L’Aupillon (1744m)

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
690m
Durée :
1 jour

Entre Toussière et le Jocou un petit sommet sympathique en automne pour profiter pleinement des couleurs et des paysages du Dévoluy et de la Drôme – Auteur :

Accès

De Grenoble, N75, col de la Croix Haute, dépasser le carrefour du col de Grimone puis prendre la première route à droite. Passer sous le viaduc SNCF, traverser le hameau des Fauries et continuer la piste sur 2km jusqu’au Chaumets.

Accès du Sud : N75 passer le carrefour de Lus et poursuivre en direction du Col de la Croix Haute. Prendre la deuxième intersection sur la gauche, panneau indicateur les Fauries. Rejoindre les Chaumets par la piste.

Itinéraire

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Informations pratiques

  • Carte : Top 25 N° 3237OT Glandasse - Lus - Vercors
  • Altitude de départ : 1116m
  • Altitude atteinte : 1744m
  • Horaire : 4h
  • Distance : 11,5km
  • Dénivelée : 690m

Difficultés

  • Sentier en crête non marqué sur la carte IGN, quelques marques de peinture
  • Petit passage rocheux pour atteindre le sommet
  • Le sentier des Templiers en sous bois est très glissant en période humide
  • Le passage d’un torrent avec une dalle rocheuse très glissante en rive a nécessité l’usage d’une corde.

Descriptif de l’itinéraire

  • Itinéraire de montée : 2h30

Des Chaumets, 1116m emprunter le GR93 jusqu’au Col de Grimone, 1318m.

Du col, monter sud-ouest. Au poteau indicateur, suivre en face le sentier en direction de Serre les Têtes. Le chemin balisé vert jaune (GTV) en balcon face au Jocou et la crête des Amoussières monte régulièrement en sous-bois puis, débouche sur un replat offrant un panorama à 360° et une vue sur le col des Prêtres.

Suivre la trace non marquée sur la carte jusqu’au col, 1589m, puis s’orienter sud-ouest, remonter la prairie, enjamber une clôture et suivre le sentier rejoignant la crête vers 1690m.

Un court A/R au sommet de l’Aupillon, 1744m, pour profiter pleinement du paysage.

  • Itinéraire de descente : 1h30

De la côte 1690m, suivre sud-est, le chemin en crête, puis effectuer la descente assez pentue sur le col de Lus, 1497m.

Poursuivre en sous-bois dans la même direction par le chemin des Templiers, jusqu’à la prairie en sortie de bois et le poteau indicateur col Navite, 1399m, (pas localisé à cet endroit sur la carte).

Du col, un bon sentier puis une piste permettent un retour au point de départ en passant par les granges de Lus.

Variante de Sugar Mountain

Dernière modification : 29 juin 2018
L’Envers de Toussière (1916m) en traversée par La Caire

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 31 octobre 2012

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par heremeLe 31 octobre 2012 à 16h20

    Histoire et légendes.

    Sentier des Templiers - Les Templiers à Lus-la-Croix-Haute

    La commune de Lus-la-Croix-Haute possède les restes d’une église de templiers : l’établissement est mentionné de 1155 à 1254.

    Les ruines de l’église subsistent au-dessus du hameau de la Caire, au delà des gorges, à une altitude de 1160 - 1170 m, au quartier de Toussière, au pied de la montagne de ce nom (1916m).

    Pour les amateurs de vieilles pierres, voire peintres ou dessinateurs, elles méritent une visite.

    Les templiers, ayant besoin de circuler à travers toute la chrétienté, plaçaient leurs établissements aux points sensibles des routes. A Toussière ils étaient proches de la grand route Grenoble - Sisteron, qui passait entre les montagnes de Malemort et du Pinier ; ils se trouvaient aussi sur un chemin qui, par le col de Lus, à 1497 m d’altitude, menait de Lus à la Vière de Glandage et à Die, appelé encore chemin des templiers, et dont une branche, selon des témoignages locaux, se dirigeait au nord vers le col de Grirnone.

    Un second établissement de l’ordre paraît avoir existé au col de Cabre, au moins depuis 1254.

    Et peut-être un troisième au col de Menée, sur lequel on est mal renseigné : en 1275 le pouillé de Die, liste de redevances ecclésiastiques, mentionne en effet les praeceptores del col de Chabras et de Meney. Il peut s’agir d’un établissement d’hospitaliers, mais on y montre encore la cave des Templiers !

    Comme on le voit on circulait beaucoup dans les montagnes de la région au Moyen Age.

    Sources : H. Desaye - Les renseignements historiques tirés de : E.G. Léonard, Introduction au cartulaire manuscrit du Temple (1155-1317) constitué par le marquis d’Albon, Paris, 1930.

    De nombreux différends ont eu lieu entre le Temple de Lus et la chartreuse de Durbon, relativement aux patûrages.

