Mont Rosset (2449m) arête NNE, par le refuge de la Balme (2009m), à skis de randonnée

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
1060m
Durée :
1 jour

Sommet belvédère au milieu des géants du Beaufortain, et une belle pente soutenue à skier au-dessus du refuge de la Balme. – Auteur :

Accès

Accéder à Aime par la D1090.
À la sortie de Aime, prendre à gauche la route de La Bergerie D86 par la Côte-d’Aime.

À la Bergerie, prendre de suite à gauche la petite route des Pars, Chapelle Saint-Guérin, vallon de l’Ormente.

Parking au Pars (1400m) ou à la Chapelle Saint-Guérin (1600m) suivant l’enneigement et la saison.

Itinéraire

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Rando à ski qui présente une dénivelée moyenne, mais assez longue en kilomètres, dans le cadre très alpin du vallon de l’Ormente.

Fiche Technique :

  • Dénivelée : 1060m
  • Difficulté :
    • Ski 3.2 (100m/35°)
    • Exposition E1
  • Longueur : 16km aller-retour
  • Horaire : 4 à 5h à la montée, 1h30 à la descente.
  • Cartographie : IGN 3532 OT Beaufortain
  • Bibliographie : TOPO neige BEAUFORTAIN-LAUZIERE page 77
  • Site web

Itinéraire

  • Du foyer de ski de fond aux Pars (1400m), suivre la route jusqu’au pont de la Gitte et au hameau homonyme puis la Chapelle Saint-Guérin (1600m), 1h.
  • S’engager alors dans le vallon de l’Ormente au N (route qui va jusqu’au hameau de Forand), en le remontant rive droite, puis rive gauche à partir de 1700m.
  • Au point coté 1863m, monter vers l’W jusqu’au refuge de la Balme (2009m), 1h30.
  • De là, gravir le Mont Rosset par ses pentes N, puis NE. Après un mamelon 2380m, on atteint l’antécime cotée 2448m par une dernière pente un peu plus raide (autour de 30-35°) 1h30.
  • De là, on peut rejoindre le sommet (2449m) situé un peu plus loin, à pied par une arête.
  • Descente par les pentes qui dominent le refuge de la Balme, puis le vallon de l’Ormente, 1h30.

Mont Rosset arête NNE le 30 Janvier 2016

Comme un énorme coup de fouet !

Cet hiver 2015-2016 est étrange et c’est peu de le dire.
La neige arrive enfin en ce mois de janvier, calmant une fois pour toutes mes ardeurs d’escalade.
Il faut donc que je range mes chaussons et mes rêves de chaud soleil dans les dalles de calcaire.

Pour la première fois depuis mon enfance je ne suis pas pressé de skier.
Certainement l’angoisse de la douleur de cette cheville qui ne tient pas ne m’y aide pas.

Qu’à cela ne tienne, il faudra bien réessayer et savoir ce que ça donne.

Notre plan est donc le suivant : on part dans l’Ormente et on verra bien jusqu’où je vais !
Voilà un plan courageux ! Mais au moins je n’attends rien et au mieux je serais heureux.

Les Pars, 8h ce Samedi 30 Janvier. Nous arrivons les premiers, très vite des collants pipettes fond leur apparitions, et déjà partent en courant !

Dans les pas de Jérôme, je remonte doucement la route forestière à l’écoute de mes douleurs, de mes craintes de mes doutes, même de ma peur.
Toutes ces vilaines pensées m’envahissent la tête, je ne suis pas à ce que je fais, comme un débutant je titube sur mes skis.

Lever du soleil à la Chapelle Saint-Guèrin, le Gargant et la Nova s’enflamment, le froid se dissipe je me sens mieux.

Que c’est beau ! Mon esprit s’évade enfin de ma carcasse peureuse et je prends plaisir à être dans ce profond vallon de l’Ormente.

Bon an mal an, à force de courage, de motivation, mes pas lents et malhabiles me conduisent au refuge où j’arrive bien fatigué longtemps après Jérôme.

Là-haut, la "Pierre" et les voies que nous faisions étant jeunes, la face S de la Balme, tête du Lion... On décide d’une longue pause au chaud dans le refuge alors que nous voyons passer les premiers skieurs à la descente !

Discussion... je resterais bien là... Jérôme veut continuer... On tranche pour le vallon tout facile du col du Mont Rosset à 1h d’ici... Ça ira bien !

Je suis Jé de loin dans une large trace confortable. Je n’avance plus, je m’arrête tous les 10 mètres. Même "au fond du trou" je ne suis pas idiot ! Je vois bien qu’elle ne va pas au col cette trace, mais là-haut dans ces pentes raide où je vais "canner !".

Que c’est dur... Pourquoi elle est si raide cette trace hein ? Et tiens voilà les conversions, et serrées en plus... J’ai envie de tout balancer par-dessus bord...

Et puis, allez savoir pourquoi, un rythme se met en place, régulier, plus sûr, les conversions s’enchaînent, et même bien. La machine s’est mise en route, je prends plaisir à être ici, je rattrape Jérôme, le double même...Comme si j’avais reçu un gros coup de fouet !

Nous décidons de laisser les skis à 2400m, l’arête passe à pied. Le froid et le vent, les gros nuages sombres qui arrivent... Bon on va redescendre finalement, hein !

De nouveau l’appréhension des premiers virages dans la pente raide qui domine le refuge... Un peu plus d’assurance... Sans souffle et sans jambe la trace est correcte quand même. J’ai le sourire de retour au refuge où le soleil revenu nous réchauffe.

C’est tout au bonheur retrouvé du ski, sûr maintenant que je pourrai skier, que je me laisse glisser dans la profonde et sauvage Ormente, alors qu’un aigle nous frôle.

Dernière modification : 17 octobre 2018
Mont Rosset (2449m) et Rocheboc (2367m) par le Lac de la Portette

A propos

Auteur de ce topo :

Piqué à la montagne depuis l'age de 6 ans après avoir atteint peniblement le mont joli et je suis tombé amoureux du mont blanc. Ce jour la je me suis dit qu'un jour j'irais là haut. Il y a bien longtemps que j'y suis allé au sommet du Mont blanc, et la passion de l'alpi, la rando et ski de rando ne m'a toujours pas laché ! Et que ça dure longtemps encore (...)

Topo publié le 14 février 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 15 février 2016 à 09h22

    Un bon échauffement, un peu de dénivelé pour dégager ses toxines, ça fait du bien.
    Et voilà la jeunesse retrouvée.
    Joli récit !

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