Port Cros (199m), Tour de l’île - Îles d’Hyères

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
620m
Durée :
1 jour

Quelques bâtiments blottis les uns à côté des autres, des eaux émeraudes, des palmiers, l'arrivée à Port-Cros est magique. Le petit port semble sortir des "Mers du Sud". Cette île paradisiaque correspond au cœur du Parc National de Port-Cros créé en 1963. Un parc terrestre et maritime. Le tour de l'île est une longue et magnifique randonnée qui permet d'apprécier le contraste entre la sympathique côte nord et la sauvage côte sud où les crêtes "tombent"de presque deux cent mètres dans la mer. De nombreuses variantes permettent de la moduler. Les plages de sable sont une invite à la baignade qui est autorisée. Une randonnée montagneuse qui débute et se termine par une promenade en mer. Magique et inoubliable ! – Auteur :

Accès

Accès maritime toute l’année au départ de Hyères ou du Lavandou. Les autres ports assurant la traversée seulement "en saison".

Précisions sur la difficulté

  • Essentiellement tenir un horaire : il ne faut pas manquer la dernière vedette de l’après-midi, surtout si on consacre un peu de temps pour une baignade.
  • Attention aux enfants à l’approche de quelques falaises verticales.

Les infos essentielles

  • Carte : IGN TOP25 3446ET
  • Tracé IGN
  • Altitude de départ : 0m
  • Fortin de la Vigie : 199m
  • Mont Vinaigre : 194m
  • Horaire : 5h00/7h00
  • Distance : 16km
  • Dénivelée : 620m

À propos de l’horaire
Parti à 10h20, j’étais de retour à 15h30. J’avoue avoir fait "chauffer les baskets".

  • Au départ pour m’extirper des 200 passagers de la vedette
  • Sur les crêtes, où le brouillard m’a fait craindre un orage possible
  • Après la pointe du Cognet, car j’ai entrevu la possibilité de prendre la vedette de 15h40

L’horaire donné par la Maison du Parc est de 7h00. Je pense qu’ils prennent une marge afin que les randonneurs ne manquent pas la dernière vedette.

Le Parc National de Port-Cros

La traversée
Seuls les ports de Hyères et du Lavandou assurent la liaison toute l’année. Les autres ports assurent des liaisons "en saison".

  • 1h15 de traversée par Hyères - 22,5km.
  • 0h35 de traversée par la vedette directe du Lavandou - 16,5km.
  • 1h00 par la vedette du Lavandou qui fait une escale préalable à l’île du Levant.

Les vedettes du Lavandou

Les vedettes de Hyères

Réglementation et risques d’incendie
Indépendamment des règles habituelles à respecter dans les parcs nationaux, s’ajoute la réglementation en cas de risques d’incendie.

L’avertissement du parc :

ATTENTION : En cas de risque sévère d’incendie (sécheresse + vent), les massifs forestiers sont fermés à le fréquentation du public et la circulation n’est autorisée que sur les chemins d’accès aux plages.

  • Renseignements au 04 98 10 55 41. En cas d’incendie, appeler le 18 ou le 112. Ne pas s’éloigner de la mer.
  • La carte des sentiers autorisés en cas de risque.
  • Il est interdit de fumer dans l’île mais toléré sur le port.

Balisage

  • Panneaux à toutes les intersections.

La "carte de Karen"

Itinéraire

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Le sentier de l’itinéraire proposé ici débute entre deux des bâtiments du village.

Suivre le "Sentier des Plantes" qui contourne le Fort du Moulin puis suivre "Plage de la Palud".

Au bout de la plage prendre un escalier en direction de "Port Man par la Galère".

On passe près de la Pointe de la Galère et on continue le sentier qui va descendre dans la baie de Port Man.

On arrive à une bifurcation. Prendre à droite un chemin qui continue le tour de l’île, direction "La Sardinière".

  • A gauche, c’est la direction du Fort de Port Man. 1,5km en aller/retour sans intérêt car on ne voit rien.

On arrive vers un panneau qui indique "Le Tuf" sur la gauche.

Suivre ce petit sentier et descendre les 100 mètres de dénivellation pour atteindre le sauvage secteur de la Pointe du Tuf.

Remonter sur le chemin principal, direction "La Sardinière".

A la Sardinière, ferme en restauration, petit pont, prendre un sentier sur la gauche "La Vigie - Les Crêtes". A ce jour (2013), ce sentier ne figure ni sur la carte IGN ni sur la "carte de Karen".

