Tour du Vallon d’Aiguebelle et de l’Alpe par le Colombier (1948m) - Côte Belle (2027m) - Côte Rouge (2015m) - Mont de Rousse (1877m)

Difficulté
Moyenne
Dénivelé
850m
Durée
1 jour
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Avertissements et Droits d'auteur

À la frontière entre le Valbonnais et le Beaumont, ce Col de Parquetout est une porte d’entrée vers les alpages fleuris du Beaumont et de la Salette qui accueillent de nombreuses familles de marmottes. Randonnée en alpages, autour du Vallon d’Aiguebelle et de l’Alpe, enchaînant les différentes buttes herbeuses du secteur.

Accès

EN VOITURE

  • Départ de la randonnée, au Col de Parquetout, sur la commune de Saint-Michel-en-Beaumont.
  • À la Mure, prendre la direction de Gap et Corps par la N.85. Peu après avoir dépassé Les Egats, prendre à gauche la D.212 en balcon sur le Canal de Beaumont en direction de Saint-Michel-en-Beaumont que l’on traverse.
  • Traverser Villelonge à son tour, et prendre à gauche la D.212f en direction du Col de Parquetout les Angelas.
  • Ce col permet la liaison entre le Valbonnais et la région du Beaumont. Il est fermé en hiver, se renseigner.

Itinéraire

LA RANDONNÉE EN QUELQUES CHIFFRES

  • Randonnée effectuée le 16/04/2017.
  • Participant : seul.
  • Carte : IGN TOP 25 3336 OT La Mure - Valbonnais
  • Altitude de départ : 1382m
  • Altitude atteinte : 2027m
  • Horaire : à peu près 5h00/5h30
  • Distance : environ 9 km
  • Dénivelé : environ 850m
  • Positions GPS de Côte Rouge
    • Longitude : 5. 951°
    • Latitude : 44. 857°
  • Balisage :
    • jaune partiel.

DIFFICULTÉ

  • Randonnée d’alpages en grande partie hors sentier, sur pentes herbeuses parfois raides, sur crêtes faciles.
  • Randonnée à réaliser par temps clair, la pluie et le brouillard sont à éviter si possible, plus pour les photos que pour l’orientation.

TOUR DU VALLON D’AIGUEBELLE ET DE L’ALPE

Remonter la D.212f en direction de Valbonnais pour s’engager sur une piste à droite, peu après une épingle. Faire 250 mètres vers le sud, et prendre un vieux chemin montant sur la gauche. Il monte sud-est parallèle à la piste au début, puis plus haut, suivre une trace dessinant un coude à gauche à l’aplomb d’une cabane d’alpage que l’on rejoint, visible sur les hauteurs.

Derrière celle-ci, à l’est, suivre une trace longeant une vieille clôture, elle nous emmène sur un replat. Suivre alors une trace sud-est, elle monte sur la croupe, et descend rejoindre les chalets d’alpage dans le Vallon du Clos de l’Alpe.

Partir sud-est sur la trace d’alpage dans le Vallon de l’Alpe, jusqu’aux citernes d’eau. Derrière une vieille citerne enterrée, prendre la draye qui remonte au nord sous le flanc du Colombier, pour atteindre ainsi le Serre de l’Adret.

  • Pour rejoindre cette draye, on peut également monter en pleine pente vers l’est, entre le chalet d’alpage et un enclos à vaches.

Désormais sur l’arête ouest du Colombier, la remonter jusqu’au sommet au point IGN 1948m.

Descendre au sud en suivant la clôture, passer par le large col au lieu-dit Porte du Vallon point IGN 1917m. Poursuivre alors vers le sud, la pente peu raide et atteindre Côte Belle point IGN 2027m.

Poursuivre momentanément sur l’arête, puis plonger plein sud sur le large Col de Lière, point IGN 1917m bien visible.

Continuer plein sud, pour remonter la pente herbeuse jusqu’à passer par un replat. La crête se dessine alors au sud-ouest, la rejoindre pour prendre pied sur Côte Rouge point IGN 2015m, coiffé d’une croix fabriqué avec des bouts de bois et de la ficelle.

Suivre sa crête nord-ouest, très peu pentue, à travers de belles prairies parsemées de pins, elle devient un peu plus raide au-delà du point IGN 1974m.

Poursuivre sur celle-ci, jusqu’à prendre pied sur le chemin reliant le Col Nodry, point IGN 1827m que l’on va rejoindre à gauche et le Col de Lière à droite.

Grimper plein ouest la pente herbeuse, pour atteindre la double clôture posée sur la crête, le sommet du Mont de Rousse point IGN 1877m est rejoint rapidement.

