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Conditions météo

Temps stable et ciel voilé.

Récit de la sortie

Il me tardait de gagner les montagnes du Dévoluy afin de profiter de la quiétude du mois de septembre.

Mais quel sommet gravir pour l’occasion ?
Pourquoi pas le fameux Roc et sa silhouette élancée ? Et bien soit, allons titiller les pentes caillouteuses du sommet !

J’avais prévu d’y monter après l’ascension de la Tête de Garnesier, mais voilà qu’entre temps un arpenteur invétéré du massif me dame le pion !
En effet, Arnaud avait déjà publié le topo...
Bravo à lui, car il n’est pas donné à tout le monde d’explorer des sommets de cet acabit en solitaire.

Cette fois, j’opte pour le "style alpin"... rapide et léger !
Je ne m’encombre pas du piolet et mes chaussures de marche d’approche me permettent une cadence plus élevée... juste pour le plaisir.
J’embarque avec moi un casque, un repas frugal, et mon désir de découverte chevillé au corps.

Le départ pour la face ouest est assez intimidant :
Les premières pentes caillouteuses flanquées de pics hérissés n’inspirent pas confiance !
Je trouve le passage permettant de gagner les vires sans problème. Ce faisant, je laisse le couloir sud à sa solitude.
Le fond de l’air est frais. Le ciel blafard semble lacté.

Pas question de faire le zouave sur la face ouest, je réduis mon allure en adoptant un rythme de circonstance, sans pour autant lambiner.
Un passage en dévers requiert pas mal de vigilance. Vertigineux on s’en doute, et très exposé dans l’éventualité de chute de pierres !
Le rocher est pourri, il va sans dire qu’il faudra assurer la descente !

Bien qu’assez raide, la rampe d’accès au sommet me semble moins exposée - Si tant est que personne ne vous précède !
Heureusement cette montagne ne voit pas passer du monde tous les jours.

Sauvage à souhait, sa crête sommitale aérienne livre l’accès au sommet convoité.

Au terme de quelques heures d’efforts, l’ineffable vue se fait jour.
Juste en face, j’aperçois des randonneurs sur la Tête de Garnesier, mais personne sur les vires de sa face nord-ouest.

Il y a quelque chose de cathartique à pouvoir échapper à la cacophonie du monde... ne serait-ce qu’un instant, et je savoure comme il se doit ce moment de plénitude.

Dernière modification : 8 septembre 2016

A propos

Auteur de cette sortie :

Marcher en montagne : "je suis bien là, où je me dois d'être. C'était la question cruciale de la vie. La plus simple et la plus négligée." Sylvain Tesson

Randonnée réalisée le 4 septembre 2016

Publiée le 8 septembre 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par Le 15 septembre 2016 à 09h04

    Bonjour,
    Encore une belle sortie dévoluarde : merci pour le partage !

  • par Le 15 septembre 2016 à 22h36

    Merci Clec,
    Après ton entrée fracassante sur Altituderando, on s’attendait à voir d’autres sorties :)
    Le Vercors m’inspire (aussi) de plus en plus !

  • par Le 16 septembre 2016 à 08h47

    Bah hélas j’ai quitté Rhône Alpes cet été, donc cela sera bien rare maintenant pour moi... Je me console avec vos randos qui permettent de s’échapper un peu en pensée ! ;)

  • par Le 17 septembre 2016 à 15h10

    Salut Michel, belle sortie !

    "Bien qu’assez raide, la rampe d’accès au sommet me semble moins exposée" (en comparaison de la traversée de la face ouest), j’ai trouvé aussi !
    Le retour par la face ouest, lorsqu’elle était ensoleillée, m’a semblé bien moins austère qu’à la montée dans l’ombre.
    En tout cas, j’y retournerai avec grand plaisir un de ces quatre ! L’arrivée sur l’arête nord est vraiment extraordinaire, c’est peut-être mon meilleur souvenir de l’ascension avec le sommet !

    La quiétude, pour ce sommet, se trouve à n’importe quelle époque de l’année, tant il est très rarement fréquenté. Tout comme la montée au col de Corps, j’y suis allé trois fois en plein été, je n’ai croisé personne... Ah si, un couple de touristes qui s’était perdu croyant monter au col des Aiguilles ! La femme s’était plaint : "c’est vraiment mal indiqué !". Je lui ai presque rigolé au nez... A croire qu’il faudrait des grands panneaux lumineux pour ces gens-là !

  • par Le 17 septembre 2016 à 17h09

    Salut Arnaud,
    La rampe avant la crête, je la trouve moins exposée que les premiers dévers plus bas (ou il est plus difficile de s’écarter d’une éventuelle chute de pierres).
    Tout le monde peut se planter, ça m’est arrivé plus d’une fois ! C’est aussi comme ça qu’on progresse. Ce qui en revanche est dans l’air du temps, c’est de trouver des boucs émissaires !
    C’est vrai que j’ai l’habitude de me retrouver seul sur des sommets peu fréquentés.
    "Celui qui plane sur les plus hautes montagnes se rit de toutes les tragédies de la scène et de la vie. Courageux, insoucieux, moqueur, violent — ainsi nous veut la sagesse : elle est femme et ne peut aimer qu’un guerrier." Nietzsche

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