Un volcan vu de très près : soirée au Stromboli (926m)

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
700m
Durée :
demi-journée
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

La Sicile abrite le seul volcan européen en activité permanente : le Stromboli. Chaque jour, des randonneurs le gravissent pour un spectacle inoubliable. En effet, arrivés au sommet, c’est un spectacle son (grondements violents, souffles très sonores), et lumière avec les explosions de laves incandescentes presque toutes les 30 minutes. A faire absolument pour qui va en Sicile.

Accès

L’île de Stromboli est une des sept îles principales de l’archipel des Eoliennes au large de la Sicile. Deux compagnies maritimes, la Siremar et Ustica Lines assurent des liaisons entre la Sicile et les îles, et entre les différentes îles elles-mêmes. Le point de départ le plus habituel est le port de Milazzo, sur la côte nord de la Sicile. On peut rejoindre Milazzo par le train depuis Palerme (voir ici à ’Biglietteria On Line’).

Itinéraire

Itinéraire

La montée au Stromboli se fait forcément avec un guide d’une des compagnies qui officient sur l’île. Il ne faut pas s’attendre à être seul et mieux vaut réserver sa place longtemps à l’avance.
ATTENTION : Bien se faire confirmer la pre-réservation si on la fait par mail.

La montée n’est pas de tout repos ; on grimpe à environ 700m, en partant bien sûr du niveau de la mer. Au delà de la cote 270m, on ne peut plus vraiment parler de sentier. On marche sur un sol de poussière qui fuit parfois sous les pieds… mais rien de difficile, c’est juste un peu physique. En principe la montée se fait à peu près en deux heures et trente minutes.

Arrivés à la plate-forme d’observation, on assiste au coucher du soleil sur la mer et à un spectacle son et lumière inoubliable.

Après être restés 30 à 60 minutes (la durée dépend du nombre de groupes qui font l’ascension le même jour) sur la plate-forme d’observation, la descente se fait, de nuit et à la frontale, par un versant différent de celui de la montée, et équipé d’un masque car on baigne dans la poussière. On regrette presque de ne pas avoir les raquettes à neige car la consistance des dizaines de centimètres de poussière qu’on a sous les pieds fait penser à la neige.

  • Attention à l’endroit où on se trouve lorsqu’on enlève les chaussures …

Sortie du 8/05/2013

Ma femme et moi nous finissons un voyage en Sicile par une visite aux îles Eoliennes. Nous avons, de longue date, réservé une ascension du Stromboli auprès de l’agence MagmaTrek. Après avoir posé les affaires à l’hôtel, nous nous rendons à l’agence, qui confirme notre inscription et nous donne rendez-vous à 18H.

A 18H nous retrouvons les candidats à la montée et le temps de doter tout le monde d’un casque, l’heure tourne. Enfin à 19H, après un bref briefing de notre guide au bel accent italien, nous attaquons la montée.

Notre guide marche vite et ne se préoccupe guère des personnes venues en touristes, et pas en randonneurs, qui ont du mal à suivre. Au bout d’une petite heure, nous nous arrêtons, car il y a encore un peu de végétation pour permettre les ‘pauses techniques’ nécessaires.

En effet nous reprenons la montée au milieu de quelques touffes rases de végétation, et le sentier devient une large trace dans la poussière dont émergent parfois quelques gros blocs. Nous rejoignons un endroit plat où les différents groupes se restaurent éventuellement et s’équipent du casque nécessaire. Nous voyons déjà quelques panaches de fumée.

Les guides des différents groupes communiquent par talkie-walkie et le notre attend le signal du départ pour rejoindre le point le plus haut d’observation. Il insiste sur le fait qu’une fois là-haut, il tracera une limite dans le sable à ne pas dépasser … et, en fait, une fois sur place personne n’aura envie de la dépasser, car au-delà de cette limite théorique, la pente est forte et toute chute amènerait droit dans la rôtissoire.

Enfin le signal est donné, et notre guide nous fait presser pour doubler un autre groupe ce qui nous permettra un arrêt plus long pour l’observation. Maintenant nous entendons le souffle de la bête et les grondements franchement impressionnants. Soudain une explosion et de suite après une pluie de poussière s’abat sur nous.

Nous voilà au point le plus haut (cote environ 700m) que les groupes sont autorisés à atteindre. Nous y arrivons au coucher du soleil. Nous sommes bouche bée devant le spectacle et les grondements et souffles brusques sont franchement impressionnants pour tout le monde. A vrai dire, comme on dit , nous n’en menons pas large !

Soudain une première explosion envoie une gerbe de magma que je m’empresse de filmer. Nous surplombons la bouche éruptive d’environ 100m et en sommes distants de quelques centaines de mètres et pourtant on ressent une bouffée de chaleur !
Il nous faudra attendre une vingtaine de minutes pour avoir droit à une deuxième explosion.

A regret, nous devons partir avant la troisième pour laisser place aux autres groupes. Mais les 45 minutes environ passées sur ce volcan en activité quasi permanente, resteront inoubliables. Nous comprenons la fascination des vulcanologues.

Il fait nuit et c’est à la frontale que nous descendons après s’être équipés d’un masque anti-poussière. On comprend très vite pourquoi ; le parcours de descente emprunte une trace raide où les pied s’enfoncent dans la poussière, et la poussière soulevée forme un brouillard dense que les frontales percent difficilement.
Enfin, nous retrouvons un sol plus ferme et pouvons faire ‘bas les masques !’.

Retour à l’agence pour rendre les casques et échanger nos impressions sur cette petite rando hors du commun. Certaines personnes étaient inscrites la veille et n’ont pas pu monter à cause du mauvais temps : nous avons eu de la chance.

Une ‘rando excursion’ vivement conseillée.

Dernière modification : 16 mai 2018

La carte du topo « Un volcan vu de très près : soirée au Stromboli (926m) »

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Si la carte ci-dessous vous parait un peu palichonne, nous vous invitons à la consulter sur OpenStreetMap

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Photos « Un volcan vu de très près : soirée au Stromboli (926m) »

Le port de Stromboli ; un hydroglisseur ('aliscafo' en italien)arrive. Nous sommes bien en Italie. Le volcan est en arrière-plan. Et on se croirait presque en Grèce ! Belle fenêtre. On s'élève. Au large, le Strombolicchio occupé par un phare maritime.. Zoom sur le Strombolicchio. On va bientôt sortir de la végétation. Un sentier de poussière ... mais son épaisseur n'a rien à voir avec celle de la trace de descente. Un premier panache de fumée. Une première bouche éruptive. Ca fume beaucoup ! Bientôt le point le plus haut autorisé. Casque obligatoire. Une bouche qui ne dégage que des fumées ; l'explosion de lave c'est une autre. Moins il y aura de lumière et mieux ce sera. Il manque le son, mais ça fait beaucoup de bruit. Un gros nuage de poussière ... ... et la poussière ... ça retombe !!! Alors ? Ca vient ? Là, on se sent tout petit. Ca monte sur près de 200m de hauteur ! Après l'explosion. Retour au calme. La lave en fusion n'est pas très loin. Et une deuxième ! et malheureusement dernière pour nous. C'est juste fascinant ! Tout ce qui est monté très haut ... retombe avec fracas. Un dernier regard sur l'antre du diable . Sur cette photo on devine l'énorme trace de descente dans la poussière. Un dernier regard sur le 'phare de la méditerranée'avant de le quitter à regret. Des maisons et des hôtels bien situés. Depuis le bateau du retour, nous aurons une chance énorme : le Stromboli nous fait un rond de fumée en guise de au revoir