Grande Aiguille Rousse (3482m) par la face Sud Sortie du 3 septembre 2013

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Grande, rousse et sèche !

Conditions météo

Eté indien.

Récit de la sortie

Direction le refuge du Carro en cette fin d’été pour gravir en couple la Levanna occidentale avec cette météo somptueuse qui a accompagné la rentrée des classes. Voir la sortie du lendemain ICI.

Arrivés au refuge à midi, pas question de jouer les marmottes l’après-midi : ce sera col du Carro pour madame, et reconnaissances du côté des Aiguilles Rousses pour moi.

Retour donc sur le sentier du pied de l’Ouille de Gontière, puis montée en direction des barres qui défendent l’accès aux Aiguilles Rousses de ce côté, pour inspecter les couloirs les plus à l’est et trouver la montée la plus directe, qui permette à la descente d’enchaîner sans trop de remontée vers le col de Gontière.

En fait, sans neige, ces couloirs sont assez scabreux avec des pierres qui bougent beaucoup. Je trouve enfin mon bonheur après une énième redescente, dans un couloir que j’emprunte sur une trentaine de mètres avant de sortir à gauche sur une croupe herbeuse... et de me retrouver dans un champ d’edelweiss !

En définitive, l’itinéraire habituel doit se trouver assez près à ma gauche et le passage par un autre couloir n’apporte pas grand-chose. Mais la qualité et la quantité de la flore vaut le détour ! Il y avait de nombreuses années que je n’avais rencontré d’ "étoiles des glaciers", et c’est la quatrième fois depuis un mois que j’en photographie !

Arrivé sur le plateau supérieur, je suis obligé de prendre pied sur un bout de névé assez incliné sur une centaine de mètres, et je suis surpris qu’il soit aussi compact à cette heure de l’après-midi ; je sors le piolet qui trouve bien son utilité.

La remontée au col entre les aiguilles rousses, dans un petit couloir pierreux, est pénible : 3 pas en avant, deux en arrière... Puis enfin deux pas dans la corniche et je suis sur une arête d’une rare sécheresse, alors que je domine le glacier des sources de l’Isère. Quel panorama à couper le souffle ! Une visite à la Grande Aiguille, un petit tour à la Petite et je rejoins mon itinéraire de montée jusqu’en dessous de la grande barre rocheuse où je prends la direction du col de Gontière.

A force d’observer la flore et les sommets magnifiques, le temps a passé très vite, et il ne serait pas raisonnable de pousser jusqu’à l’Ouille de Gontière. Ce sera pour une autre fois ! D’ailleurs, la fatigue commence à se faire sentir et j’arrive au col de Gontière pour admirer le Pas du Bouquetin, lui aussi presque entièrement déneigé. Heureusement que je ne suis pas passé par là à la montée : le couloir et l’arête sans neige me semblent d’une grande instabilité...

Redescente vers le refuge, rencontre avec un chamois curieux, et vue magnifique sur l’itinéraire du lendemain. Noémie nous a préparé un repas somptueux et la nuit au refuge permettra de récupérer pour la balade du lendemain.

Les Aiguilles Rousses me laissent une excellente impression : un bon dénivelé, un itinéraire qui excède la simple randonnée sans proposer de vraies difficultés techniques, et une altitude qui permet de bénéficier d’une vue magnifique... Le silence pour moi tout seul... Je serais bien resté un peu plus longtemps, mais j’étais attendu au refuge !

A n’entreprendre à mon avis qu’avec une bonne visibilité : une grande partie de l’itinéraire se fait "à vue", sans repères au sol.

Dernière modification : 15 septembre 2013

Photos « Grande Aiguille Rousse (3482m) par la face Sud »

Maison en pierre au dessus de l’Ecot Sous la cascade du Montet Montée au refuge Ouille Noire et Pointe du Montet Belle surprise au sortir du couloir ! Ouille noire et pied de lion blanc... Attention où vous mettez les pieds ! Les piles d’assiettes sous le col entre les deux Aiguilles Rousses Le piolet devant les sommets de la Haute Maurienne, heureux d’avoir pris l’air et vu de la neige... De la Grande Aiguille Rousse, la Haute Maurienne... Les Levannas, et les glaciers à l’agonie La petite Aiguille Rousse, la Grande Motte et la Grande Casse Du glacier des sources de l’Isère au massif du Mont-Blanc, en passant par l’Italie De la Dent du Géant à la Grivola, en passant par le Grand Combin et le Valais Grivola et Grand Paradis Le glacier des sources de l’Isère, encore bien enneigé pour un mois de septembre De la Petite Aiguille Rousse, la Grande, la corniche et le glacier tous deux en fin de vie Pointe du Montet, Aiguille Pers, Pointe du Gros Caval et Col du Montet Encore des Edelweiss Comment s’en lasser ? Lac sans nom sous les Aiguilles Rousses et sous l’Ouille de Gontière La Levanna occidentale, objectif du lendemain Un ami chamoisé curieux devant la Levanna occidentale Le lendemain, la Grande Aiguille Rousse se reflétant dans le Lac Blanc La petite et la Grande Aiguille Rousse et la Cime du Carro depuis l’itinéraire de la Levanna occidentale