Lac de Riondaz (2541m) par le refuge de Turia Sortie du 18 août 2014

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Escapade au lac de Riondaz en toute fin de journée.

Conditions météo

Après une journée bien ensoleillée, quelques bancs nuageux apparaissent du massif du Mont Pourri jusqu’au massif du Mont-Blanc. Fort vent froid au-delà du refuge de Turia ainsi qu’au lac de Riondaz.

Récit de la sortie

À la mi-août, venir à la Gurraz sans aller aux framboises, ce n’est vraiment pas raisonnable.

Arrêt non loin du ruisseau du Mont Pourri pour une courte et raide montée sur les pentes en sous-bois, fraîches et ombragées. Elles sont toujours là, en quantité, car ici il faut aller les chercher. Je m’en offre une petite dégustation, ou plutôt, une bonne goinfrade.

Le temps passe, il est 17h00. Direction le parking de la Gurraz.

La piste du départ est tranquille, on marche déjà face au Mont Blanc. J’y croise une mère et ses 2 enfants, tous 2 chargés de grosses boîtes en plastique damées de framboises, qu’ils tiennent fermement tel un précieux butin amassé le temps d’un après-midi. Tout ça va finir en confiture, c’est sûr.

Une fois passé le ruisseau du Cousset, c’est un sentier qui monte plus fort, en lacets et en forêt. Forêt que l’on quitte assez rapidement vers 2050m, peu avant d’arriver aux chalets du Cousset.

S’ensuit des pentes herbeuses et buissonneuses, rocheuses par endroits. Il est 18h15, la montée se fait maintenant entre ombre et soleil, ce dernier jouant avec le relief sur ce versant est.

Une fois en amont des Rochers des Fresses, vers 2300m, on aperçoit le Mont Pourri et le Mont Turia. Le temps de les observer un peu et c’est déjà l’arrivée au refuge de Turia. Etrangement, j’ai à peine cette impression d’avoir marché, après ces 800 premiers mètres de dénivelé. Peut-être l’effet des framboises de la Gurraz.

Après le refuge, c’est l’entrée dans le vallon glaciaire. Celui-ci est désormais totalement à l’ombre. Je suis accueilli et surpris par un fort vent froid venant du Grand Col, soufflant le vallon tel un vent catabatique. Tant que celui-ci ne m’emporte pas, je continue.

La courte descente derrière le refuge, bien exposée au vent, refroidit instantanément la machinerie mais la montée reprend.

À peu près dans l’axe sud du point 2437, je parcours sur 100m la crête d’une moraine bien identifiable, jusqu’au panneau d’entrée dans la réserve naturelle des Hauts de Villaroger. Puis j’oblique à droite, ouest-sud-ouest, sur une sente que je perds très rapidement. Pas grave, je conserve le cap, ça passe partout et je trouve le lac.

Le simple t-shirt n’est plus de circonstance, j’enfile 1 polaire, puis 2, puis 1 coupe-vent.

Je vais m’abriter un peu derrière l’un des blocs rocheux aux abords du lac avec une barre aux céréales quasi congelée. Je repense aux framboises fondantes…

Ce fort vent froid est transperçant, je sors maintenant le bonnet et les gants. Mais je suis au bord d’un lac, assis face au Mont Blanc, alors j’apprécie au mieux ce moment.

J’essayais, en début de montée, d’imaginer l’ambiance et la luminosité que je trouverais en cette fin de journée, une fois au lac de Riondaz. Elles sont finalement tout autres, surprenantes et très plaisantes. On ne peut les décrire avec de simples photos. La montagne réserve toujours des surprises.

J’effectue un tour du lac, puis un autre. Sur la rive sud, une plage de fins sables glaciaires est sculptée par les ramifications du ruisseau qui provient du glacier du Grand Col et alimente le lac de Riondaz. L’eau y creuse des canyons et méandres miniatures.

Je prolonge au mieux cette virée mais vers 19h45, cet incessant vent froid me pousse gentiment vers le retour.

Passé le refuge, je retrouve subitement la douceur et me débarrasse des 3 couches vestimentaires.

En amont des chalets du Cousset, je surprends quelques chamois au détour d’un rocher. Pourtant lointains, ceux-ci dévalent 50m de dénivelé en quelques secondes avec une facilité déconcertante, puis disparaissent.

Quelques nuages se sont invités au-dessus du Beaufortain, donnant au ciel, relief et couleurs avec le soleil couchant.

Belle fin de descente face au glacier de la Sassière, qui entre ses 2 aiguilles, rougeoie des derniers rayons du Soleil.

Ne manquait que la Lune.

Dernière modification : 7 octobre 2014