Pic de la Grande Valloire (2887m) et Rocher d’Arguille (2885m) en boucle par la combe d’Arguille et le vallon de la Plagne Vaumard

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
2040m
Durée :
1 jour

Le Pic de la Grande Valloire et le Rocher d'Arguille, situés de part et d'autre du col d'Arguille et quasiment égaux en altitude, sont un peu les Castor et Pollux de l'étroite combe aboutissant à ce col. Même s'ils n'ont pas la majesté de leurs voisins, le Bec d'Arguille au sud et surtout le Puy Gris au nord, ils méritent assurément le détour. Leur ascension n'est pas une mince entreprise : dénivelé important, rude remontée du glacier d'Arguille, crêtes ariennes, passages exposés... Mais aux sommets, quelle récompense ! Une randonnée engagée et enthousiasmante. – Auteur :

Accès

D’Allevard, prendre la D525a, direction Les Sept-Laux / Le Pleynet. Passer les villages de Pinsot puis de La Ferrière. Stationner environ 2,5km après la sortie de cette dernière localité, peu après le hameau du Curtillard, sur le parking aménagé le long d’une route partant sur la gauche, au niveau d’un pont qui franchit la Bréda.

Précisions sur la difficulté

  • Montée assez raide sur le glacier d’Arguille (ou ce qu’il en reste), néanmoins facilitée en début de saison par la neige. Crampons et piolet sont nécessaires.
  • Plusieurs passages délicats et très exposés sur l’arête sud du Pic de la Grande Valloire (à cet égard nettement plus difficile que le Rocher d’Arguille). Casque vivement recommandé.
  • Un peu de recherche d’itinéraire dans l’ascension du Rocher d’Arguille (savoir repérer les cairns).
  • Descente pénible, avec des portions raides en pierrier, dans le vallon de la Plagne Vaumard (là encore, c’est plus facile en début de saison).
  • Dénivelé total important.

Les infos essentielles

  • Carte IGN TOP25 3433OT Allevard / IGN TOP25 3335ET Le Bourg d’Oisans
  • Altitude minimum : 998m
  • Altitude maximum : 2887m
  • Distance : environ 17 km
  • Horaires : comptez entre 8 et 10 heures hors pauses
  • Balisage : Jaune jusqu’au premier chalet de la Grande Valloire puis, au bas du vallon de la Plagne Vaumard, entre le refuge de Combe Madame et l’arrivée. Le reste de la randonnée s’effectue pour partie sur sentier non balisé (jusqu’au Lac Blanc) ou hors sentier.

Itinéraire

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Du parking, prendre le large sentier balisé qui s’élève le long de la rive gauche du ruisseau de la Valloire, puis du ruisseau Perdu. La pente, relativement soutenue, s’assagit vers 1700m, lorsqu’on sort de la forêt. Le sentier file alors à flanc de coteau (belle vue sur la vallée du Haut Bréda et le massif de la Chartreuse) et on aperçoit rapidement le premier chalet de la Grande Valloire.

Quitter le chemin balisé sous le chalet, immédiatement après la passerelle franchissant le ruisseau de la Valloire (1823m) : prendre alors le sentier bien marqué qui suit la rive droite de ce torrent.

Parvenu au Lac Blanc (2125m), il faut abandonner ce sentier, qui conduit au Lac Noir et au col de la Valloire, pour s’élever, sud-est, dans la combe d’Arguille, en contournant par la gauche le promontoire morainique qui scinde en deux branches la partie basse de cette combe (photo 3).

Se réorienter plein sud vers 2400m pour gagner le bas du glacier d’Arguille, et remonter celui-ci (pente à 30-35 degrés). Le col d’Arguille (2755m), bientôt en vue, est la dépression située sur la gauche du petit cirque rocheux dominant le haut du glacier (photo 7).

Pour gravir le Pic de la Grande Valloire, il faut d’abord cheminer sous l’arête, à droite (coté sud-est, donc : photo 12) puis rejoindre le fil de celle-ci sous le premier éperon rocheux, qui se contourne cette fois par la gauche, comme d’ailleurs le suivant. Attention : il faut sortir les mains, chercher des prises... et le rocher n’est pas forcément d’une fiabilité à toute épreuve. Premiers passages gazeux, en versant ouest.

