Tour du Mont Blanc en 9 jours avec variantes alpines

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
8500m
Durée :
3 jours et plus

Il y avait longtemps que cette rando me trottinait dans la tête. Voilà que ce début septembre offrait une bonne fenêtre météo et étant en vacances, je m'y suis engouffré, histoire de concrétiser mon projet. Je me suis inspiré du topo de la Fédération de rando en y inscrivant quelques variantes plus alpines, d'ailleurs indiquées dans ce topo. – Auteur :

Accès

Aux Houches, laisser sa voiture au parking du Trouchet.

Itinéraire

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Préambule

Il faut 9 jours pour faire cette boucle de 170km passant par 3 pays, avec une moyenne de +1000m et –1000m par jour, avec un à 2 cols à franchir par jour. Donc cette rando n’est pas facile, il faut l’aborder bien entraîné et bien équipé car le mauvais temps peut considérablement augmenter les difficultés du fait de certains passages d’altitude. Sinon si vous avez la chance d’avoir un temps splendide comme j’ai eu la chance d’avoir, alors le bonheur sera au rendez-vous...

Les chemins sont bien indiqués dans l’ensemble et les possibilités de couchages assez nombreuses et confortables. Vous ne serez jamais seul car on vient du monde entier faire cette boucle unique et majestueuse.

Carrnet de route

  • Carte 1 : IGN TOP25 3531 ET Saint-Gervais
  • Carte 2 : IGN TOP25 3531 OT Megève
  • Carte 3 : IGN TOP25 3630 OT Chamonix
  • Topo de la FFRP utile également
  • Boussole
  • Altimètre

ITINÉRAIRE

Jour 1 : Les Houches – Chalet-Refuge des Miages

Départ des Houches en laissant mon char au parking du Trouchet par le col de Voza (alt. 1653m) puis le col du Tricot (alt. 2120m) avec nuit aux chalets des Miages (Alt. 1560m). Il faut compter 5 heures ce qui constitue une bonne mise en jambes. La montée au col de Voza n’est pas intéressante en soi et peut être évitée en prenant le téléphérique de Bellevue mais bon, si on commence en télé, on ne sait pas comment on finira !! et puis si on est là, c’est pour marcher... !

Bilan : Une journée inégale avec une première partie pas terrible (jusqu’au col de bellevue), ensuite la variante du col du Tricot est de toute beauté ce qui équilibre cette journée ! Bon refuge aux Miages.

Jour 2 : Chalets des Miages – Refuge du col de la Croix du Bonhomme

Après une bonne nuit dans un gite sympathique avec douches chaudes contrairement au refuge du Truc situé à 35 minutes au-dessus, le temps est à la pluie mais j’ai un moral de plomb car je sais que les jours suivants, il fera beau dixit météo France, alors je m’engage en direction des chalets du Truc pour redescendre sous la pluie sur les Contamines-Montjoie (joli village).

La variante par le col du Tricot empruntée la veille fait déboucher dans les Contamines un peu loin des panneaux du TMB, ne pas hésiter à demander son chemin pour trouver la jonction !

Le reste de la journée se passe à remonter en direction du col du Bonhomme par un bon chemin, bien régulier.
Petite pause en route au refuge du Nant Borrant, histoire de se réchauffer un peu avant d’affronter le col et son mauvais temps...

Au col du Bonhomme, prendre à gauche pour rejoindre le refuge situé à moins d’une heure du col. Un refuge à 2400m du CAF et qui après une journée de mauvais temps, de froid, de pluie, neige, n’offre même pas de douches chaudes... c’est dire... !!

Bilan : Une journée de mauvais temps à se cailler les miches et un refuge pas à la hauteur mais bon, compensée par une belle montée et des bouquetins après le col.

Jour 3 : Refuge du col de la Croix du Bonhomme – Refuge Elisabetta

Après une nuit de mauvais temps, oh miracle de la montagne, le temps est dégagé, la bise assez forte et l’altitude nous rappellent que nous sommes à 2450m et il caille grave. Aujourd’hui encore je m’offre une belle variante au TMB en passant par le col des Fours et la Tête Nord des Fours, sommet juste au-dessus du col mais qui vaut vraiment le coup pour sa vue (accessible en 30 minutes depuis le col).

