Grande Tête de l’Obiou (2789m), par la voie normale de la Vire de la Cravate Sortie du 18 octobre 2014

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Un temps parfait pour mon premier Obiou.

Conditions météo

Conditions parfaites.

Récit de la sortie

Mon petit séjour dans le Dévoluy continue, je viens de réaliser le Gigon par un itinéraire original. Le soir, le ciel se dégage de tout nuage et le soleil se couche dans une ambiance rougeoyante. La journée de demain s’annonce lumineuse.

Je réfléchis encore sur l’ascension du lendemain... la Tête de l’Aupet... la Tête de Lapras... Non, ce sera l’Obiou !
Allez, c’est parti pour les Payas et la longue piste forestière. J’arrive finalement sur le parking sous une nuit étoilée. Je me couche assez tôt après un bon repas en observant les étoiles.

Je me réveille vers 6h00, mais il est encore trop tôt pour partir. En effet, je voudrais profiter du lever de soleil sur la magnifique face est de l’Obiou. Cela me laisse le temps de préparer mes affaires et de prendre un petit déj’.

Je pars vers 7h00 en direction de l’alpage au pied de la montagne dévoluarde. A 7h15, je suis en place. La ligne d’horizon, formée par les sommets des Ecrins et la montagne de Faraut, commence à s’enflammer et l’aube se fait de plus de plus claire.
Il me faut attendre jusqu’à 7h57 pour que le sommet de la Grand Tête de l’Obiou s’enflamme à son tour... L’instant est magique...

A 8h04, le soleil éclaire de moitié cette face est d’un joli jaune-orangé. Ce somptueux spectacle dure jusqu’à 8h30 lorsque le soleil surgit enfin de derrière la montagne de Faraut. Il est maintenant l’heure de se mettre en marche vers ce mythique sommet.

Cela commence par une approche tranquille dans le vallon suivi d’une montée assez forte qui, malgré tout, permet de prendre de l’altitude rapidement. Le décor minéral de la combe du petit Obiou renforce l’austérité de l’ascension.

J’arrive un peu avant 10h00 au passage clé : le fameux couloir. L’itinéraire est bien balisé et tout se déroule bien malgré la forte exposition du passage. Un quart d’heure plus tard, l’énorme bastion sommital se dresse devant moi.

Je continue en direction de la vire de la Cravate que l’on accède après une grimpette ludique de blocs. Ce passage dans la falaise de calcaire en bancs est bien différente des parois calcaires que j’ai pu rencontré auparavant dans les Bauges ou en Chartreuse.
C’est ce qui fait du Dévoluy un massif des pré-alpes unique. Et cela est amplifié par les hautes altitudes auxquelles les montagnes dévoluardes culminent.

Après un petit passage de descente au milieu de la vire puis un autre passage de grimpette à sa sortie, je débouche sur les pentes sommitales plus douces. Le sommet est tout proche... ça y est... cairn en vue ! YES !

Il est 11h00, cela fait 2h45 d’ascension soit trois quart d’heures de moins que le Grand Ferrand. Mais quelle ascension complète ! Et quel panorama ! La journée est parfaite, le soleil est au rendez-vous et pas un nuage dans ce grand ciel bleu.

Je fais la rencontre avec quelques personnes au sommet dont deux qui sont montés par la face nord et deux autres qui connaissent AltitudeRando et l’extraordinaire topo de Michel de la Grande Tête de l’Obiou par le Rattier, l’Arête Nord du Bonnet de l’Évêque, le Malpasset et par le Vallon de Casse Rouge.
Cette fameuse arête nord paraît très escarpée voire inabordable. Chapeau Michel !

Après une heure et demi de contemplation, il me faut revenir sur terre. La descente ne s’annonce pas si aisée, il va falloir être attentif car la prudence est requise. Le temps de se re-concentrer, et c’est parti !

D’abord descendre jusqu’à la vire, remonter la petite cheminée pendant sa traversée, dés-escalader les gradins puis rejoindre le col avant la descente du couloir qui est la plus exposée. Mais finalement, tout se déroule mieux que je ne l’aurais pensé.

Je prends une pause dans l’herbe qui domine le vallon pour profiter encore de la vue sur les Ecrins, plus belle par l’éclairage d’après-midi.

Et enfin retour à l’alpage, je retrouve l’arbre du lever de soleil pour quelques dernières photos avant de regagner la voiture.

Quel sommet ! Et quelle ascension ! Certainement la plus belle que la Montagne m’ait offert... Un magnifique cadeau... mais qui se mérite !

Dernière modification : 24 octobre 2014