Descendre au nord en suivant la clôture, la pente est peu raide et dégarnie. Vers l’altitude de 1625m, on coupe un chemin, reliant le Clos de l’Alpe à droite et le Haut Col à gauche.

Prolonger sur la croupe, la petite cabane devient bientôt visible. On retrouve la clôture, que l’on suit à l’ouest cette fois-ci pour redescendre vers notre petite cabane.

Il ne vous reste plus qu’à reprendre le chemin de retour.

Journée du 16/04/2017.

Après mon incursion sur le Chauvet dans le brouillard le 19/03/2017, ma deuxième tentative du 21/03/2017 qui se soldera par le Canal du Beaumont et la Crête de la Sciau, je retente le Chauvet le 08/04/2017, enchaînant Côte Belle et la traversée du Colombier avec une belle météo.

Mais, je reste sur ma fin pour ce coin d’alpage du Beaumont et décide d’y revenir aujourd’hui 16/04/2017.

La météo annonce du grand beau temps. Me levant ce matin vers 5h30, quelle ne fut pas ma surprise en regardant par la fenêtre de ma salle de bain. Le ciel est envahi de gros nuages gris/noir, et en plus je remarque que l’entrée de mon garage est mouillée.

Tant pis, je ne me laisse pas abattre comme ça, je décide de partir quand même. Après tout ce n’est peut être qu’une mauvaise plaisanterie de madame météo.

Je prends la route de Corps, et remonte vers le village de Saint-Laurent-en-Beaumont. Plus haut, après être passé par le hameau de Chalméane, je poursuis avec ma voiture sur une piste qui commence à monter franchement raide.

Elle se poursuit après 2/3 kilomètres par un chemin terreux. Je m’arrête là dans le brouillard à ce moment là, avec aucun repère. Je sors ma TOP 25 d’IGN, et me rends à l’évidence que sur la Route Napoléon, j’ai tourné trop tôt.

Toujours dans le brouillard, je prends la bonne direction cette fois-ci, je tourne vers Saint-Michel-en-Beaumont. Pensant à tort, que ces deux bleds se rejoignent.

J’arrive au Col de Parquetout, il est déjà 8h30, +3°, dans le brouillard. Je sors de suite de la voiture, et y rentre rapidement, un vent violent règne là-haut.

J’attends dans ma voiture, et lève la tête et remarque par des trouées le ciel bleu.

9h00, je remonte la route, et prends ce chemin barré d’une croix jaune. Je suis dans le brouillard mais le vent c’est calmé, je remonte le chemin à gauche et arrive devant cette trace qui part vers le nord.

J’aperçois au-dessus cette petite cabane, donc je suis sur le bon itinéraire que je me suis concocté. Je m’arrête, ouvre sa porte, avec dedans une belle table de pique-nique en très bon état mais pleine de poussière.

Je remarque qu’il n’y a pas de poêle mais un boisseau sortant sur son toit. J’enquille une trace vers le sud, mais mon but est d’aller vers l’est. Je remonte alors en pleine pente raide vers l’est, coupant plusieurs traces en étage si bien que j’arrive sur la croupe, juste sous le chemin reliant le Clos de l’Alpe et le Haut Col.

Un coup de vent chasse à ce moment là le brouillard m’entourant, si bien que je découvre dans le vallon d’en bas le chalet d’alpage que je rejoins rapidement. Je m’arrête et frappe à sa porte, pour un rapide bonjour au berger. J’avais repéré la draye derrière le chalet, sous la crête du Colombier et Côte Belle que je vois parfois grâce au vent chassant les nuages.

Je fonce au fond du vallon, puis après des citernes je prends la draye traversant le flanc jusqu’à l’arête ouest du Colombier. Plutôt que de garder la draye pour traverser cette fois-ci vers le sud, j’enquille l’arête jusqu’au sommet du Mont Colombier.

C’est très vaporeux aujourd’hui, tous les sommets autour de moi sont encombrés de nuées tournoyantes, j’aperçois la cime de l’Obiou émergeant de la mer de nuages. Je poursuis vers le sud sur la large crête, atteignant facilement Côte Belle, ça n’a pas l’air de vouloir se découvrir. Mon prochain but, Côte Rouge est visible mais bien encombré, je dévale vers le Col de Lière, et y grimpe à son tour.

Doté d’une petite croix fabriquée avec des vieux bouts de bois et de la ficelle, son sommet me donne une vue plus dégagée, effectivement les nuages commencent à se dissiper, si bien que je décide de casser la croûte au pied de sa croix.