Seul paramètre inconnu, la quantité de neige tombée pendant la nuit mais on est loin des 40cm annoncés par la météo locale... Ambiance haute montagne, le blanc domine, et je suis dans mon élément donc pas de problème ! j’assure chaque pas dans la neige tranquillement, lesquels me hissent vers le sommet. Très beau belvédère et facile d’accès. A ce moment là, je ne regrette pas mon choix d’être passé par cette variante haute montagne !

Une grande descente qui nous rapproche de l’Italie pour ensuite remonter par le col de la Seigne (alt. 2516m) après une interminable remontée car le chemin ne monte pas beaucoup ce qui allonge considérablement la sauce...

Au col, une belle récompense italienne attend le randonneur avec une vue sur le Mont Blanc italien et ses Aiguilles de Peuterey, célèbres par les nombreux récits de grands alpinistes qui ont laissé leurs vies...

Du col, en moins d’une petite heure, on rejoint le refuge Elisabetta (Soldini sur la carte IGN), cosy et sympa ce refuge ça change de la France... ! les Italiens auraient-ils tout compris de l’accueil et de l’hospitalité... à confirmer les jours suivants !

Bilan : Une très belle journée, accessible à tous par beau temps, à laquelle il faudra renoncer en cas de brouillard. Cette variante donne à cette journée une belle dimension haute montagne ! Compter 7h pour cette journée en marchant bien... !
Un bon refuge à l’arrivée, une bonne bouffe et oui nous sommes en Italie bref avec la vue et le beau temps, le bonheur !

Jour 4 : Refuge Elisabetta – Refuge Bertone

Réveil à 6h45 ! car la journée va être longue mais pas un nuage à l’horizon et je sais qu’aujourd’hui les yeux vont en prendre plein la vue ! La journée commence tranquillement. La matinée se passe à contempler depuis un sentier en balcon le Mont Blanc dans toute sa splendeur, ici de ce côté Italien, les parois sont vraiment raides et ne donnent pas envie de s’y engager !

Pour avoir gravi le sommet du Mont Blanc plusieurs fois côté français, ici respect, je sens que seuls les très grands alpinistes y ont accès...

Vers midi, on arrive au col de Checroui, super bien placé et où les randonneurs se laissent tenter par des mega assiettes de pâtes et oui nous sommes bien en Italie et force est de constater que même en altitude celles-ci sont bonnes et bien cuites...

Du col, un télé peut vous descendre a Courmayeur en 10mn au lieu de 2h de descente mais même si l’idée m’en a effleuré l’esprit,
celui-ci est fermé depuis le 31 août alors ce sera a pied que la descente (longue) se fera...

On arrive d’abord dans la très belle petite ville de Dolonne aux maisons soignées et à la vue superbe sur le Mont Blanc, station de ski de luxe pour arriver à Courmayeur. Après un pot bien mérité, je m’élance vers la suite du programme qui est de remonter sur le refuge de Bertone. Seulement 600m en plus à faire mais en fin de journée, ça compte et j’en connais beaucoup qui s’arrête à Courmayeur. ERREUR, car le Refuge de Bertone est le plus plus beau et le PLUS PLUS sympathique ! alors les 2 heures de remontée sont obligatoires pour ceux qui aiment les vrais refuges !!! vous voilà prévenus...

Bilan : Une journée "xxl" au niveau de la vue, une des plus belles de cette rando, variée mais exigeante car il faudra compter
environ 8h de marche pour boucler cette journée mais l’ambiance et l’accueil de ce refuge méritent largement de faire l’effort !

Jour 5 : Refuge Bertone – Refuge Eléna

Après une super nuit, en effet Bertone est constitué d’un petit refuge principal et d’annexes (petits chalets autour) en chambre de 4 avec douche, serviettes et savon et toilettes intégrés jamais vu ça en France ! ici c’est comme à la maison ! et en plus, on prend soin de vous. Ah ces Italiens montagnards, mieux qu’en France assurément ! en plus eux au moins, ils donnent à leurs refuges des noms d’alpinistes qui ont marqués l’histoire avec des photos à l’intérieur qui rappellent ce lien. J’aime bien ce concept ! donc en forme pour reprendre la route, le temps est au beau fixe et je vais me faire une variante qui consiste à passer par les crêtes plutôt qu’a redescendre dans la vallée. Je choisis donc de passer par les Monts de Saxe composés par la Tête de Bernarda et de la Tronche (pour une tête c’est drôle non ?). Passage de toute beauté qui domine le Val Ferret.

