Lac de Puy Aillaud (2534m) et La Blanche (2953m) par le bourg de Puy Aillaud

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1400m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Une magnifique randonnée permettant d'admirer le Parc National des Écrins grâce au promontoire impressionnant de la Blanche, qui domine les vallées de l'Ailefroide et de l'Onde. Si cette randonnée comprend quelques passages physiques, surtout en arrivant au sommet, elle a l'avantage de permettre au randonneur de surplomber la chaîne des Alpes et le massif des Écrins sous de nombreux angles différents grâce aux multiples belvédères qu'elle propose, des Alpes italiennes au Queyras, du Pelvoux aux Alpes suisses. Cette rando propose une boucle avec quelques passages hors sentiers, qui plonge au cœur des alpages et de la nature des Écrins.

Accès

Rejoindre la commune de l’Argentière-la-Bessée (à 20km de Guillestre, à 15km de Briançon), puis suivre la D994 en direction de Vallouise. Au niveau de Vallouise, traverser le Gyr puis rejoindre le hameau du Villard. Suivre sur 6km environ la D504 qui serpente en direction du Puy Aillaud où un parking attend votre véhicule à la fin de la route (au pied du teleski, à 1600m d’altitude).

Itinéraire

L’ascension commence...

Tout de suite au niveau du parking, un panneau jaune indique l’itinéraire pour rejoindre le Lac du Puy Aillaud et la Blanche. Vous longez la route sur quelques mètres, et traversez une partie du bourg, puis un large chemin, sur votre droite, s’enfonce dans la forêt. Suivez-le sur quelques centaines de mètres avant de bifurquer à droite. Attention, lorsque j’ai effectué la randonnée (10/07/14), le panneau indiquant la direction était tombé, soyez donc vigilants.

Le sentier quitte rapidement la forêt pour serpenter dans les alpages, le dénivelé est important tout au long du parcours et la progression peut devenir pénible compte tenu de la pente. Vous croisez les derniers chalets qui dominent la vallée, et vous vous retrouvez seuls avec pour seule compagnie le silence de la montagne. Sur la crête, à votre droite, vous devinez les pylônes du téléski de la Crête.

Au fil de votre ascension, vous croisez un piquet blanc et rouge, qui signifie que la barre des 2000m d’altitude est franchie, et, en vous retournant, le panorama sur la chaîne des Alpes se précisera. Déjà, vous apercevez le mont Viso et les monts enneigés du Queyras.

Après deux heures de marche environ, et passé les passages assez raides, vous atteignez un replat à 2475m d’altitude, où le sentier se divise. A votre droite, la croix du Chastellet domine légèrement votre position.

Du Lac au Sommet...

A ce niveau de la rando, vous pouvez choisir entre "raccourcir" votre périple, et rejoindre directement le lac du Puy Aillaud que l’on aperçoit, au fond du vallon, où alors choisir de gravir le sommet de la Blanche. L’ascension vous demandera deux bonnes heures de marche aller-retour.

L’ascension de la Blanche nécessite une grande concentration par endroits. Au fur et à mesure de la montée, vous vous enfoncez dans les pierrés, le paysage se fait entièrement minéral. Les premiers névés sont atteints rapidement, et en de nombreux points, le chemin s’éclipse sous l’un deux. A mi-chemin, vous pourrez admirer les cimes du mont Pelvoux, enneigées et impressionnantes. Mais les derniers mètres seront particulièrement délicats : En fin d’été, le franchissement d’une pente particulièrement raide est facilitée par une corde mise à disposition, mais bien souvent, la fin de l’ascension se fera en parcourant des névés qui vous demanderons une grande rigueur dans votre progression. Je précise qu’il n’est pas nécessaire de posséder du matériel d’alpinisme, quoique des crampons seraient utiles. Je l’ai moi-même fait avec de simples chaussures de randonnée sans problème.

La dernière barre franchie, un spectaculaire panorama s’offre à vous, les sommets enneigés des Écrins se dévoilent à perte de vue. L’étape finale de l’ascension commence alors : Le sentier devient difficilement repérable, dissimulé sous des névés, ou simplement inexistant par endroits. A vous de gravir les derniers mètres de la Blanche pour parvenir au gigantesque cairn.
Le mont Pelvoux s’offre à vous, depuis ce formidable panorama. Devant vous, le glacier du Pelvoux, et, quelques 500m plus bas, le vallon de Clapouse. Vous dominez alors une grande partie des sommets des Alpes du Sud, et, par temps clair, les Alpes italiennes et suisses sont bien discernables.

La descente de la Blanche se fait par le même itinéraire. Soyez vigilants lors du franchissement des névés.

A votre retour en contrebas de la croix du Chastellet, vous prenez à gauche et vous atteignez le Lac du Puy Aillaud, perdu au milieu de ce paysage minéral. Le torrent du Riou de l’Alp s’écoule légèrement en contrebas.

Une longue descente aux multiples panoramas.

Vous suivez ensuite un itinéraire assez mal tracé, il est vrai, en contrebas de la Dent du Lac. La traversée des pierrés peut être délicate par endroits. Surtout, veillez à ne pas perdre trop d’altitude. Rapidement, vous retrouvez un sentier qui serpente dans les alpages, vous traversez les ravins du Pra Belin, de la Tambourinière, et des Jaratéoux, avant d’atteindre la combe du Rialet, qui marque la limite de la zone de protection exclusive du parc des Écrins.
Un petit sentier, à votre gauche, remonte sur quelques dizaines de mètres et vous offre rapidement un magnifique panorama : vous avez atteint le panorama des Trois Refuges.
Redescendez sur vos pas et suivez le sentier précédent, qui descend d’abord le long de la combe du Rialet, puis dans les alpages. Il n’est pas rare de croiser quelques bovins, en été.

Vous atteignez, après une bonne heure de descente, le haut du bois de Chamourel, puis le bassin de rétention d’eau de la commune de Vallouise, avant d’atteindre la gare amont du télésiège du Préron.
Prenez une large piste qui descend sous le télésiège, et, enfin, après une demi-heure de marche, vous retrouvez le hameau du Puy Aillaud et le parking.

Horaires indicatifs.

  • Heure de départ : 9h
  • Arrivée au Lac : 12h30
  • Sommet de La Blanche : 14h
  • Arrivée au parking : 18h

Difficultés.

Les deux principales difficultés sont, pour moi, au niveau du dénivelé (1400m) et de la forte inclinaison du versant à gravir lors de l’ascension de la Blanche. Quelques passages demandent une certaine maîtrise pour atteindre le sommet, et il est parfois indispensable de s’aider des mains pour passer quelques barres.
En revanche, le Lac du Puy Aillaud, sans forcément prolonger la randonnée jusqu’à la Blanche, est beaucoup plus accessible.

Dernière modification : 16 mai 2018
Le Tour de l’Ailefroide par les hauts cols.

La carte du topo « Lac de Puy Aillaud (2534m) et La Blanche (2953m) par le bourg de Puy Aillaud »

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Photos « Lac de Puy Aillaud (2534m) et La Blanche (2953m) par le bourg de Puy Aillaud »

Au fil de l’ascension, le panorama sur les Alpes se dévoile. En contrebas de la Croix du Chastellet. Au fil de l’ascension de la Blanche, le Pelvoux s’impose. Névés en contrebas de la Blanche. Arête de la Blanche. Le Lac du Puy Aillaud. Après le Lac, le franchissement des pierrés et des ravins peut être délicat.