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Conditions météo

Eté indien.

Récit de la sortie

Direction le refuge du Carro en cette fin d’été pour gravir en couple la Levanna occidentale avec cette météo somptueuse qui a accompagné la rentrée des classes. Voir la sortie du lendemain ICI.

Arrivés au refuge à midi, pas question de jouer les marmottes l’après-midi : ce sera col du Carro pour madame, et reconnaissances du côté des Aiguilles Rousses pour moi.

Retour donc sur le sentier du pied de l’Ouille de Gontière, puis montée en direction des barres qui défendent l’accès aux Aiguilles Rousses de ce côté, pour inspecter les couloirs les plus à l’est et trouver la montée la plus directe, qui permette à la descente d’enchaîner sans trop de remontée vers le col de Gontière.

En fait, sans neige, ces couloirs sont assez scabreux avec des pierres qui bougent beaucoup. Je trouve enfin mon bonheur après une énième redescente, dans un couloir que j’emprunte sur une trentaine de mètres avant de sortir à gauche sur une croupe herbeuse... et de me retrouver dans un champ d’edelweiss !

En définitive, l’itinéraire habituel doit se trouver assez près à ma gauche et le passage par un autre couloir n’apporte pas grand-chose. Mais la qualité et la quantité de la flore vaut le détour ! Il y avait de nombreuses années que je n’avais rencontré d’ "étoiles des glaciers", et c’est la quatrième fois depuis un mois que j’en photographie !

Arrivé sur le plateau supérieur, je suis obligé de prendre pied sur un bout de névé assez incliné sur une centaine de mètres, et je suis surpris qu’il soit aussi compact à cette heure de l’après-midi ; je sors le piolet qui trouve bien son utilité.

La remontée au col entre les aiguilles rousses, dans un petit couloir pierreux, est pénible : 3 pas en avant, deux en arrière... Puis enfin deux pas dans la corniche et je suis sur une arête d’une rare sécheresse, alors que je domine le glacier des sources de l’Isère. Quel panorama à couper le souffle ! Une visite à la Grande Aiguille, un petit tour à la Petite et je rejoins mon itinéraire de montée jusqu’en dessous de la grande barre rocheuse où je prends la direction du col de Gontière.

A force d’observer la flore et les sommets magnifiques, le temps a passé très vite, et il ne serait pas raisonnable de pousser jusqu’à l’Ouille de Gontière. Ce sera pour une autre fois ! D’ailleurs, la fatigue commence à se faire sentir et j’arrive au col de Gontière pour admirer le Pas du Bouquetin, lui aussi presque entièrement déneigé. Heureusement que je ne suis pas passé par là à la montée : le couloir et l’arête sans neige me semblent d’une grande instabilité...

Redescente vers le refuge, rencontre avec un chamois curieux, et vue magnifique sur l’itinéraire du lendemain. Noémie nous a préparé un repas somptueux et la nuit au refuge permettra de récupérer pour la balade du lendemain.

Les Aiguilles Rousses me laissent une excellente impression : un bon dénivelé, un itinéraire qui excède la simple randonnée sans proposer de vraies difficultés techniques, et une altitude qui permet de bénéficier d’une vue magnifique... Le silence pour moi tout seul... Je serais bien resté un peu plus longtemps, mais j’étais attendu au refuge !

A n’entreprendre à mon avis qu’avec une bonne visibilité : une grande partie de l’itinéraire se fait "à vue", sans repères au sol.

Dernière modification : 15 septembre 2013

A propos

Auteur de cette sortie :

Vieux mâle ayant fait son premier 4000 à 7 ans. Une addiction à la montagne et au génépi depuis.

Randonnée réalisée le 3 septembre 2013

Publiée le 15 septembre 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 15 septembre 2013 à 11h52

    Ah, la Vanoise( un peu de chauvinisme), il n’y a rien de plus beau !!!

  • par Le 15 septembre 2013 à 17h00

    Bonjour. Oui, c’est beau la Vanoise.

    "3 pas en avant, deux en arrière..." : je me suis dit exactement la même chose dans la pente finale de la face sud lors de l’ascension du 31 juillet 2012.

  • par Le 15 septembre 2013 à 21h39

    Je vois qu’il n’y a ici que des passionnés de Vanoise. Pour ma part, j’ai fait ma première Levanna (depuis Bonneval à ski en AR dans la journée) quand j’avais 15 ans... C’est un peu comme Obélix tombant dans le chaudron de potion magique... à base de génépi de la Vanoise !

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