Remonter ce sentier et atteindre "Fortin de la Vigie". C’est une installation militaire qui ne se visite pas.

Suivre la petite "route stratégique" de desserte du fortin jusqu’à une bifurcation.

La route descend sur le port, prendre la piste au sud-ouest qui continue sur les crêtes.

On arrive à une bifurcation. On peut suivre la piste jusqu’à la plate-forme d’une ancienne batterie qui offre un point de vue sur les côtes, panneau "Îlot de la Gabinière".

Revenir à la bifurcation et suivre le sentier, panneau "Les Crêtes".

On arrive à un belvédère aménagé.

Continuer le sentier, direction "Mont Vinaigre".

Le Mont Vinaigre est un peu à l’écart du sentier. La vue est un peu bouchée par la végétation mais quelques rochers à sa périphérie révèlent des vues intéressantes sur la côte.

Revenir sur le sentier et poursuivre jusqu’au belvédère sur la Pointe du Corgnet.

  • Entre le point de vue sur l’Îlot de la Gabinière et la Pointe du Corgnet, on croise plusieurs vallons : de la Solitude, de la Pomme d’Or, de la Fausse Monnaie, du Janet qui sont autant de raccourcis pour revenir au village.

Continuer le sentier de crêtes, direction "Plage Sud".

Après la plage, suivre la direction "Village".

Dernière modification : 16 mai 2018
Esterel - Les Gorges du Blavet

A propos

Auteur de ce topo :

Randonnée réalisée le 7 mai 2013

Topo publié le 31 mai 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 31 mai 2013 à 13h32

    Dernière minute : ajout d’une vidéo de présentation du Parc National de Port Cros (PNPC).

  • par heremeLe 2 juin 2013 à 18h23

    Quelques notes.

    • Anse de la Fausse-Monnaie : pas de relations connues avec une étymologie sensée, mais ce n’est pas faute d’idées, dont une galéjade à la marseillaise ( "Le vallon aurait appartenu à deux propriétaires, M. Fosse et M. Monnet", mais bien entendu ni date ni preuve cadastrale).Or cette anse est nommée "Lamonoy" sur une carte de Jacques Ayrouard (Pilote Real des Galères du Roy) : "Nouvelle carte du golfe de Marseille" de 1736. Ce pourrait être en fait tout simplement un patronyme, lui-même issu d’un corruption de "monnaie".
      Il a d’ailleurs tracé un "Plan de Porte Crose" en 1734.
    • Port-Cros devrait son nom actuel à sa forme en creux.
    • Le parc national de Port-Cros, créé en 1963, était le seul dont l’Etat était entièrement propriétaire. Des tombes, des canalisations et des pièces d’or attestent la présence d’une colonie romaine. Il subsiste du Vème des ruines de bâtiments dans le vallon de Notre-Dame, appartenant au monastère de
      Lérins.
    • Le Groupe des iles d’Hyères était connu des Grecs sous le nom des Stoechades ( " rangées en ligne"). Le nom est conservé dans les "canyons sous-marins des Stoechades".
      Les textes décrivent :
      Presqu’ile de Giens : Hypaea (Protè =première)
      Porquerolles "Messé" (île du Milieu) des Grecs (Pomponiana romaine)
      et par ailleurs, l’archipel de Planasie, avec
      Sturium (Bagaud),
      Phoenice (Port Cros),
      Phila (Le Levant).
      Le nom de Stoechades a également été donné à une herbe abondante à Port Cros, la "Lavandula Stoechas"
      ("Monographie des iles d’or", Emile Jahandiez, Laffitte Reprints,1929. "Les iles d’Hyères, fragments d’histoire", Jean- Pierre Brun et al., Actes Sud, 1997).
    • Photo 3 : "l’or d’un soleil tout neuf tremblait sur les rides d’une mer paisible" comme disait
      Jonathan de la photo 23.
    • Île de Bagaud (accès interdit) : l’île aux rats.
      "Le Parc national de Port-Cros, sous la coordination scientifique de l’Institut Méditerranéen d’Ecologie et de Paléoécologie(IMEP), a lancé un programme de restauration écologique de la réserve intégrale de Bagaud (58ha), par élimination d’une espèce invasive : le Rat noir (Rattus rattus). Ce programme vise principalement à la conservation d’un site sanctuaire mais également à l’acquisition de données pionnières fondamentales et appliquées sur la restauration écologique de systèmes insulaires méditerranéens.
      Les opérations d’éradication se sont déroulées en septembre 2011 au cours de la période de moindre activité biologique des espèces indigènes. En effet, la méthode d’éradication retenue pour l’île de Bagaud relative à ses caractéristiques physiques, biologiques et réglementaires est la lutte intégrée. Le principe de celle-ci repose sur l’emploi successif du piégeage non vulnérant et de la lutte chimique (Pascal et al., 1996 ; Pascal et Chapuis, 2000) qui s’effectue théoriquement sur un mois complet (Lorvelec & Pascal, 2005). "

