Serre de Beaupuy (1745m), Tête de Praorzel (1691m), les Quatre Têtes (1669m), Sommet de la Montagnette (1972m) en traversée par le Col de Côte Chèvre, le Pas du Loup et le Pas des Brebis

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
900m
Durée :
1 jour

Superbe traversée sauvage par les sommets entourant le Vallon de Combeau. La descente par le Pas du Loup et celui des Brebis est inédite sur le site AltitudeRando. – Auteur :

Accès

ACCÈS EN VOITURE

  • Départ de la randonnée, au lieu-dit Granges de Combeau sur la commune de Treschenu-Creyers.
  • Sur la RD.1075 au niveau de Clelles – Gare en direction du Col de la Croix Haute, prendre à droite la D.7 en direction de Châtillon-en-Diois et Col de Menée. Du col, descendre le versant drômois sur la D. 120, puis au point IGN 939m, 3 km avant les Nonnières, dans une épingle, prendre à droite la D.515 en direction de Bénevise. Traverser le hameau, poursuivre sur la D. pour pénétrer dans la Vallée de Combau.
  • Se garer avant le Gîte d’étape après le pont sur la gauche enjambant le Ruisseau de Combeau.

Précisions sur la difficulté

  • Totalement hors sentier, mis à part l’accès au Col de Côte Chèvre.
  • La descente du Pas du Loup et du Pas des Brebis est aléatoire, choisir le Pas du Gris.
  • Randonnée requérant une bonne visibilité, le brouillard et la pluie sont strictement déconseillés.
  • Carte et boussole indispensables.

Les infos essentielles

  • Randonnée effectuée le 25/05/2017.
  • Participant : seul.
  • Carte : IGN TOP 25 3237 OT Glandasse – Col de la Croix Haute
  • Altitude de départ : 1365m
  • Altitude atteinte : 1972m du Sommet de la Montagnette.
  • Horaire : à peu près 6h00
  • Distance : environ 12 km
  • Dénivelé : environ 900m
  • Positions GPS du Serre de Beaupuy
    • Longitude : 5.570°
    • Latitude : 44.760°
  • Balisage :
    • Traits jaune/vert simplement jusqu’au Col de Côte Chèvre.
    • Aucun ensuite.

Itinéraire

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AUTOUR DU VALLON DE COMBEAU

Prendre la direction du Col de Côte Chèvre Les Nonnières comme l’indique le panneau du lieu-dit Granges de Combeau. Suivre un chemin qui remonte sud-ouest, et le lâcher pour un sentier au niveau d’un coude.

Ce nouveau sentier continue en légère ascension déversant, et parvient au Col de Côte Chèvre.

Saisir sur la gauche une sente matérialisée par des cairns. La suivre sur la large arête sud puis l’arête ouest en se faufilant parmi les pins et genévriers.

Elle atteint le point IGN 1745m, sommet de Serre de Beaupuy.

  • D’ici, on aperçoit sa crête qui s’étire vers l’est.

La suivre facilement jusqu’à son terme au moment où elle bifurque vers le sud.

  • D’ici, on aperçoit le Col de la Lauzette.

Le rejoindre en descendant la pente boisée. Poursuivre vers l’est et gravir la pente herbeuse pour atteindre la butte au point IGN 1651m sur la Crête de Grande Leirie.

Prolonger sur la Crête de Grande Leirie vers le nord, d’abord herbeuse, puis caillasseuse. Quitter l’arête au moment où les pins obstruent le passage, pour suivre momentanément une bonne trace en versant ouest.

Notre trace remonte rapidement sur le fil, parcourant la crête pour atteindre le point IGN 1714m butte en partie boisée. Continuer jusqu’à atteindre l’angle nord.

La sente se faufile dans la pente vers l’ouest parmi les pins, passe au-dessus des ravines donnant naissance au Ruisseau des Ruines. Descendre dans un petit vallon et reprendre la crête vers le nord pour gravir par une bonne trace la Tête de Praorzel.

Descendre sur le col sans nom au point IGN 1628m. Parcourir en suivant une trace toute la crête dégarnie vers nord-ouest, en restant au plus près du ravin. La crête devient bientôt semi-boisée, la trace se fraye un passage parmi les pins.

On passe au niveau du départ du sentier des Quatre Têtes, qu’on laisse à droite pour insister en dessous du fil, puis sur un replat garni de blocs rocheux, dominant le plateau et le sentier se dirigeant vers le Pas de l’Essaure.

Descendre à vue sur la Cabane de l’Essaure dans la lignée avec le Sommet de la Montagnette.

  • Bien sûr, la descente sur la cabane peut se réaliser bien avant.