L’Obiou fait mine d’émerger, ainsi que quelques sommets des Ecrins. Je dévale à son tour son arête nord, pratiquement à plat au début, je trouve vite de gros névés à traverser. Me faufilant un bon moment sur ces derniers très épais, sur leur neige durcie.

Voilà, la pente se raidit, j’aperçois le Vallon d’Aiguebelle au-delà de mon chemin d’alpage clôturé que je rejoins rapidement. Je gagne à son tour le Col Nodry, des tapis de crocus blanc et violet donnent de la couleur à cette herbe noirâtre et jaunie.

Je remonte la pente du Mont de Rousse à son tour. Sur sa crête, je suis sa double clôture vers le nord. Je commence la descente en louvoyant de temps à autres sur la crête du Colombier Côte Belle. Le vent chasse un peu les nuages, je distingue sur Côte Belle les seuls randonneurs de la journée. Ils sont trois.

Je continue dans la pente, me retournant de temps en temps, mon APN en bandoulière. Voilà qu’à une vingtaine de mètres, un magnifique chevreuil solitaire me confondant avec un pin ou un rocher vient vers moi rapidement. Il saute dans le vallon arrivé à cinq mètres, après avoir compris que je suis bien un bipède. Si bien que je suis resté scotché sans pouvoir enclencher l’APN. Je coupe le chemin du matin, et poursuis sur la croupe.

Les nuages fondent rapidement, la vue sur la vallée est plus nette, j‘aperçois même la petite cabane et mon véhicule garé au Col de Parquetout. Cette fois-ci, avec une bonne visibilité, je continue sur la croupe jusqu’à un replat et une clôture. Une trace bien érodée, descend en suivant cette dernière, pratiquement jusqu’à l’entrée de la petite cabane.

Voilà, j’attends la fonte, j’ai aperçu des combes et vallons enneigés, pour de futures randonnées dans le secteur.

Dernière modification : 23 avril 2017

Photos « Tour du Vallon d’Aiguebelle et de l’Alpe par le Colombier (1948m) - Côte Belle (2027m) - Côte Rouge (2015m) - Mont de Rousse (1877m) »

Dans le brouillard, petite cabane d'alpage vue sur l'IGN. Bouquet de jonquilles. Le Mont de Rousse et sa crête nord. Pulsatille duvetée. La cime de la Grande Tête de l'Obiou émerge. L'arête nord du Colombier face à la Vallée de la Malsanne. Direction sud, Côte Belle et Côte Rouge. Côte Belle, Côte Rouge Mont de Rousse. Regard arrière sur le Colombier. La Tête de Lapras et la Grande Tête de l'Obiou émergeant. Pulsatille duvetée. Pulsatilles duvetées. Pulsatille duvetée. Côte Rouge. Crocus. Crocus. Crocus. Crocus. Le Col de l'Homme. Côte Rouge. Anémones pulsatilles. Le Lac du Sautet. Notre-Dame-de-la-Salette. La Tête de Lapras et la Grande Tête de l'Obiou émergeant. Le Col des Faisses de Côte Rouge.. Le Col d'Hurtières en bas à gauche, le Gargas et l'Arcanier en arrière plan. Sur sa crête nord. Sur sa crête nord. Sur sa crête nord. Le Mont de Rousse et sa crête nord. Le Vallon d'Aiguebelle dominé par le Colombier. Col de Lière dominé par Côte Belle. Sur la crête nord de Côte Rouge. Sur le chemin d'alpage direction du Col Nodry. Le Col Nodry. Crocus, et Mont de Rousse. Mont de Rousse et sa double clôture. Pulsatille duvetée. De sa crête nord, le Chauvet, la Crête de la Sciau, la Mure sous le Sénépy, et le Vercors en arrière plan. On devine le Grand Veymont et le Mont Aiguille. Le Clos de l'Alpe dominé par le Colombier. Le Coiro dans les nuages. Sur le crête face au Coiro. La Draye du Colombier. Haut Col et sa bergerie sous Robeyrettes, le Chauvet en arrière plan. Le Chauvet, Saint-Michel-en-Beaumont sous la Crête de la Sciau. Le Col de Parquetout, on aperçois déja la petite cabane d'alpage. Le massif du Coiro dominant Valbonnais. L'arête ouest du Colombier. La petite cabane. Bouquet de jonquilles. La table de pique-nique. La petite cabane vue de dessous. Sur le chemin de retour. Le Col de Parquetout. Le Coiro vu du Col de Parquetout. Zoom. Arêtes ouest et nord du Colombier.