Ce jour là j’avais la frite et en partant dans les premiers du refuge, je n’ai plus vu personne de la matinée, laissant une bonne marge avec mes suivants !! cheminement de crêtes avec descente vers un col pour remonter vers le pas entre deux sauts (sorte de col) duquel on redescend vers le Refuge Bonatti (encore un nom mythique pour les alpinistes).

J’y arrive vers midi et je m’offre un repas devant un paysage époustouflant, celui des Grandes Jorasses, j’y serais bien resté longtemps dans ce lieu tant il est magique ! mais bon je ne suis qu’à mi-chemin alors je repars (comme toujours) vers le Refuge Elena. La remontée vers ce refuge est douloureuse mais courte car il fait chaud et je n’aime pas la chaleur !

Que dire de ce refuge, pas grand chose car ici le mercantilisme et l’industrialisation sont poussés à l’extrême, un refuge usine comme je ne les aime pas... mais vraiment pas... à oublier donc !

Bilan : La plus belle étape et la plus sauvage aussi, le passage Bertone vers le refuge Bonatti via les Monts de Saxe
par beau temps est un must de ces 9 jours ! à consommer sans modération !

Jour 6 : Refuge Eléna – Gite du Plein Air

Voilà, aujourd’hui nous allons quitter l’Italie pour la Suisse, et oui on voyage à l’étranger pendant ce trek ! On attaque la montée au col du Grand Ferret à la fraîche et rapidement on bascule au pays des vaches Milka et du chocolat ! d’ailleurs quelques mètres sous le col, les vaches suisses sont au rendez-vous ! comme quoi... une descente de 3 heures nous amène à la Fouly, endroit où j’ai pris une navette et oui ! jusqu’à Champex.

On évite ainsi 4 heures de marche au bord de la route et de surcroît en fond de vallée, alors là je n’ai pas hésité longtemps et d’ailleurs la majorité des randonneurs font de même (le topo le conseille aussi... alors...) ce qui fait de cette étape un jour de repos puisque je n’ai marché que 4h30 le reste, en bus confortable, grand bus qui sert surtout à la desserte scolaire de village en village. Sympa ce mélange de randonneurs et d’enfants de tous âges se mélangeant dans un même bus ! Je vous livre les horaires des navettes utiles car j’ai manqué la précédente à un quart d’heure, faute de les connaitre. (13h05 - 15h30 - 17h30, arrêt en face de l’hôtel les Edelweiss). Je suis descendu à Champex le Lac au gite du Plein air (une bonne adresse).

Bilan : Etape de repos avec une belle matinée au milieu des alpages suisses et des vaches Milka !

Jour 7 : Gite du Plein Air – Auberge Le Relai du Mont Blanc

Après un petit déjeuner très copieux, j’attaque le ventre bien plein ce deuxième jour en Suisse, le temps est toujours au beau, incroyable... ! Je me dirige vers les bovines et comme son nom l’indique, je croise un troupeau de vaches Milka qui descend, moi je monte... évidemment la priorité, elles connaissent pas les vaches, et puis ces vaches noires ne m’inspirent pas trop confiance alors je me gare sur le côté !!

Le sentier en balcon avec vue sur la forêt est sympa, puis on redescend sur le col de la Forclaz (4h30) depuis Champex (dites Champé) sinon ça fait touriste ! Pause repas écourtée car je n’ai plus rien à bouffer au moins je suis plus léger...

Le col de la Forclaz est un lieu de passage important aussi il y a beaucoup de moto bruyantes, de voitures garnies de touristes bedonnants alors je m’éloigne au plus vite de ce lieu...pour redescendre vers le petit village de Trient où je trouve un gite pas mal "Le Relai du Mont Blanc" une épicerie attenante au gite me procure le reste de mes repas de midi jusqu’à la fin du trek. Bien vu !

Bilan : Une belle journée avec la traversée de forêts, un parcours en balcon au-dessus de Martigny avec vue et un hameau sympa que celui de Trient. Pas de hautes montagnes mais de la verdure et des vaches... !!