Partir vers l’ouest, en laissant dans un beau vallon la trace desservant le Col du Creuson. Remonter la rive gauche ou droite du talweg issu de la Source de Grailler. Après être passé devant le regard de la Source de Grailler, suivre une trace bien visible qui remonte vers le Pas de la Coche.

  • Un superbe vallon sauvage s’offre à nous.

S’avancer d’une cinquantaine de mètres, et se diriger à gauche vers un petit promontoire. Suivre un petit vallonnement évident, puis commencer une traversée vers le sud pour apercevoir l’arête ouest du Sommet de la Montagnette.

Viser un petit couloir rocheux matérialisé par un cairn. Facilement surmontable, se hisser sur l’arête. Suivre désormais une ligne de cairns pour atteindre le Sommet de la Montagnette point IGN 1972m.

Suivre vers le sud la ligne de crête herbeuse, atteindre facilement le Sommet de Ranconnet au point IGN 1961m.

Poursuivre en crête, toujours herbeuse, descendante légèrement pour joindre le Grand Pas.

  • Grand Pas, repérable par des cairns en bordure de ravins. Reconnaissable, par une petite plate forme rocheuse surplombant son couloir.
  • Continuer la descente relativement peu pentue, passer une faille profonde sur le plateau, puis un peu plus loin un cairn signale le départ d’une sente dans un pierrier en versant est, le Pas du Loup.

Prolonger la descente, en s’écartant de quelques dizaines de mètres du ravin. On tombe alors sur une petite saignée herbeuse orientée ouest/est, parsemée de quelques blocs au départ côté ouest, et cairnée dans son creux.

La suivre facilement vers l’est jusqu’en bordure de pente, le Pas des Brebis. Une sente fuit vers la droite un instant puis se perd. Descendre un instant vers le sud, puis est, jusqu’à trouver une bande herbeuse dominant une petite barre rocheuse orientée nord-ouest/sud-est.

La suivre alors longuement dans sa pente, puis vers 1500m, virer au sud, pour apercevoir les ravines. Y descendre au mieux, en essayant de rester sur sa rive droite, pour trouver vers 1450m approximatif une ligne cairnée descendant du Pas du Gris.

La saisir, elle dévale les petites arêtes de ravines, pour sortir finalement dans les prairies. Suivre finalement la rive droite d’un petit cours d’eau, jusqu’à trouver un chemin d’alpage. Le suivre à droite vers une piste descendante sur le lieu-dit Granges de Combeau.

LE PAS DU GRIS

  • Au cas où vous seriez désireux de descendre par le Pas du Gris, à la place du Pas du Loup et le Pas des Brebis.

Du Grand Pas cité plus haut, partir sud-ouest pour traverser un vallon et viser un petit col herbeux sur l’arête, au nord de la butte point IGN 1894m.

Descendre ouest sud-ouest, en s’écartant d’une barre, attraper un talweg donnant naissance à la Fontaine de Colombette, dotée de vieux bachassons.

  • À proximité immédiate de la Fontaine de Colombette, dans la Plaine du Tisserand, un grand lapiaz incliné vers le sud est visible.

S’engager sur une trace vers le sud, sous le flanc ouest de la butte 1894m. On arrive alors au bord d’une petite dépression, où une ruine devient bientôt visible.

Stoppé net sans y descendre, pour virer sud-est dans un beau vallon cairn. La sente passe au bord du pierrier, sous les barres rocheuses de la butte 1894m sous son flanc sud bien visible sur l’IGN.

  • Arrivé au bord dominant un pré pentu, repérer une rampe de droite à gauche cairn.
  • Repérer en contrebas, visible à l’œil nu, un grand cairn dans une clairière.

À partir d’ici, le sentier dévale en forêt de pins, il est alors mieux marqué. Il dévale une ravine souvent sur une de ses arêtes, pour finalement sortir dans les vastes prairies proches des Granges de Combeau.

Suivre alors la rive droite d’un petit cours d’eau, jusqu’à trouver un chemin d’alpage, qui mène à une trentaine de mètres sur la piste descendante vers le pont sur le Ruisseau de Combeau.

Journée du 25/05/2017.

L’idée de cette randonnée est née cet hiver, étant venu plusieurs fois pour pratiquer la raquette. Étant revenu plusieurs fois dans le secteur, pour me rendre compte de la fonte. Ma dernière sortie au Jocou le 21/05/2017 m’a permis de constater le bon avancement de cette fonte.

C’est par obligation que je reviens seul, ce n’est pas faute d’avoir proposé de m’accompagner. Je pars de chez moi vers 5h45. Me préparant sur la rive gauche du Ruisseau de Combeau, je vois arriver un randonneur seul, s’arrêtant à ma hauteur pour tomber les couches de vêtements. Il fait beau, le soleil illumine le Pas du Gris que je distingue en face, là-haut.

