Marols - Montarcher par le "Chemin des Brigands"

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
450m
Durée :
demi-journée

Marols et Montarcher sont deux villages labellisés "Villages et cités de caractère". Tous deux ont une une architecture médiévale bien conservée. Marols fait partie des "Places fortes" du Forez. Montarcher est un petit bourg perché sur un promontoire et offre une magnifique vue panoramique du mont Blanc au mont Mézenc. La randonnée est essentiellement forestière. – Auteur :

Accès

Village de Marols, sur la D5 entre St-Jean Soleymieux et Luriecq, situé au nord du gros bourg de St-Bonnet-le-Château.

Parking à l’ouest du village.

Itinéraire

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Carnet de route

  • Carte : IGN Série Bleue 2833 O au 1:25000
  • Tracé IGN
  • Altitude de départ : 833m
  • Point haut : 1165m
  • Horaire : 3/4h00
  • Dénivelée cumulée : 450m
  • Distance : 13km

Informations

  • Marols
  • Montarcher
  • Des coffres sont plus ou moins dissimulés dans les villages de Marols et Montarcher sur le thème "Le chemin des Brigands", une sorte de chasse au trésor. Malheureusement, certains coffres ont été vandalisés. C’était prévisible.

Précautions et difficultés

  • Selon les saisons, quelques passages humides et boueux nécessitant de bonnes chaussures
  • Le passage de motos, pourtant interdites (captages d’eau potable), contribuant à dégrader les chemins

Balisage

  • "Babelou brigand" balise efficacement tout l’itinéraire
  • Partiel : balisage du chemin vers Saint-Jacques de Compostelle (coquille St-Jacques jaune sur fond bleu)
  • Partiel : Trait jaune
  • Partiel : balisage blanc/rouge du GR 3
  • Panneaux aux principales intersections

De Marols à Montarcher

Du parking, pénétrer dans le vieux village et contourner l’église.

Se diriger au nord-ouest du village jusqu’à un carrefour et prendre la direction de Ronchevoux.

A Ronchevoux, tourner à gauche. On arrive sur une petite route, cote 884. Prendre à droite sur 40 mètres puis un chemin à gauche.

On croise une piste, continuer la même direction sud-ouest.

On atteint une petite route à l’entrée du hameau de la Citre. Prendre à gauche et entrer dans le hameau de la Citre, alt 1043m.

Dans le hameau, prendre à droite. On arrive de suite à une bifurcation. Prendre à gauche.

On atteint une autre bifurcation. Prendre à droite.

Ignorer un chemin à gauche et continuer nord-ouest jusqu’au panneau le Clos et prendre à gauche.

On rejoint une piste au Creux du Cerf, panneau.

Prendre à droite, nord-ouest, sur un trentaine de mètres, jusqu’à arriver dans une clairière, carrefour de 4 chemins, la Fontanelle, panneau.

Prendre le chemin de gauche, sud-ouest, direction Montarcher 2,5 Km.

Ignorer un chemin à droite en continuant la même direction.

On atteint la D 14-1 à proximité de Montarcher. Gagner l’esplanade devant l’église et le promontoire qui coiffe l’ancien donjon, aujourd’hui disparu. Merci à Richelieu ce grand casseur du patrimoine.

De Montarcher à Marols

De l’esplanade, gagner et traverser la porte ouest.

Descendre le premier chemin à gauche.

On rejoint un autre chemin, prendre à droite.

  • Si on continue tout droit sur quelques mètres, on arrive vers un bel oratoire niché dans la muraille.

Continuer la descente. On atteint une bifurcation, prendre à gauche.

Poursuivre nord-est jusqu’à une station de pompage au-dessus du hameau du Vernet.

Prendre à gauche et atteindre la D 14-1 que l’on traverse pour prendre une large piste.

A une première bifurcation, prendre à droite et à une seconde, de nouveau à droite, sud-est.

On atteint une petite route, prendre à gauche.

  • Si on prend à droite, sur 60 mètres, on arrive au "Pied du Bon Dieu", curieuse empreinte de géant sur un rocher.

