Roc des Bœufs (1774m), arête Sud

Difficulté :
Alpinisme AD
Dénivelé :
800m
Durée :
1 jour

Superbe parcours d'arête, peu aérien, mais présentant des parties grimpantes déjà techniques. Quelques courtes longueurs en 3b/3c, des pas de 4b/c et une dalle de 15m en 6a/A0, qui peut se passer sans problème en "tire clou". Paysage fantastique sur cette arête sauvage. – Auteur :

Accès

Le départ se fait depuis le superbe village de Mont Derrière. Parking à l’entrée du Village, que l’on atteint depuis Bellecombe-en-Bauges par :

  • le col de Leschaux par la D61 (bassin Annécien)
  • Lescheraines et Entrèves D912 puis D61A (bassin Chambérien)
  • Alby-sur-Chéran et Allèves D6

Itinéraire

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Carte : ING TOP25 3432 OT

Départ  : Mont Derrière 1010m

ITINERAIRE

Depuis le parking à l’entrée de Mont Derrière, suivre la route goudronnée qui rentre dans le village jusqu’à un bachat, départ du GR96 "GR de pays, tour du lac d’Annecy".

Prendre ce GR et le suivre jusqu’à une barrière d’entrée dans des "prés à vaches", 1150m.

Quitter le GR et s’enfoncer main gauche dans la forêt, en ascendance, chercher à venir "buter" contre les parois de calcaire blanc issues des premiers contreforts de l’arête.

On longe alors la base de cette paroi par une sente assez bien marquée (on trouve des spits dans de magnifiques dévers, c’est une école d’escalade), pendant 10m jusqu’à trouver un pierrier de cailloux assez fin, entrée d’un grand couloir herbeux. En fait l’itinéraire est logique et évident, même si on ne voit pas grand chose dans la forêt et le long d la falaise ! 30/40mn depuis le départ, 1250m.

Remonter ce raide et large couloir herbeux, plutôt sur sa rive gauche (à droite en montant), quelques sentes parfois, jusqu’à venir buter contre l’arête du Roc des Bœufs (magnifique arbre caractéristique au pied des escarpements de l’arête), 1h-1450m.

S’échapper à droite, par un petit couloir et un petit pas d’escalade, et revenir à gauche, par des blocs de calcaire et quelques petites dalles courtes et faciles, sur l’arête proprement dite, 10m-1480m.

L’arête est large, on voit le piton de la croix 1691m que l’on va escalader.

Suivre l’arête parsemée de sapins et de pins (quelques petits pas d’escalade faciles), jusqu’à venir buter contre un contre un ressaut, on s’équipe à cet endroit.

Franchir ce ressaut par un pas d’escalade sur la droite (5m-4a), puis remonter sur 30m des dalles fracturées, faciles en versant S, quelques pas de 3.

Sur une grande vire, partir droit dans une dalle assez prisue, lapiaz, fissure, vires, qui en trois longueurs de 25m, amènent par un petit pas physique sur le faîte de l’arête (3c-1spits, relais sur arbre et lunule).

Suivre le fil de l’arête et descendre quelque mètres, on trouve un couloir cheminée que l’on remonte (30m), un pas de 4a pour s’y engager, un ressaut de 3m sur un bloc coincé au milieu (pas de 4c protégeable). On sort sur le fil de l’arête et on redescend quelques mètres pour venir buter contre une dalle verticale de 15m.

Remonter cette dalle verticale 6a/A0, 3 points, jusqu’au sommet de l’arête, c’est le pas le plus difficile de la course.

On arrive alors au sommet du piton de la croix 1691m, 2h depuis le départ de l’arête au sommet du couloir herbeux.

Poursuivre l’arête facile et large, parfois plus étroite et aérienne pour venir buter contre une nouvelle dalle de 20m en versant S.

Remonter cette dalle verticale bien prisue, 4b, 3 spits et rejoindre le fil de l’arête.

Suivre de nouveau l’arête jusqu’au pied d’un nouveau couloir-cheminée.

Remonter ce couloir, départ engagé 4c/5a court puis 3c/4a puis facile au sommet. Le pas est le plus engagé de l’arête car il nest pas bien protégeable.

On arrive sur le faïte de l’arête, plutôt horizontale, que l’on suit plutôt coté sud, au milieu des pins (magnifique) jusqu’à une petite brèche évidente.

Remonter l’arête proprement dite (ne pas s’engager à gauche, versant N sur la sente qui mène nulle part), d’abord facile sur 10m, elle présente un petit ressaut et un pas de sortie sympa. (3c/4a)

On est de nouveau sur l’arête que l’on suit, jusqu’à venir buter contre un mur de 2m parfaitement lisse.

Remonter ce mur (gros tire-bras sur les branches basses d’un pin), pas athlétique 5b court.