7h45, j’enquille le chemin, le randonneur solitaire est parti devant moi depuis 5 minutes. Non je ne lui cours pas après. J’arrive au Col de Côte Chèvre, en une vingtaine de minutes. Première chose, je repère de suite cette trace signalée par un cairn, aperçu sur l’écran de mon P-C en mode satellite. Bien marquée, j’atteins rapidement le sommet, ça change de la dernière venue dans la neige.

Je parcours ces crêtes très fleuris de Trolles d’Europe, de Gentianes de Koch, d’Orchis sureau, d’Orchis mâle, de Narcisses, de Tulipes sauvages, de Soldanelles et autres, ces vallons sont une merveille en cette saison.

Et que dire de ces 2 jeunes chamois, remontant de la Cabane de l’Essaure, fuyant la foule et remontant vers moi. Étant tapi dans l’ombre d’un gros pin, difficile pour eux de me différencier. Ils s’arrêtent à une vingtaine de mètres de moi, puis me regardent un instant. Ne faisant aucun geste, ils continuent à venir vers moi. Scotché là, se rapprochant de plus en plus, n’étant plus qu’à une dizaine de mètres, j’enclenche mon APN. Mais c’est sans compter sur le tilouit de l’APN qui fera fuir illico presto les 2 compères.

Et ce petit lièvre à l’ombre d’une grosse pierre que je dérangerai en montant l’arête ouest de la Montagnette qui décampera rapidement. Et ce sympathique couple de l’Ain, après le Sommet de Ranconnet avec qui j’échangerai un bon moment avant de dévaler vers le Pas du Loup. Venu passer plusieurs jours dans leur fourgon aménagé.

14h00, j’avale le casse-croûte dans la hâte au bord du chemin, belle salle à manger, n’est ce pas ?

Avant de remonter au Col de Menée, je descends au village des Nonnières pour ingurgiter une mousse bien fraîche, avant de reprendre la route.

Que faut-il de plus pour être heureux ?

Dernière modification : 16 mai 2018
Serre de Beaupuy (1745m) par le Col de Menée

A propos

Auteur de ce topo :

"va avec confiance dans la direction de tes rêves, vis la vie que tu as imaginé". "Laisse ton esprit s’évader et tes pieds suivre tes rêves".

Topo publié le 30 mai 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (10).
  • par Le 30 mai 2017 à 13h52

    Bonjour Patrice.
    Voilà un bien beau topo qui condense à peu près tous les beaux coins qui bordent le Vallon de Combau, avec de superbes points de vue. Au fait, un petit détail : "Combau", ça s’écrit avec ou sans "e" ? La carte IGN écrit "Combau" mais il y a parfois de mauvaises orthographes sur les cartes IGN. Etant souvent sur place, tu sais peut-être ce qu’il en est vraiment ?
    Dans tes photos, j’aime beaucoup les #39, #40 et #45 vers le nord. MENTION SPECIALE pour la photo #39 avec tout le bassin de Chichilianne, le Goutaroux, le Baconnet, le Mont Aiguille, le Grand Veymont et toute la partie sud de la barrière orientale du Vercors jusque vers la Grande Moucherolle. Magnifique !

  • par Le 30 mai 2017 à 14h55

    Bonjour ViveLaMontagne.
    Merci de ton commentaire.
    J’avais remarqué l’erreur sur les cartes IGN.
    Sur place tous les panneaux l’écrivent avec un E.
    D’ailleurs même à l’entrée de Bénevise, le gros panneau nous indique la direction du Vallon de Combeau.

    patrice

  • par Le 30 mai 2017 à 16h02

    Ho c’est beau ce coin. Dommage que se soit si loin !!! Question est-ce que ça passe sur la Crête de la Grande Leirie depuis le col de Menée

  • par Le 30 mai 2017 à 16h17

    Bonjour Yann.
    Bien sûr que ça passe pour parcourir la Crête de Grande Leirie en partant du Col de Menée.

    D’ailleurs j’ai plusieurs topos du secteur.

  • par Le 30 mai 2017 à 23h43

    Eh oui Patrice ! Je t’aurais bien accompagné si j’avais pu.....Quel dépaysement ces immensités de hauts plateaux, on se sent tout petit ! Et toujours de si belles photos pour s’évader......Et toutes ces fleurs font un bien beau bouquet......C’est vraiment la belle saison pour faire ça !

  • par Le 1er juin 2017 à 00h21

    Bonjour VLM and C°.