Suivre la petite route sur 450 mètres et prendre un chemin à droite jusqu’au hameau de Chossy.

Traverser le hameau et suivre la petite route, nord-est, sur environ 300 mètres.

Prendre un chemin à droite au niveau d’un calvaire.

On arrive à un carrefour, prendre à gauche jusqu’à une habitation où l’on prend à droite un sentier qui se dirige vers le village de Marols.

  • Sur la droite un chemin mène vers la Madone du village avec une table d’orientation.
Dernière modification : 20 juillet 2018
Saint-Marcellin en Forez - Saint-Bonnet le Château - Estivareilles : "L’aventure du Rail"

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 10 avril 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 13 avril 2014 à 22h56

    Bonsoir Alain.

    Qui eut cru qu’un si petit village ait une histoire aussi riche et aussi longue.

    • Montarcher.
      Son nom proviendrait de "montis archerii", le mont des archers.
      Plus haute commune de la Loire.
      Les environs de Montarcher se partageaient entre les Ségusiaves (Forez et Lyonnais), les Vellaves (Velay/Haute Loire) et les Arvernes (Auvergne).
      Les routes de l’étain, notamment grecque en provenance de l’île de Wight, passaient en vue de Montarcher.
      On y a trouvé (1938) la statue d’une déesse mère donnant le sein à deux enfants (granit, 50 cm, 1938 Haute d’une cinquantaine de centimètres, taillée dans le granit, elle fut découverte en 1938 au cours des travaux de restauration de l’église.
      http://www.forez-info.com/images/stories/encyclodx/montarcher/cherqt.jpg
    • Marols.
      Dans son ouvrage La France par cantons et par communes. Département de la Loire (Tome 1, 1856), Théodore Ogier notait 939 habitants et 391 à Montarcher. Le nom du village serait à rechercher dans le celte et le latin et signifierait "grande clairière". La plus ancienne mention date du XIe siècle (copie du XVIe) : ecclesia de Marollias, alias de Marolz (Dictionnaire topographique du département de la Loire, 1946).

    Près de la tour de défense accolée au chevet de l’église se trouve la croix en pierre des Argnats. Des boules sont sculptées sur son croisillon. Les gens atteints notamment de furonculose venaient s’y frotter dans l’espoir d’une guérison (argnat : "furoncle" en patois).

    • Les brigands.
      Le Comte de Forez Guy II avait été seigneur de Montarcher (XIIe siècle), puis Guillaume de Baffie.
      En juillet 1238 des brigands commandés par un seigneur possédant un château sur le Lignon pillèrent les hameaux aux alentours de Montarcher jusqu’à Marols. Pris par le mauvais temps, ils ont été hébergés pour la nuit à Montarcher en contrepartie d’un pourcentage de leur butin.
      En 1242, à Montbrison, la preuve fut faite que le jeune Guillaume de Baffie etait un brigand , Montarcher lui fut retiré..

    Ancien cimetière.
    https://maps.googleapis.com/maps/api/staticmap?path=&path=weight:2|color:0xAA0000FF|enc:iqmtGsckWZA%3Fk%40SQG%7E%40&maptype=satellite&size=336x336&key=AIzaSyDoA85r2JQEGueumk6dTjv9aXrJ00opC2o&sensor=false

    Plaque jacquaire de Montarcher. Dans une année jacquaire la St-Jacques (25 juillet) tombe un dimanche ; 2004, 2010, 2021, ...).
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/ed/Montarcher-Plaque_Jacquaire-20130203.jpg

    • Le pied du bon dieu et les voies romaines.
      Le pied du bon Dieu marque la limite entre les communes d’Estivareilles, Marols et Montarcher.
      Cette pierre se trouve sur l’ancienne voie romaine, la Bolène. La Bolène fut une voie civile, ancien chemin préhistorique et voie protohistorique. Après la conquête, utilisée par les romains, elle fut pourvue de bornes milliaires (on en a trouvé treize de Feurs à Saint-Paulien). Ce sont ces bornes qui lui donneront son nom de "Bolène" au Moyen-Age, lorsqu’elle devint un chemin romieux ("qui mènent à Rome"), utilisé par les pèlerins se rendant au Puy, et les foules se rendant aux grandes foires du sud.

