Les Coux / Suc de Leckous (1531m) - Suc de Liberté (1517m) - Suc d’Ourseyre (1489m) – à raquettes

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
420m
Durée :
1 jour

Ascensions de trois sucs de Haute-Ardèche dont le difficile et méconnu Suc de Liberté. Avec la proximité de la D 378, l'itinéraire n'a pas la sauvagerie du massif voisin des Cinq Sucs. L'ascension du versant Est du Suc de Leckous est très belle et le panorama du sommet est assez fantastique, du mont Blanc au mont Ventoux et tout le massif Central. – Auteur :

Accès

Parking au pied du Mont Gerbier de Jonc. La signalétique routière pour accéder à ce haut-lieu du tourisme ardéchois est abondante en Ardéche et en Haute-Loire.

Itinéraire

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Carnet de route

  • Carte : IGN TOP25 2836OT ou IGN TOP25 2837OT
  • Tracé IGN
  • Distance : 11,5 km
  • Altitude de départ : 1417m
  • Point bas : 1356m
  • Dénivelée totale : 420m

Toponymie

  • "Les Coux", toponyme usité par l’IGN, s’appelle en réalité le Suc de Leckous, on connaît également ce volcan sous le nom, d’origine celtique, de Lech’ous
  • Le Suc de Liberté est coté mais non nommé sur l’IGN, il est bien identifié sur la table d’orientation sud du mont Mézenc

Météo

Etat des routes en hiver

La circulation sur le réseau secondaire en Haute-Loire et en Haute-Ardèche, après un épisode neigeux, est toujours délicate.

Le réseau secondaire n’est pas salé. Par grand froid, le sel est inefficace. Une roche volcanique granuleuse, la pouzzolane est répandue.

Les pneus neiges sont indispensables. Une paire de chaînes à neige, une pelle sont vivement conseillées.

La région est très venteuse. La Burle souffle du nord. Si ce n’est la Burle, cela peut être le vent du sud, souvent violent. L’un et l’autre ont un point commun : ils forment très rapidement des congères.

Parking

  • Le parking du Gerbier de Jonc est en principe dégagé. Le réseau routier étant prioritaire, et c’est bien naturel, les services de l’équipement peuvent le dégager assez tardivement

Horaire

  • Avec des raquettes, les horaires peuvent varier considérablement en fonction de la quantité et de la température de la neige, si elle est poudreuse ou transformée, si elle est récente ou si elle date de quelques jours et déjà un peu tassée, du vent, si l’itinéraire est tracé ou s’il ne l’est pas...

Balisage

  • Aucun

Difficulté

  • Orientation en cas de brouillard
  • Les conditions peuvent être très rudes
  • Ascension mixte, difficile, du Suc de Liberté
  • La pente dans l’ascension finale du Suc de Leckous peut avoisiner les 25°

Remarque

  • Afin de respecter les pâturages, l’itinéraire tel que décrit ici n’est pas praticable hors périodes d’enneigement.

Du Gerbier de Jonc au Suc d’Ourseyre

Longer la route jusqu’au carrefour avec la D 237, route de Saint-Martial et la traverser.

Chausser les raquettes et se diriger plein sud, parallèlement à la D 378.

On passe à l’ouest du Suc des Alières (alt. 1506m), coté mais non nommé sur l’IGN.

Continuer en longeant la lisière de la forêt. Le Suc de Liberté devient visible.

Se diriger au sud-ouest, vers la forêt. On aperçoit alors un chemin qui traverse la hêtraie, alt. 1460m.

On retrouve une grande prairie au-dessus de la ferme du Clapas.

Descendre cette prairie en direction du ruisseau de Lufernet et le traverser.

  • Si les ponts de neige sont fragiles, il faudra chercher le meilleur passage, peut-être au niveau de la route.

Remonter le large versant ouest du Suc d’Ourseyre, soit directement, soit en faisant un large virage à gauche pour aller rejoindre la crête nord qui offre une belle vue plongeante sur les profondes vallées ardéchoises.

Le panorama est magnifique bien qu’occulté par la forêt au sud.

Le Suc de Liberté

  • Variante optionnelle difficile en terrain mixte, neige et rochers

A hauteur du Suc de Liberté, avant de traverser la forêt à l’altitude de 1460 mètres pour se rendre au Suc d’Ourseyre, prendre plein est à travers bois.

On ne tarde pas à apercevoir les premiers escarpements du Suc de Liberté.

Contourner toute la base du suc, par le sud, pour se rendre au pied de la face est.

Commencer l’ascension par des pentes de neige. Une vire amène en face nord-est.

Par de petits couloirs de neige, très raides, raquettes aux pieds et en s’aidant des prises rocheuses, atteindre le sommet escarpé.

Descente par le même itinéraire jusqu’au pied du versant sud.

Traverser la forêt, plein sud, pour gagner la prairie de la ferme du Clapas où l’on retrouve l’itinéraire du Suc d’Ourseyre.

Du Suc d’Ourseyre au Suc de Leckous

Du sommet, descendre directement le versant ouest en se dirigeant vers le carrefour entre la D 122 et la D 378 à la cote 1371m.

Traverser la D 378 et longer la D 122, à droite, plein ouest.

Se diriger vers le petit bois qui ferme la prairie.