Jour 8 : Auberge Le Relai du Mont Blanc – Chalet-Refuge du Lac Blanc

Toujours beau !! je pars tôt de Trient car la journée va être hard ! mais bon retour en France et puis ces Suisses m’énervent avec leur monnaie trop chère pour nos euros !! La journée commence par une montée raide mais régulière jusqu’au col de Balme et là, oh miracle, les montagnes réapparaissent !! le Mont Blanc, les Jorasses, que du bonheur...

Le col marque la frontière puis une longue, très longue descente nous ramène vers Tre Le Champ passant successivement par le col des Posettes et des Mottets. Il faut un peu moins de 5 heures pour arriver à Tre le Champ depuis Triend et des genoux en compote pour bébés tellement cette descente est dure... !!

Mais les hostilités ne font que commencer car la remontée par le Massif des Aiguilles Rouges jusqu’au Chalet du Lac Blanc
s’annonce très difficile !! et en effet, c’est hard car le sentier grimpe fort, de nombreux passages d’échelle ou sur des vires dangereuses
et vertigineuses mais bien équipées bref un chemin qui demande une attention constante et je vous le rappelle déjà 5-6 heures dans les pattes, un soleil qui chauffe, la fatigue qui se fait sentir alors ATTENTION à ce sentier en cas de pluie !! et même par beau temps, il ne faut pas relâcher son attention !! mais la récompense est au bout du chemin car ce chalet refuge du Lac Blanc est sans conteste le refuge le mieux placé pour la vue sur le massif du Mont-blanc. A son couché de soleil... un moment magique !
Pour cette étape, prévoir 2 litres d’eau au minimum car personnellement, avec 1,5 l, je suis tombé en rade pendant la remontée et c’est pas cool !

Bilan : Une étape exigeante mais tellement belle !! quelques chiffres pour donner la dimension (+1600m) et (–900m), de nombreux passages qui ressembent plus à de la via ferrata mais une ambiance là-haut et un coucher de soleil face à la Mer de Glace uniques à mon humble avis dans les Alpes !! réservation obligatoire pour ce refuge...

Jour 9 : Chalet-Refuge du Lac Blanc – Les Houches

  • Temps d’étape : 6h
  • Dénivelé : +500m, –1300m

Dernier jour, le temps a changé pendant la nuit mais je devrais regagner les Houches sans être mouillé... !

Que dire de cette dernière étape, que cette descente est longue et pas très intéressante car entachée par de trop nombreux téléphériques et remontées de ski, ici on est dans la montagne fric et on sent que la préservation de la montagne passe après les devises... DOMMAGE ! On passe successivement par le Chalet de la Flégère puis on remonte sur le Brévent pour basculer vers le Refuge de Bel Lachat et on poursuit sa descente jusqu’aux Houches, fin de notre boucle de 9 jours.

Bilan : La moins bien des ces 9 jours car ici le fric est roi et moi je ne suis qu’ un simple marcheur... !

En résumé

Une formidable aventure que cet itinéraire un peu plus technique que la voie normale du TMB mais aussi plus court et qui réserve des vues magnifiques surtout dans les variantes envisagées dans ce topo. Bref, si vous avez la chance comme moi d’avoir 8 jours de beau temps sur les 9, alors vous en prendrez plein la vue. Petite contrainte, avoir 500 euros en poche pour assurer ce trek avec un sac léger et ça, ça n’a pas de prix... !! Dernières recommandations pour la route, réserver les refuges et gites même en septembre et réviser son anglais car dans les refuges, on entend plus la langue de Shakespeare que le bon vieux français.

Dernière modification : 16 mai 2018
TMB - Tour du Mont Blanc (France, Italie, Suisse)

A propos

Auteur de ce topo :

Tombé dans la marmite montagne dés l'age de 12 ans, J'ai commencé par l'alpinisme et la haute montagne jusqu'à l'age de 40 ans pour ensuite me consacrer entièrement à la rando. La photo a également une grande place dans cet univers. "Quand tu arrives en haut de la montagne, continue de grimper" proverbe (...)

Topo publié le 21 novembre 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (5).
  • par Le 14 décembre 2013 à 18h06

    Superbe !

