que c’etoit toujours le meme loup dont nous avons fait plusieurs rapports lorsqu’il a devoré une femme de soixante et huit ans a Broussoles un petit Garçon à auver et en Dernier Lieu une fille a la Besseire St Mari et avoir attaqué beaucoup d’autres personnes qui ont été heureusement secourues très à temps.
    Secundo
    Que les valets de limier ayant le long de la dite rivière de Pouillac suivi trois ou quatre cent pas par le pied ce loup ils n’ont revu aucune trace de sang. Ce qui nous fait juger que le coup porté par la dite bayonete dans le poitrail pourroit bien être entré dans la capacité de l’animal dont il pourroit bien mourir si cela étoit.
    Tertio
    S’il se trouve un loup tué soit par nous ou les habitants de ces provinces il est bien certain que s’il a la marque du coup de la bayonète que luy a porté cette fille ce sera surement le loup devorant qui a desolé depuis long temps ces provinces. Nous allons redoubler d’ardeur et d’activité en attendant les secours si desirés que nous esperons pour detruire cette bête. Nous sommes au deséspoir de ne l’avoir pas eu plus tôt avec six bons limiers et six bons chiens courants qui ne revoulussent que du loup joint au secours des bons tireurs qui ne manquent pas dans ce pays cy j’aurois pu me flatter de parvenir a la destruction de cet animal malgré les difficultés du pays ayant toujours eu la plus grande attention de ne pas l’epouvanter de la faire refuir au loin comme les grandes battues de quarante paroisses cy devant qu’au contraire nous l’avons resserré dans trois ou quatre lieues dont j’ay etabli ma résidence au centre qui ont fait jusqu’à présent tout le pays que cette bête a parcouru depuis que je suis en Gevaudan. » "

    (Archives Départementales du Puy-de-Dôme).

  • par Le 5 septembre à 21h17

    Salut Hereme, Je te remercie pour le commentaire reproduisant le procès verbal. Comme toujours de bonnes participations de ta part.

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