Cime de la Jasse (2478m) Sortie du 10 juin 2018

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Conditions météo

Voile nuageux ne laissant la place qu’à de timides éclaircies.

Récit de la sortie

L’avantage de ce printemps assez peu clément niveau météo est qu’il permet d’économiser un peu de carburant, ce qui tombe à point nommé. Après tout, à quoi sert de faire de nombreux kilomètres pour se retrouver la tête dans les nuages, alors qu’on peut tout aussi bien le faire à quelques pas de la maison. Depuis le début de l’année, et mise à part une incursion sur les hauts plateaux du Vercors, je la joue plutôt local, favorisant jusqu’alors la Chartreuse. Mais la fonte des neiges permet enfin de commencer à envisager de belles sorties en Belledonne. Même si le temps est maussade, direction Prabert donc pour tenter de monter faire un tour à la Cime de la Jasse. En cas d’impossibilité, le secteur regorge de plans B permettant d’aviser sur place.

Le départ à 7h du parking du Pont de la Betta s’effectue dans une fraîcheur accentuée par une brise vivifiante. L’eau est omniprésente, que ce soit dans les torrents ou sur les sentiers. On patauge, on flic, on floc. En ce printemps bien arrosé, les montagnes semblent essentiellement constituées d’eau. L’intérêt majeur de la randonnée débute peu après le habert d’Aiguebelle, en cours de rénovation. Le sentier entre, en serpentant entre les torrents et les gouilles, dans le magnifique vallon du Vénétier, prétexte à la déambulation et à la contemplation, tout du moins dans sa première partie. La montée se fait ensuite plus rude et je finis par rencontrer les premiers névés au niveau du lac inférieur, à environ 2000m. Je poursuis, et tandis que les lacs supérieurs ne sont encore que des gouilles en dégel, ce sont des champs de neige (encore plus d’un mètre par endroits) qui semblent voués à compliquer la suite de la montée. N’ayant pas envie de couper dans les pierriers ni de batailler dans les pentes neigeuses, je déclare forfait et redescends vers le habert d’Aiguebelle.

Une astucieuse traversée sous des barres rocheuses permettent d’atteindre rapidement le sentier menant au Pas de la Coche, objectif de repli de la randonnée. Le secteur est certes moins beau, avec la ligne à haute tension qui coupe le paysage, mais la vue est plus ouverte et on peut déambuler à l’envi sur les crêtes débonnaires qui l’entourent. Je m’y attarde un long moment, observant le Pic de Belledonne, qui semble totalement inaccessible vu de ce côté, ou vers le nord-est le secteur de la Dent du Pra et du Pic de la Belle Etoile. Vers le sud est, le Pic de l’Etendard est enveloppé dans un nuage cotonneux, de même que les sommets des Ecrins.

Je commence la descente au moment où une éclaircie un peu plus franche réchauffe l’atmosphère, et rend le cheminement jusqu’au départ plus sympathique. Un bien beau secteur dont on ne se lasse pas.

Dernière modification : 10 juin 2018