  • par Le 15 décembre 2013 à 14h53

    Qu’est ce que ça donne envie !!!

  • par laurentLe 13 août 2016 à 10h36

    que de souvenirs ...domage toi qui aime les variantes de ne pas etre passe par la fenetre d arpette pour rejoindre la france plus long plus dur mais plus beau

  • par peroliniLe 30 mars 2017 à 13h36

    Je reviens sur la dernière étape. Ayant couché au Refuge de Bel Lachat lors d’un périple Léman-Menton (GR5) je peux vous dire que la vue au couchant et au levé est extraordinaire sur la Verte, Aiguilles de Chamonix, Aig du Midi et les 3 Monts. Aussi belle que depuis refuge Lac Blanc. Et la descente tôt sur les Houches est aussi superbe avec Mt Blanc en face.

  • par OlivierLe 5 juin 2017 à 17h22

    Merci pour ce récit ! Très instructif. A quelle période de l’année avez vous fait ce parcours ?

  • par yetidzoLe 6 juin 2017 à 12h27

    1° semaine de Septembre

  • par Nath et MickLe 3 septembre 2017 à 15h45

    Bonjour à tous,

    Nous venons de faire le TMB "en autonomie" et je voudrais apporter des compléments pratiques pour ceux qui opteront pour cette solution et également une vision assez différente de certains points donnés par yetizo.

    Désolé si mon commentaire est assez long mais si vous partez sur le TMB en autonomie il est important que vous le lisiez, il me semble.

    Intro : Nous avons fait le TMB sur 9 jours fin aout 2017 (9 jours de soleil !) en autonomie car c’est comme cela que nous concevons la montagne (conséquence sac de 15kg pour moi et 13kg pour ma femme).

    Etape 1 : comme yetizo, Les Houches – Refuge de Miage
    Accueil au Refuge de Miage sympa pour les bivouaqueurs (même si l’aire « concédée » au bivouac est toute petite). Pas de salle hors sac, toilettes aménagées à 50m du lieu de bivouac.

    Etape 2 : comme yetizo, Refuge de Miage – Col Croix du Bonhomme
    Accueil au Refuge du Col de la Croix du Bonhomme très sympa pour les bivouaqueurs (il y a même une petite salle dans le refuge avec vaisselle et gaz à dispo). Attention il peut faire froid en bivouac, on est à +2500m d’altitude.

    Etape 3 : Refuge du col de la Croix du Bonhomme – camping Aiguille Noires (3h plus loin que le refuge Elisabetta)
    Là, les difficultés commencent pour le bivouaqueur dont les poches ne débordent pas de billets de 50€. L’Italie interdit tout simplement le bivouac sur toute cette vallée, et les « refuges » Italiens refusent que vous posiez votre tente sur leur terrain (accueil à Elisabetta vraiment pas sympa, mais la suite nous montrera qu’il y a pire).
    Donc quand yesito écrit « cosy et sympa ce refuge, ça change de la France », oui sans doute …mais uniquement si vous posez un billet de 50 sur la table. Sinon, on vous demande de quitter les lieux !
    PS : au passage, tant que j’y pense, si vous aimez le Beaufort, achetez en à la ferme de la Ville des Glaciers (il est divin et à 15€ le kilo !!)

    Etape 4 : Camping Aiguille Noires (car pour descendre à Courmayeur) – Camping La Vachey (à Pra Sec - 3km de La Vachey en redescendant vers Courmayeur)
    Partis de Courmayeur (1300m), on monte au refuge de la Bertone en pensant pouvoir refaire le plein d’eau avant d’attaque la crête du Mont de la Saxe. Et la surprise, la fontaine devant le refuge ne coule pas et la gérante m’explique qu’il n’y a pas d’eau sur ce versant « avant au moins encore 2h de marche » !!
    Je pressens l’arnaque car j’imagine que yetizo n’a pas fait sa douche à l’eau minérale le jour où il y est passé. Et la gérante ajoute que, moyennant 3€, elle peut me vendre un litre d’eau !!!!!
    Ne voulant pas prendre de risque j’ai dû me résigner à payer 3€ pour un litre mais me doutant qu’il y avait de l’eau courante au refuge, nous avons décidé de chercher plus loin. Et effectivement après 15 mn de marche, au-dessus du refuge, on trouve bien un point d’eau (point d’eau sur lequel s’alimente le refuge).
    Donc quand je lis dans le commentaire de yetizo « Refuge de Bertone est le plus plus beau et le PLUS PLUS sympathique » je manque de m’étouffer. Ce type d’établissement ne devrait pas avoir le droit au nom de refuge mais plutôt de "hôtel, buvette, arnaque en tout genre". Les gérants profitent de la situation pour arnaquer les randonneurs de passage.