On suit alors l’arête facilement par des sentes, petit pas de crapahut jusqu’au sommet. (1h30/2h depuis le piton de la croix)

DESCENTE

Du sommet, on trouve le sentier bien marqué qui ramène au chalet de Sollier (1451m), où l’on peut acheter une tome des Bauges du "tonnerre" en période d’estive !

Du chalet, la route d’alpage ramène à Mont Derrière. (1h30 depuis le sommet)

L’ASCENSION

Nous avions fait cette voie l’an dernier, une chaude journée de Juin, écrasée par la touffeur de ces journées orageuses.

Nous avions adoré, mais l’ambiance orageuse avait gâché notre plaisir.

Nous avons donc décidé de renouveler l’aventure "au frais", dans le cadre des magnifiques couleurs d’automne, que sait réserver le massif des Bauges.

Nous avons retrouvé avec plaisir les panoramas géants que procure cette traversée, nous avons goûté de nouveau au plaisir de la grimpe ludique, sur un calcaire blanc très adhérant, hyper agréable, nous avons retrouvé les senteur des pins...

Ce fut une grande et belle journée en montagne comme on les rêve. La cerise sur le gâteau ce fut le coucher de Soleil sur le Trélod, incendié de couleurs chaudes...fantastique !

Dernière modification : 16 octobre 2018
Pointe de Banc Plat (1907m) par le Reposoir

A propos

Auteur de ce topo :

Piqué à la montagne depuis l'age de 6 ans après avoir atteint peniblement le mont joli et je suis tombé amoureux du mont blanc. Ce jour la je me suis dit qu'un jour j'irais là haut. Il y a bien longtemps que j'y suis allé au sommet du Mont blanc, et la passion de l'alpi, la rando et ski de rando ne m'a toujours pas laché ! Et que ça dure longtemps encore (...)

Topo publié le 20 novembre 2011

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (6).
  • par Le 20 novembre 2011 à 16h23

    Ça donne envie tout ça !

  • par lesavoyard47@hotmail.frLe 8 mars 2013 à 11h13

    Je voudrais savoir quel matériel d"escalade faut-il prévoir pour l’ascension .
    Merci

  • par Le 8 mars 2013 à 18h02

    Bonjour,
    Une corde 60m (30m à double), 4 dégaines, 4 sangles, et matériel de sécurité(casque, baudier, descendeur...)
    Bonne chaussure de rando ou alpi leger. Chausson facultatif.
    Voila ce que nous avions les deux fois ou je l’ai fait.
    Bon roc des boeufs !
    Patrick

  • par lesavoyard47@hotmail.frLe 12 mars 2013 à 18h47

    Bonsoir Patrick
    Merci pour l’info.
    Claude

  • par bjLe 16 mai 2014 à 20h03

    Une corde a double 60m (30m à double très bien)top,un jeu de friends pour s’entrainer aux placements 6 ou 7 dégaines de sangles 1.20m et une de 2.40m pour faire relais.
    Savoir progresser corde tendue.
    Casque ,descendeur.............
    Chaussures rando, chaussons pas obligatoire(les prendre si limite dans le niveau.
    Superbe balade avec un panorama magnifique++++++++++++++++
    Jérôme.

  • par LaraLe 28 juin 2014 à 19h34

    Super topo merci ! on l’a fait aujourd’hui et top top top !

  • par Le 28 juin 2014 à 21h02

    Bonjour.
    Fait aujourd’hui avec mon fils et c’est vraiment super.
    Quelques commentaires :

    • je n’ai pas suivi l’approche décrite ici mais celle d’un autre topo qui préconise de remonter des alpages peu avant le col => galère !
    • la dalle en 6A/A0 peut s’éviter facilement en suivant la vire étroite à sa base (petite cheminée avec piton ancien qui laisse penser que la voie originale passait par là). Le 1er spit de la dalle peut servir à protéger le passage.
    • Aucun relais n’étant équipé, la longueur de corde n’est pas imposée et 30 m sont suffisants (nous avions 35 m simple).
    • L’équipement étant parcimonieux un jeu de coinceurs est fortement recommandé (nous aurions été en difficulté sans).
  • par David GuittonneauLe 15 avril 2015 à 21h00

    Très belle course pour une première approche du terrain d’aventure. Les longueurs difficiles à protéger sont équipées de goujons et pitons. Le passage en tire clou 6a/Ao reste quand même exigeant et la vire de réchappe à droite très expo et l’accès difficile à protéger.
    Pour le reste pas de problème particulier, hormis dans les choix de l’itinéraire puisque tous les cheminements quasiment sont possibles si l’on a un jeu de friends et des sangles.
    Le rocher est très beau, adhérent, truffé de lunules, un régal.
    Si l’on veut suivre la voie au plus près de la classique, suivre les griffures des crampons de ceux qui font l’arête en hivernale.
    Bonne balade.

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