    1173, septembre.
    Transaction entre la chartreuse de Durbon et les Chevaliers du Temple [de Lus] relativement à leurs pâturages ... : Durbon renonce au pâturage des Crozets, et le Temple à celui de la Jarjeatte.
    Source : archives des Hautes-Alpes.
    1173, septembre
    Burriane.
    Transaction entre les frères de Durbon et les chevaliers du Temple [de Lus], ... : on assigne aux premiers les pâturages de la Jarjatte (Gargata) et aux seconds ceux dels Crosetz.
    Sources : Regestre Dauphinois ou Répertoire Chronologique et Analytique des documents imprimés et manuscrits, relatifs à l’histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l’année 1349. Par le chanoine Ulysse Chevaliers, tomes I, II, III, V, VII. Vienne Mars MCMXXVI.
    1176
    Transaction entre les Templiers de Lus et ... (liste de noms) à propos de certains pâturages à la Jarjeatte que ces derniers donnent à la maison de Durbon.
    1201
    Enquête par Guillaume, évêque de Gap ... sur les droits réciproques des Templiers et de Durbon, sur les pâturages de Lus, la Jarjeatte et les terres de Recours et de Burriane.
    Source : archives des Hautes-Alpes.
    1205
    15 juillet (ides de juillet).
    Sentence arbitrale entre ... maître du Temple de Lus, et Durbon ... : le Temple n’aura plus de droits sur la Burriane, Chamousset et Recours, la Jarjeatte, Vaunière et Lus seront communs.
    Source : Archives des Hautes-Alpes
    1224
    4 novembre 1224 (2 des nones de novembre).
    Confirmation ... des donations faites à Durbon du droit de pâturage à Lus, à la Jarjeatte, à Chamousset, au Garnaisier, à Montmaur et en Dévoluy même confirmation pour les Templiers de Lus.
    Source : Tableau historique du département des Hautes-Alpes. Inventaire et analyse des documents du Moyen âge relatifs au Haut-Dauphiné, 561-1500. Par Roman, Joseph. Editions Picard, Paris 1887.
    1226
    En 1226, l’évêque Bertrand y fonda une commanderie de Templiers (à Valdrôme) ...

    Voici quelles furent ses principales dépendances :

    Au col de Cabre, le pâturage et les directes concédés ... en 1254.

    Au col de Menée et à Châtillon, des granges qui furent usurpées par la commanderie de Trièves, puis restituées à celle de Valdrôme en 1345.
    ...
    A la Caise (la Caire), près de Lus-la-Croix-Haute, une maison et une chapelle détruites pendant les guerres de religion.
    . . .
    Sources : Recherches sur les seigneurs de Valdrome en Diois. 2e édition, par Rochas, Adolphe. Valence Juillet 1870.

  • par Le 31 octobre 2012 à 17h17

    Hereme merci pour ce commentaire historique, il va interesser un grand nombre de mes amis randonneurs. Je connais ces ruines et je dispose de quelques photos ayant déjà fais ce chemin des Templiers à partir de la Caire. J’ignorais totalement son histoire ; résidant haut-alpin depuis seulement dix années, je consacre davantage de temps à la randonnée. Merci à Altituderando de permettre ce type d’échange très enrichissant.

  • par heremeLe 1er novembre 2012 à 14h00

    En complément, un petit descriptif de l’église de la Caire :

    " L’abside polygonale en constitue la partie la plus remarquable. Au dehors trois contreforts épaulent les angles du polygone, deux d’entre eux conservant leur base et, à leur partie supérieure, une moulure en larmier pour écarter les eaux de pluie. Deux étroites fenêtres, à double ébrasement, sommées d’un arc en plein cintre, s’ouvrent dans les pans du polygone. Le mur présente un magnifique parement, très régulier et soigné, en petit appareil, avec des éléments plus importants dans les contreforts. L’intérieur, de tracé également polygonal dans sa partie supérieure, mais semi-circulaire à sa base, s’orne d’une arcature qui encadre de trois colonnettes les deux fenêtres. On remarque une piscine liturgique dans le mur à droite, portée par un petit
    pilastre. Une porte au lourd linteau s’ouvre dans la façade ouest. Un bâtiment sans doute ancien était contigu à l’église au sud. Cette dernière paraît remonter à la charnière des XIIe et XIIIe siècles.

    La description de l’église, tirée de notes prises il y a un demi-siècle, aurait dû être écrite, non pas au présent, mais au passé, l’édifice étant en partie effondré. "

    Sources : H. Desaye - Les renseignements historiques sont tirés de : E.G. Léonard, Introduction au cartulaire manuscrit du Temple (1155-1317) constitué par le marquis d’Albon, Paris, 1930.

  • par Le 4 novembre 2012 à 22h44

    C’est vraiment très beau... merci pour ces photos !

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