    "Le site, propriété du Conservatoire du littoral, est colonisé par deux espèces exogènes particulièrement envahissantes : la « griffe de sorcière » (sorte de plante grasse rampante - ficoïde, ""carpobrotus") et le rat noir - grand amateur, entre autres, d’oeufs de puffins - qui mettent en péril son exceptionnel patrimoine biologique ..."

  • par Le 2 juin 2013 à 18h54

    Bonjour hereme.
    Merci pour tes recherche sur ce paradis de Port-Cros.
    J’ai intégré le texte de Richard Bach à la photo : il est très beau, comme tout le livre d’ailleurs. Et aussi le film.
    Connais-tu l’origine de Port Man ?

  • par heremeLe 4 juin 2013 à 02h03

    Non, je ne connais pas d’origine authentifiable pour Port Man. On peut cependant éliminer le "Man" anglais, ces derniers ayant occupé les îles que tardivement (500 Anglais envahissent le fort du Moulin en 1711, de 1742 à 1747 la flotte anglaise mouille à Hyères, décembre1793 - janvier1794 : les escadres anglaises et espagnoles se réfugient aux îles d’Hyères. les Anglais surprennent la garnisonde Port-Cros et s’emparent du Château, puis quittent l’île en détruisant les forts, notamment la Tour de l’Eminence, les forts de l’Estissac et de Port Man, coupent les oliviers et pillent les habitations, ravagent à nouveau les îles en 1795 en emportant le bétail, Port-Cros est une base avancée de Nelson en 1804-1805). Je ne vois pas non plus de rapport avec la "man" (main) provençale.

    • 1521 : Piri Re’is, neveu de l’amiral ottoman, le kapudan pacha Kemal Re’is, décrit les îles d’Hyères dans le Livre de la Mer, portulan de Méditerranée. Les îles sont alors appelées les Trois Iles. Il cite Port Cros, appelé "Porto Uskudalu" (Port de l’Ecuelle), abrité par "une petite île qui arrête le vent qui vient du nord-ouest", la baie de Port Man, dite "Porto Korso" (cf § ci-dessous 1591 ...), "bon mouillage où on trouve de l’eau un peu saumâtre". La passe entre Port Cros et le Levant est un "passage profond", mais il faut éviter un rocher près du cap que l’on voit à la surface de l’eau. La Gabinière est un "îlot rond" dit "Bon Omu" ("Bon Homme"), au sol raboteux. Porquerolles est nommée "Pontara", le Grand Ribaud Rabaldi, petit île de chaque côté de laquelle on peut passer, et dont le "mouillage est bon". Hyères est appelée Aris, Larich en arabe. La rade d’Hyères est réputée un "bon lieu d’ancrage, aux eaux calmes, pouvant servir de mouillage à trois cents ou quatre cents navires". Les baies situées à l’est sont réputées pouvoir servir de mouillage aux galères.
      (The Historical Research Foundation, Kitab i Bahriye, Piri Re’is, vol. 3, Ankara, 1988)
    • 1591 : les forteresses de Ports Cros (Port Cors à l’époque, à rapprocher du "Porto Korso" ci-dessus - une relation avec la Corse ?), le fort du Moulin et celui de Port Man apparaissent sur la première carte de Provence par Pierre-Jean de Bompar, juge royal de Grasse, destinée au duc de Savoie pour l’envahissement de la Provence.
Chargement en cours Chargement en cours...
Veuillez patienter ...
Nouveau commentaire
Nous vous conseillons de vous connecter !

Astuce : Si votre commentaire est long, aérez-le en créant des paragraphes. Pour cela, il suffit de laissez une ligne vide entre ceux-ci !