Cime de Pal (2818m) Sortie du 12 août 2012

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Nous étions plusieurs à avoir pris le départ. Malheureusement, comme il a été dit dans la saga cinématographique où l'acteur principal s'échine à couper les têtes de ses immortels adversaires à grands renforts de moulinets de sabre : "Il ne peut en rester qu'un..." Mais que l'on se soit arrêté au lac asséché, que l'on ait rebroussé chemin un peu avant le col, que l'on ait préféré admirer le paysage avant la dernière montée, ou que l'on ait touché le cairn sommital, tout le monde y a trouvé son compte et a pu profiter des superbes paysages offerts par le vallon de Gialorgues...

Conditions météo

Comme indiqué par Alain dans le topo lui-même, les conditions météo se dégradent vite en été dans cette vallée à cause de l’air de la méditerranée très chaud qui se charge d’humidité au cours de la journée et remonte le long des reliefs. Donc, nuages épars le matin, se rassemblant en cours de journée, et l’averse est tombée alors que nous avions tout juste regagné notre véhicule vers 17 heures.

Récit de la sortie

"L’important n’est pas le but fixé, mais le cheminement pour y parvenir"

Nous voilà partis, après avoir atteint le lieu de parking au bout de la piste chaotique de quelques 5 kilomètres en sortant de Saint-Dalmas-le-Selvage.

Notre groupe était constitué de : mon épouse (Nathalie), moi-même (Marc) et nos deux enfants (Julian 8 ans et Emma 6 ans), ainsi qu’un couple d’amis (Anne et André) et leur fille, Annaelle (6 ans), qui nous accompagnaient tous les trois pour la première fois en balade.

Nous nous étions fixé comme objectif ultime l’ascension de la cime, tout en gardant à l’esprit que les possibilités d’effectuer un parcours plus court en préservant l’intérêt de la sortie ne manqueraient pas, ne connaissant pas à l’avance le rythme de marche que nous allions tenir et souhaitant avant tout que chacun profite au maximum des paysages et de sa sortie sans que cela ne se transforme en marche forcée...

Première étape : le refuge et les lacs de Privola

Premier cheminement à travers les mélèzes, et première montée, presque la plus marquée en fait jusqu’au refuge tant le vallon de Gialorgues s’étale en longueur et en pente douce une fois le ressaut de la cascade dépassé. On débouche rapidement sur la vallée vallonnée et dénuée d’arbres dont les pelouses côté adret sont brunes et pelées. Le petit canyon de la Gialorgues se dévoile peu à peu à main droite (bec du Château, Fort Carra, la roche Trouée), tandis que l’autre versant offre des pentes plus ravinées (cime de la Gorgia, cime de Bolofré).

Nous décidons de faire une halte dans les prairies au-dessus du refuge et de pique-niquer à cet endroit que nous avons atteint avant midi.

Il y a pas mal de grenouilles dans les méandres des petits ruisseaux un peu au-dessus du refuge. Le torrent de Gialorgues semble plutôt couler abondamment mais c’est avec regret que nous constatons que les lacs sont loin de faire le plein : un des lacs de Privola est d’ailleurs complètement asséché, laissant apercevoir son fond de terre aride à la teinte rouge soutenue.

C’est à cet endroit qu’Annaelle donne des signes de fatigue. Pour une première randonnée, c’est déjà un beau parcours, car lorsque nous avions fait cette balade en 2009 avec Emma et Julian, c’est aussi le point que nous avions réussi à atteindre, et nos enfants bien que moins âgés marchaient depuis 2 étés déjà. Ne voulant pas laisser sa copine seule, Emma prend aussi le chemin du retour. Les voilà redescendant le sentier avec André, nous laissant progresser vers le col...

Deuxième étape : la montée vers le Col

Anne décide donc de poursuivre avec nous et nous entamons l’ascension vers le col de Gialorgues. Après quelques lacets dans la montée, elle souhaite redescendre afin de pouvoir rejoindre André et les filles avant qu’ils n’atteignent le parking...

Troisième étape : vers la cime de Pal...

Nous atteignons donc, Nathalie, Julian et moi-même le col de Gialorgues. Je vous conseille si votre forme le permet de rejoindre ce point, car il vous offre une vue saisissante à la fois sur le vallon de Gialorgues et sur le vallon de l’Estrop. Comme nous l’avions déjà constaté avec les lacs de Gialorgues, le lac Sagnos en contrebas était complètement à sec. Les lacs de l’Estrop semblaient quant à eux avoir encore de l’eau, mais il faut venir tôt dans la saison pour espérer voir ces lacs convenablement remplis.

Nous passons donc le col, puis nous atteignons la baisse de la Boulière. Nous entamons la légère descente en direction du col des Trente Souches que nous quittons rapidement dans une courbe pour entamer l’ascension vers la cime de Pal qui ne se découvre qu’à partir de la baisse. La vue sur les barres des Rayettes depuis la tête de la Boulière est impressionnante, et nous entrons dans une zone bien minérale par ce dernier sentier ascendant bordé de cairns qu’il faut parfois chercher. L’impression de nudité et d’aridité du terrain rend d’autant plus impressionnants les nuages qui commencent à s’accumuler depuis le nord...

L’ascension finale se fera une autre fois pour Julian, qui s’arrête finalement vers le point côté 2674m avec Nathalie. Le replat entre les cairns épars où ils choisissent de souffler un peu leur offre déjà un superbe panorama qui récompense bien leurs efforts...

Quatrième étape : la cime

Les nuages ne sont pas très rassurants et je me dépêche de gravir les dernières longueurs dans les pierres pour atteindre la cime à 2818 m. Elle est conforme à l’allure qu’elle présente de loin, c’est à dire un éperon rocheux triangulaire désertique. Bien que peu marqué par endroits, le sentier vers la cime ne présente aucune difficulté technique.

Magnifique panorama sur les vallées alentours que je mitraille avec mon appareil photo, mais je ne m’attarde pas et c’est au pas de course que je rejoins Nathalie et Julian qui m’attendent en contrebas.

Nous refaisons ensemble le long chemin retour sans trop traîner et nous regagnons notre véhicule en ayant évité les premières gouttes de pluie qui ne vont pas tarder à tomber...

Épilogue : à la recherche du génépi

Petite halte à Saint-Dalmas le Selvage au terme de la rando où on nous a recommandé une petite boutique qui vend des produits de pays, au titre desquels la liqueur de génépi dont nous sommes amateurs !

Pour trouver cette boutique : après l’Office du Tourisme au début du village, prendre la petite voie sur la droite, puis encore sur la droite. Il y a une petite maison au bout de l’impasse dont les escaliers descendants vous conduiront directement dans la caverne d’Ali Baba des produits de terroir : légumes, confitures, infusions, miel et autres liqueurs fabriqués sur place, ou dans les environs par des producteurs locaux.

Hélas, point de Génépi : la législation en a proscrit la production et il est seulement possible d’acheter les brins, et, en suivant la recette jointe aux brins, avec de l’alcool à 90° (à acheter... en Italie car difficilement disponible en France !), on peut se fabriquer sa propre liqueur. Nous préférons donc nous rabattre sur du vin d’oranges et de la liqueur de framboises, toutes deux excellentes, et directement consommables !

Ainsi s’achève cette journée, où chacun a pu profiter du magnifique et sauvage vallon de Gialorgues !

Dernière modification : 19 août 2012