L’Etale (2483m) Sortie du 13 juillet 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Conditions météo

Brumes de pente tenaces bouchant malheureusement la vue au sommet.
Température agréable.
Terrain moyennement humide dans les zones avec de la végétation.

Récit de la sortie

Contexte.

Voilà un bon moment que je n’étais retourné en Haute-Savoie.

A l’occasion d’une semaine de villégiature en famille (les grands-parents ayant la charge de garder les petits enfants pendant les vacances scolaires), j’obtiens la "clearance" familiale pour deux sorties en montagne.

Avoir "l’autorisation parentale" c’est une chose, mais encore faut-il que la météo donne la sienne.
Et là, ce n’était pas la bonne semaine !

Après le passage de pluies faisant suite à une semaine caniculaire, les abords du lac d’Annecy retrouveront assez rapidement des conditions assez estivales, mais les montagnes environnantes resteront encombrées par les nuages.
Les deux sorties projetées se réduiront à une et encore en se motivant.

Les idées de sortie étaient nombreuses : La Tournette (où tout a commencé pour moi il y a une quinzaine d’années, La Pointe Percée (faite il y a une dizaine d’années sous la brume), Le Charvin par l’itinéraire alpin côté Ugine que j’adore ou cocher un nouveau sommet avec l’Étale qui trainait depuis un moment dans le classeur des nouveautés à faire.

Tout bien réfléchi, autant essayer un nouveau sommet avec l’Étale.

La sortie.

En me rendant au départ et en voyant les montagnes alentour dans la brume, j’adopte la stratégie de "la rando à tiroir" qui consiste à se fixer des points intermédiaires où une fois arrivé, on décide de continuer ou non.

À force de privilégier les Alpes du sud, le sud de la Savoie (Maurienne) et le sud du 45éme parallèle, j’avais oublié comme c’est beau la Haute-Savoie : les prairies d’un vert profond, les sous-bois enchanteurs, les petits chalets croquignolets et les grandes falaises calcaires.

C’est beau par ce que c’est bien arrosé. Et ça génère des brumes de pentes, Ces brumes de pentes sont gênantes pour la visibilité lointaine, mais exemptes de risque de précipitation et conférent une belle ambiance montagnardes aux lieux.

Après les alpages et petits chalets du début, viennent les sous-bois, puis un passage d’herbes hautes jusqu’à la Creuse qui trempent bien les bas de pantalon (ça aussi j’avais oublié !).

Au col coté 1997 sur l’IGN, j’entends des bêlements qui font un peu monter l’adrénaline et qui proviennent probablement de l’alpage de Tardevent situé plus bas.

C’est brumeux et glauque, mais on y voit et je décide de continuer la montée d’abord par un sentier bien tracé et cairné, puis par une zone caillouteuse, puis au final terreuse jusqu’au col donnant accès au petit couloir rocheux permettant d’atteindre la crête.

Le couloir rocheux se passe très bien et je finis par arriver au sommet où on ne voit rien : le massif du Mont-Blanc, ce sera pour une autre fois !

Je reste une heure là-haut car il ne fait pas froid malgré le manque de soleil.

Descente par le même itinéraire en appréciant quand même l’ambiance générale très "montagne" de ce sommet de moyenne altitude.

Étant en début de vacances scolaires, en semaine et par une météo assez moyenne, les rencontres se réduiront à deux personnes : une du coin qui fait l’aller retour par le raccourci signalé dans le topo et une autre qui ne fera pas le sommet mais une boucle dans le secteur passant par Tardevant.

Données.

Dénivelé relevé : 1320m pour 9km.

Dernière modification : 23 octobre 2017