La portion finale de l’ascension, qui s’effectue sur l’arête, est très exposée et comporte quelques pas délicats, exigeant prudence et concentration.

Retour au col d’Arguille par le même itinéraire ou à peu près. On peut alors enchaîner avec l’ascension du Rocher d’Arguille, qui s’avère nettement plus facile alors que, du bas, il donne plutôt l’impression contraire.

Pour la débuter, il faut franchir le col et contourner par le sud, en descendant d’une vingtaine de mètres à flanc de coteau, l’éperon rocheux qui barre la base de l’arête est de la montagne. On repère alors aisément l’itinéraire qui, profitant d’un couloir, permet de regagner cette arête au niveau d’une brèche (présence de cairns). On bascule à ce moment en face nord pour aborder le seul passage escarpé et exposé de l’ascension (photo 32), qui débouche sur le plateau sommital, quant à lui parfaitement débonnaire.

Descente par le même itinéraire, dont il faut prendre grand soin de ne pas s’écarter.

Une fois parvenu sous le col d’Arguille, auquel il est naturellement inutile de remonter, obliquer plein sud puis sud-est dans la combe de la Plagne Vaumard, et la descendre au mieux, en fond de thalweg (photo 46). Ressauts et replats se succèdent dans une ambiance d’abord essentiellement minérale (pierrier parfois instable).

Gagner dès que possible les pentes herbeuses, où apparaît une sente qui, après une brève traversée vers la droite, descend en lacets vers le sentier de Combe Madame, qu’elle rejoint en aval du refuge du même nom.

Il ne reste plus alors qu’à suivre ce sentier balisé, lequel pénètre rapidement dans la forêt, passe devant le premier chalet de Combe Madame (site enchanteur) puis rejoint la Martinette et le hameau du Collet, près d’un plan d’eau. De là, on peut regagner le point de départ de la randonnée soit par le chemin de la Tour et du Cley, soit par la route.

Dernière modification : 22 août 2018
Col de la Valloire (2751m) en boucle

A propos

Auteur de ce topo :

Randonnée réalisée le 1er juillet

Topo publié le 4 juillet

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (7).
  • par Le 4 juillet à 23h47

    Un grand bravo, pour la course et pour le topo parfait.

  • par Le 5 juillet à 07h34

    Merci alain !

  • par Le 5 juillet à 09h27

    Aïe aîe encore deux que je désespère de faire un jour !!! Je les voyais me narguer de la chambre de la maison familiale pendant plus de 10 ans...

    P. S. Appel pas désintéressé du tout... si tu est partant pour le Brec d’Arguille, le Pic du Frêne ou le Grand Pic, n’hésite pas à me contacter !

  • par Le 5 juillet à 09h32

    ... tu es ...

  • par Le 6 juillet à 06h40

    Le Grand Pic de Belledonne ? C’est bien au dessus de mes moyens, ça ! Bec d’Arguille ou Pic du Frêne, pourquoi pas ?

  • par Le 6 juillet à 09h26

    @ Marcadau : pas si dur que ça le grand Pic ! Surtout à 2 et vu que tu as fait le Coolidge.
    Pour le Coolidge, g sorti la corde. Pour le grand Pic, elle est restée sur le sac, pas de rappel obligatoire à la descente.

  • par Le 6 juillet à 17h06

    Voici, à propos du Grand Pic de Belledonne, un avis des plus autorisés : "Pour moi, plus difficile, plus raide et plus expo que le Viso".

  • par Le 6 juillet à 18h01

    Je suis d’accord, d’autant plus que le Viso l’itinéraire est balisé à la peinture.
    J’ai fait Viso en solo et le Gd Pic avec un copain, je n’aurais pas fait l’inverse.

  • par pépé rémyLe 10 juillet à 20h57

    tres belles photos comme le coach pour parlez la langue de dante

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