Traverser le ruisseau et ensuite le bois. Plusieurs ruisseaux traversent ce bois.

On parvient dans la prairie de la ferme de Besseilles.

Remonter cette prairie, ouest-nord-ouest.

Passer de clairière en clairière. On traverse un petit bois pour déboucher au pied du Suc de Leckous qui présente son versant est.

Remonter ce versant pour atteindre le plateau sommital. Quelques passages sont assez raides et on peut louvoyer dans la face pour atténuer la pente. Cette ascension est très belle.

Le panorama à 360° est absolument magnifique. La célèbre "Table du Diable" est difficile à identifier (je n’y suis pas parvenu) sa base étant prise dans la neige.

Du Suc de Leckous au Gerbier de Jonc

Gagner le rebord du plateau au nord et descendre au nord-est, face au Gerbier de Jonc puis, obliquer au nord-ouest en direction d’une clairière dans la forêt.

Après un petit passage plus raide, on pénètre dans la forêt avant d’atteindre la clairière.

On rejoint les pistes de ski de fond que l’on longe jusqu’à la bâtisse isolée dans la prairie.

De la bâtisse, traverser la prairie direction nord-est.

A la lisière de la forêt, on retrouve les pistes de ski de fond.

Longer celle qui traverse la forêt et amène au Sagnas, restaurant, location de skis et de raquettes et qui se targue de posséder "La vraie source de la Loire".

Traverser la D 378 et la longer jusqu’au parking du Gerbier de Jonc.

Le Gerbier de Jonc

On peut clore la journée par l’ascension de cette célèbre montagne.

Escarpée en été, elle devient périlleuse quand elle est enneigée et que le basalte peut être humide et particulièrement glissant.

D’autres randonnées

Dernière modification : 9 novembre 2015
Mont Mézenc (1753m)

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 11 mars 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 16 mars 2014 à 22h44

    Salut Alain.
    A tous les "coux" l’on gagne. Il serait moultement séant que nos que nos géographes IGéeNesques prissent des cours de toponymie, tous les noms qu’ils transcrivent sur les cartes ayant une signification, une origine, associées à l’histoire culturelle locale, l’histoire d’une civilisation (voire plusieurs), et ce quel que soit le lieu sur la planète. Apparemment pour eux il s’agit simplement d’un assemblage de lettres.

    Aux variations orthographiques près, on retrouve dans le "lech’ous" la racine "lech", du vieux gallois "llech", "pierre plate". Cf "cromlech" - 13ème siècle cromlegh dans un document de Cornouailles, composé de "crom", fém. de "crwm" « courbé » et "llech" (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales et Rapport sur les travaux de la Société Royale des Antiquaires de France, 30 mai 1819).
    Le suffixe "ous" ne trouve pas vraiment d’explication ; il existe cependant des lieux et familles nommés "Coux".

    Selon Jean de La Laurencie et Paul Besson, le Leckous fut un lieu sacré des Gaulois. Plusieurs phonolithes présentent un aspect étrange : « la table du Diable », le « Ranc de la Met », au seuil d’un couloir souterrain aujourd’hui obstrué, le « Ranc de la Campane », dalle branlante et sonore qu’une main d’enfant suffit à mettre en mouvement ...

    As-tu posé tes pieds sur tous les sucs ? Gargantua l’a fait avant toi.

    Histoire et légendes.
    " Il y a quelques siècles, Messire Gargantua s’en vint visiter l’Helvie, les sucs lui servant de points d’appui pour ses pieds, et portant un fagot fait des arbres d’une forêt entière.
    Il déposa son fagot près d’un village, : Lachamp-Raphaël pour les uns, Joux pour les autres, ou encore ailleurs. S’étant reposé, il reprit son fagot, les débris qui en tombèrent permirent aux habitants du village de se chauffer tout l’hiver.

    Arrivé près du Gerbier, Gargantua posa le pied sur ce suc, le pied gauche sur le "Leckous", et ayant déchargé son fagot au sommet du Sépoux, il y mit le feu pour s’y chauffer les mains.

    Passant de l’autre côté de Mazan, il se fabriqua une canne avec un grand sapin, puis arrêta sa marche sur Bauzon et Cherchemus. L’empreinte des pieds du géant est encore marquée aujourd’hui aux sommets de ces deux montagnes, par un petit enfoncement.

    Ainsi posé, on le vit se baisser et boire toute l’eau du lac d’Issarlès ; un besoin naturel le prit alors : un pied sous le Leckous, l’autre sur le Sépoux, il inonda la vallée de la Loire. "

    Jean-Marc Gardès, Contes et légendes du plateau ardèchois
    Stéphanie xxxxx, BTS Gestion et Protection de la Nature en Bretagne, rapport de stage au centre Haroun Tazieff pour les sciences de la vie et de la terre à Chaudeyrolles en Haute-Loire.

  • par Le 18 mars 2014 à 11h09

    Bonjour hereme
    Merci pour ces recherches.
    L’IGN ? Ils sont vraiment parfois peu inspirés.

Chargement en cours Chargement en cours...
Veuillez patienter ...
Nouveau commentaire
Nous vous conseillons de vous connecter !

Astuce : Si votre commentaire est long, aérez-le en créant des paragraphes. Pour cela, il suffit de laissez une ligne vide entre ceux-ci !