    Voie romaine des crêtes
    La voie romaine des crêtes va du Pied du Bon-Dieu (entre Marols et Montarcher) à Champoly, etc ; elle montait sur la crête en suivant la limite entre Marols et Estivareilles. Quelques traces peuvent en être décelées sur le terrain et des découvertes archéologiques se trouvent sur son tracé Cette voie raccorde la voie Bolène (Lyon-Bordeaux par Rodez et Toulouse) à une autre voie romaine reliant toujours Lugdunum à Burdigala, mais par Augustonemetum (Clermont-Ferrand).

    Voie Bolène.
    Reliant Lyon (Lugdunum) à Bordeaux (Burdigala), la voie Bolène est construite sous l’empereur Auguste, par son gendre Agrippa.Par le Chanelier, elle rejoint le vallon de Gueule d’Enfer. [...], passe à gué et rejoint Ronchevoux, quand Marols n’existe pas encore.

    Voie de Vienne à la Bolène.
    Partant de Vienne, une autre voie militaire remontait la vallée du Gier . Dans les bois, entre Marols et Montarcher, elle rencontrait la voie Bolène au Pas du Bon Dieu. [...]Le terme "Pas du Bon Dieu" est une invention des moines de Saint-Romain-le-Puy, créateurs de la paroisse de Marols, au XII ème siècle.

    Le développement des paroisses a suivi le mouvement des églises de l’An Mille. [...], Marols (XI) [...] et Montarcher appartenait initialement à Estivareilles (Ainay de Lyon). [...]

    • Sources.
      _Les Voies Romaines dans le Département de la Loire, Roger Faure, La Diana, 1994.
      _La Bolène, voie romaine et chemin romieu en Forez, Jacques Verrier, GRAL, Hors Série N1, 1998.
      _Les voies antiques dans le sud des Monts du Forez, J. Orelle, Grahlf, Chronique 2.
      _Les Hauts des Monts du Forez de Noirétable à Gumières (et Saint-Jean-Soleymieux),
      Daniel Brunel, Hubert Houdoy, Louis Tissier, Alan Sutton, 2000.
      _Les Côtes du Forez de Leigneux à Soleymieux
      Daniel Brunel, Hubert Houdoy, Louis Tissier, Alan Sutton, 2000-2005.
      _Conférence donnée par Hubert Houdoy à la Mairie de Marols le 2 Février 2001
  • par Le 29 mars 2016 à 14h43

    Préparant une nouvelle randonnée à Montarcher, je suis amusé par la "bataille de la plus haute commune de la Loire". (Il faut croire qu’ils sont querelleurs dans cette région où je vis sans en être originaire ; ils se bagarrent depuis des générations pour les 3 sources de la Loire, chacun revendiquant la propriété de la "vraie" alors que qu’elles sont toutes.)
    Donc, pour l’altitude du plus haut village de la Loire :

    Montarcher, le plus haut village de la Loire perché à 1 160 mètres d’altitude, qui offre une vue panoramique sur 360° : Pierre-sur-Haute, les monts du Velay avec le mont Mézenc, les monts du Pilat, et par temps clair, le Mont Blanc.

    Le Bessat est la commune la plus haute en altitude du département de la Loire, à 1 170 mètres. Ce petit village typique de moyenne montagne, au coeur du massif du Pilat, propose des activités été comme hiver. Sur ses reliefs, vous pourrez voir skieurs de fond, amateurs de neige et de luge en hiver ou vététistes, randonneurs, coureurs, promeneurs et amateurs de nature le reste
    des saisons.

    Sur IGN, la mairie du Bessat est au-dessus de la courbe de niveau 1160m. Montarcher est en dessous de la courbe 1150m.

Chargement en cours Chargement en cours...
Veuillez patienter ...
Nouveau commentaire
Nous vous conseillons de vous connecter !

Astuce : Si votre commentaire est long, aérez-le en créant des paragraphes. Pour cela, il suffit de laissez une ligne vide entre ceux-ci !