Aiguille d’Argentière (3237m) par le vallon de Maurian, le lac et le col du Goléon

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1400m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Course de montagne très contrastée sur un sommet d'altitude déjà respectable. On commence par atteindre l'un des plus beaux sites des Alpes, de ce fait très fréquenté et on poursuit en direction d'un col dépourvu de sentier dans sa partie inférieure et de ce fait rarement visité. La longue arête panoramique qui mène au sommet se fait de plus en plus sauvage au fil de l'ascension. Le rocher, un flysch nummulitique, qui ne ressemble en rien à la protogine du massif du Mont-Blanc, réserve cette ascension aux habitués de la progression en terrain détritique. Avec la Reine des Ecrins toute proche, le Roi n'étant guère éloigné, et la proximité immédiate de l'une des plus belles trinités des Alpes, le panorama est à couper le souffle.

Accès

De la Grave, prendre la direction de Briançon. Passer le tunnel du Serre du Coin. Tout de suite après le tunnel, prendre à droite la direction du Chazelet. Sous le hameau de Ventelon, prendre à droite la direction des Hières et de Valfroide. Traverser l’étroit village des Hières, par la route du haut, et suivre la piste étroite, qui se dirige vers le hameau de Valfroide. Après le pré Rond, passer un petit pont, les quelques habitations d’Entraigues et se garer au parking.

Itinéraire

Carnet de route

  • Carte : IGN TOP25 3435 ET
  • Tracé IGN
  • Altitude de départ : 1880m
  • Distance : 15km

Matériel

  • Bâtons indispensables

Balisage

  • Aucun pour le sommet

Difficulté

  • Repérage du point de départ pour accéder au col du Goléon
  • Pierrier glissant sous le col sur environ 50 mètres de D+
  • Recherche d’itinéraire pour traverser sous la 1ère pointe
  • Ascension du bastion sommital, raide, délité et exposé
  • Traversée sous la 1ère pointe, délicate au retour en cas de mauvaise visibilité
    • Possibilité de descente directe par le pierrier du Creux de la Corbeille, au départ de la 1ère antécime (3216m)

Du parking au lac du Goléon

Du parking, remonter le très fréquenté sentier du vallon de Maurian (et non du Goléon) et qui mène au lac (et au refuge) du Goléon, l’un des plus beaux sites des Alpes.

Du lac du au col du Goléon

Se diriger vers le déversoir en aval du lac et traverser la passerelle (installée en 2013) qui permet aux nombreux randonneurs d’effectuer le tour du miroir de la Reine.

  • En 2017, la passerelle n’est plus praticable et il faut longer le lac en rive droite et traverser le torrent au mieux au Replat d’Amont

Longer la ramification la plus orientale du Maurian, vers le nord, passant au Serret des Morts et au Replat d’Amont, jusqu’à un rocher solitaire au bord même du ruisseau et à l’aplomb du col du Goléon.

Se diriger plein est, vers le versant ouest du col du Goléon, constitué par une pelouse striée de ravines, formant des "langues" herbeuses.

Sous le col du Goléon, se trouvent trois langues herbeuses.

Remonter celle de droite, plus étroite et qui débute par une petite pente moins verte car plus pierreuse.

Remonter la pente herbeuse en suivant les cairns sur environ 200 mètres de dénivelée.

On atteint un cairn et le départ du sentier supérieur qui va permettre de remonter confortablement jusqu’aux éboulis en passant à droite du rocher blanc caractéristique.

Dans les éboulis, la sente finit par se perdre, remonter au mieux la partie raide en suivant les cairns jusqu’au col.

Du col du Goléon au sommet

Du col, suivre plein nord la longue arête qui sépare le vallon de Maurian de la combe du Goléon en versant est.

On chemine principalement sur le faîte jusqu’au pied de la première pointe, bien individualisée, ni nommée, ni cotée sur IGN.

Contourner cette pointe par la gauche, versant ouest, par des vires peu exposées mais délitées, cairns, puis remonter sur l’arête.

  • De nombreuses traces contournent cette pointe
  • Ne pas descendre trop bas en raison de la traversée d’une ravine, plus aisée sur le haut que sur le bas où elle se creuse davantage.

L’arête se raidit mais se remonte facilement par le fil jusqu’à la 1ère antécime, alt. 3216m.

On peut la gravir ou la contourner par la gauche jusqu’au pied de la seconde antécime.

On peut également la gravir puis redescendre pour la contourner par la gauche.

Gagner la brèche entre l’antécime et le ressaut sommital.

Ce ressaut se gravit par la droite, en versant nord.

  • Option 1 : remonter de suite dans le versant nord par un couloir raide, terreux et encombré de rochers plus ou moins stables, traverser vers la droite et gagner l’arête faitière par un autre couloir.
  • Option 2 : traverser dans le versant nord sur une dizaine de mètres par des vires délitées et exposées. Puis remonter un couloir moins raide que dans l’option 1, mais dans un terrain de même nature et gagner l’arête faitière.

L’arête se parcourt facilement avec, dans l’option 1, un ressaut qui se contourne un peu en contrebas en versant sud.

Situé sur la crête séparant les vallées de la Romanche et de l’Arc, le panorama est extraordinaire.

Retour

  • Retour par le même itinéraire
  • Possibilité, de l’antécime 3216, de redescendre dans le vallon de Maurian par les gigantesques pierriers.

Le sentier du col du Goléon

C’est, pour moi, une énigme !
Voici un sentier bien tracé qui débute en pleine pente à 2650 mètres d’altitude.
Au dessus, des éboulis. Au dessous, une pente herbeuse sur 200 mètres de dénivelée.

Le refuge du Goléon

  • L’ascension peut aussi s’effectuer sur deux jours avec une nuit en refuge
Dernière modification : 16 mai 2018

La carte du topo « Aiguille d’Argentière (3237m) par le vallon de Maurian, le lac et le col du Goléon »

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