    Etape 5 : La Vachey – Camping Champex
    Comme yetizo on a pris le car entre La Fouly et Champex Lac
    RAS sur le camping de Champex sauf qu’il en coute 30€ pour une nuit (2 pers + tente de bivouac) là où on payait 15€ jusqu’à présent ... mais bon pas le choix.

    Etape 6 : Champex – Trient (aire de Bivouac)
    A la différence de yetizo, nous avons opté pour la variante par la fenêtre d’Arpette et nous n’avons pas été déçus. La fin de la montée est très raide dans un pierrier (étape très physique surtout si, comme nous, vous portez un gros sac) mais franchement la vue du glacier du Trient depuis la fenêtre d’Arpette reste un must qu’il ne faut pas louper. De plus comme cette étape est réputée la plus difficile, elle reste peu fréquentée.
    A Trient, ce qui est présenté comme un « camping » est une aire de bivouac (pas de douche juste un coin toilettes publiques, 4€/pers la nuit).
    A noter pas de possibilité de se ravitailler à Trient après le 15 aout (l’épicerie a selon la gérante de l’aire a été fermée).

    Etape 7 : Trient (aire de Bivouac) – Camping Pierre Semard à Tré le champ
    Nous avons opté par la variante (selon certains topos c’est même l’itinéraire principal) passant par le sommet de l’aiguillette des Posettes, après le col du même nom. C’est le seul parcours à ne pas être dénaturé par les remontées mécaniques et pistes de VTT.
    Bivouac au camping Pierre Semard à Tré le champ. Que dire de ce lieu ? C’est une maison de vacances du syndicat CGT SNCF. Dit comme cela ça pourrait ne pas donner envie, non ? Et bien vous auriez tort : l’accueil y est très très chaleureux, l’équipement mis à dispo des campeurs est parfait (douche eau chaude, grande salle pour manger à l’abri….) et la nuit ne coute que 14€ !!
    A noter : possibilité de manger le soir à la maison de vacances (si inscrit avant 18h) - repas à 19€/pers

    Etape 8 : Tré le champ – Col du Brévent
    Bivouac au col du Brévent (/ !\ une seule place de bivouac possible 20m avant le col) mais possibilité de bivouaquer au plan de Praz (1h avant) ou d’aller jusqu’au lac du Brévent (1h30 plus loin).
    Bivouac magique pour admirer le coucher et le lever du soleil face au mont Blanc versant français.
    / !\ Point important : il n’y a pas d’eau sur ce parcours entre le torrent déversoir du Lac Blanc et le refuge de Belachat, à l’exception des toilettes des téléphériques (La Flégère et Plan Praz). Or les toilettes sont fermées à la fin des téléphériques ( 17h). Pensez donc à faire le plein d’eau régulièrement.

    Etape 9 : Col du Brévent – Les Houches
    Rien à dire sur cette descente un peu fastidieuse.

    En conclusion, le TMB est devenu un immense business autour de la marque « Mont Blanc » (selon un guide UCPA plus de 80% des places en refuges sont réservées d’une année sur l’autre par les tour-opérateurs). Et effectivement avec le portage (en mule ou en voiture) on trouve des « caravanes » de touristes de tous âges et toutes nationalités (beaucoup d’asiatiques) qui partent avec Terre d’aventure, Alibert et consors.

    Bref un trek à faire pour le paysage (seul en France à offrir une telle vue sur autant de glaciers) mais il faut accepter d’être mal reçu dans la plupart des lieux si vous êtes en bivouac car effectivement vous n’y laisserez pas vos 500€/pers. comme la plupart des autres randonneurs.

    Mais bon je ne jette pas la pierre aux professionnels. Pourquoi se priver quand il y a autant de fric à se faire aussi facilement :-)

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