    • Au sujet de Comb(e)au(x).
      Comme d’habitude encore une toponymie variable. Dans un pouillé de Die (XIVème siècle), on trouve un "Priorissa de Combellis", qui est donc une appellation locale latinisée. Les archives de la Drôme (E1719) fournissent "les Combaux" en 1336.

    Dans une note critique de l’histoire cartusienne, les auteurs utilisent "le Combau". René Verdier, dans "Le Combau : chartreuse avortée ? ", Bulletin du CERCOR , no 33, 2009, p. 119-140, écrit "Le Combau" : ... un établissement féminin éphémère et évanescent, sis à plus de 1 200 m d ’altitude dans la zone méridionale du Vercors (diocèse de Die). ... Entre 1274 et 1321 au plus tard, un embryon de communauté habitant sur place est attesté par deux ou trois documents peu explicites connus par des copies de la fin du XVIIe siècle. ... En 1321 au plus tard, la communauté et ses possessions furent réunies au prieuré des moniales de Saint-André de Ramières dont elles provenaient peut-être. Ce dernier était alors en train de se détacher de l’ordre cartusien ; sous le coup d ’une excommunication à partir de 1292, il reprit son autonom e en 1336 tout en gardant des coutumes cartusiennes, ce qui explique que les profanes continuèrent à assimiler ses habitantes à des chartreuses. On ne peut cependant souscrire à la thèse selon laquellele Combau aurait été un établissement « pleinement cartusien » (p. 135). Ce nom n’apparaît qu’une fois dans les cartes du Chapitre général à propos de l’obit de domina Reimbauda quondam priorissa de Combellis morte en 1310, formulaire effectivement utilisé par le Chapitre pour désigner les prieures de l’ordre (voir carte de 1315). ... Il omet surtout de noter qu’en 1301 déjà, la maison n’apparaît pas dans la liste des couvents affiliés à l’ordre dressée par la carte du Chapitre général. Combau ne fut donc pas une chartreuse, même avortée, mais une communauté qui, dans le dernier quart du XIIIe siècle, a peut-être tenté de solliciter son rattachement à l’ordre cartusien ...

    Personnellement, je préfère "Combau", il n’y a aucune raison ni liguistique ni étymologique de transformer le "bau" en "beau". On y retrouve le même phénomène d’attraction que le fameux Bochaine transformé en Beauchêne !

    • Quelques notes.
      Treschenu : « trois chenaux », soient le Sareymond issu du col de Menée, le Comb(e)au depuis la Fontaine des Prêtres et l’Archiane venant de la Fontaine de Tournière dans le cirque d’Archiane. A noter une particularité : la commune a été fusionnée avec celle de Creyers, alors que le village de Creyers était inhabité depuis la dernière guerre mondiale.
    • Autre anecdote : il existe dans les archives les traces d’un monastère (donc Combau), dépendant de l’abbaye de Montmajour-lès-Arles, fondé vers 610 dans le vallon dont au sujet duquel ... par une nommée Meltride, envoyée par sainte Radegonde (ex-reine de Neustrie répudiée par Clotaire Ier). Ce couvent fut détruit par les Sarrasins vers 735 ; quelques religieuses ayant échappé au massacre seraient venu se réfugier à (les) Non(n)ière(s) (orthographe et article variables au cours des siècles), d’où le nom. Il est dit qu’une cuve de pierre provenant de ce couvent constitue actuellement la fontaine des Nonnières, et qu’un bénitier se trouve dans l’église actuelle.
      Quelques sources : Guide du Diois, 1995 ; Chroniques de Treschenu et Creyers, Centre social, culturel et sportif de Treschenu-Creyers ; Almanach du Vieux Dauphinois, 1997 ; archives de la mairie de Treschenu-Creyers.
  • par Le 1er juin 2017 à 11h59

    Merci hereme pour l’histoire.

  • par Le 1er juin 2017 à 12h10

    Bonjour, sympa et original ton itinéraire !

  • par Le 1er juin 2017 à 15h26

    Merci Cédric je sais que tu connais ces coins !

  • par Le 1er juin 2017 à 23h22

    Merci Hereme pour vos précisions historiques très pointues et toujours passionnantes......Faire travailler nos pieds n’empêche pas de nourrir notre cerveau ! lol !

  • par nanouLe 2 juin 2017 à 17h50

    tres belles photos vous etes le Maître du vercors , merci de nous faire decouvrir ces beaux plateaux et vallons

  • par Le 2 juin 2017 à 18h19

    Le Maître du Vercors, je n’irai pas jusque là quand même. Même si je connais pas mal ce massif et que j’ai bien bourlingué !

    Merci nanou.

    patrice

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