Pico Aneto (3400m)

Difficulté :
Alpinisme
Dénivelé :
1600m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Tout bon pyrénéiste a comme point de mire l'Aneto, point culminant des Pyrénées, situé en Espagne. Il a tout pour plaire, une rando classique, un long glacier de plus de deux km et une peite arrête rocheuse terminale pour se frotter au rocher. Alors cet été 2005, direction l'Espagne et le toit des Pyrénées !

Accès

Parking Besurta

Itinéraire

14H30 de marche (poses incluses)

Après un arrêt à Bossost pour déjeuner on arrive au parking Besurta à 16 heures, les sacs bouclés prêts pour la grande aventure ! Le bus nous mène au plan d’Estans et les choses sérieuses commencent à 16:30. Le chemin parfois pavé nous mène au refuge de la Rencluse en 1 heure, tranquille.

Pour être sur de pouvoir dormir au refuge de la Rencluse, vous devez d’abord téléphoner pour réserver les nuités (974.55.21.06), le gardien parle français mieux que je ne parle espagnol ou catalan... Il vous sera demandé d’envoyer un chèque de réservation à "Refugio de la Renclusa,C.P. 22440 Benasque, Huesca". Le refuge est en cours de rénovation (2005), certaines parties ne sont pas ouvertes et de nombreuses palettes vides et autres résidus de chantiers courrent autour du refuge. Néanmoins, l’accueil y est bon ainsi que la nourriture et la literie.

Au petit matin (5:50), c’est le départ. Le chemin part plein Sud derrière le refuge rive droite du barranc de la Maladetta. Il se redresse rapidement pour gravir les pentes du pic de la Renclusa en direction de la crête des Portillons. D’abord bien marqué, le sentier s’estompe pour laisser place à la caillasse. De nombreuses cairns et surtout de nombreux pyrénéistes indiquent la voie. Vers 2600m (1:30) on arrive au pied d’un grand névé, c’est le moment de chausser les crampons bien que la neige soit assez molle. Bien évidement, l’état d’enneigement dépend de la saison ! La trace suit le névé et se rapproche progressivement de la crête des Portillons.

Vers 2900m (2:50), on déchausse les crampons pour gravir la rocaille de la crête et chercher le Portillon supérieur, point de passage obligé pour accéder au glacier de l’Aneto. Il faut passer en dessous d’un pluviomêtre, peu visible au mileu des rochers. On fini par trouver le Portillon supérieur (3:10) et on découvre le magesteux glacier de l’Aneto. Il faut mettre un peu les mains pour descendre prendre pied sur le glacier où l’on rechausse les crampons. On chemine sur la neige pas trop dure jusqu’à un chaos de granit. Vu l’état du glacier en glace vive après la caillasse, nous avons décidé de ne pas nous y aventurer mais de contourner cette partie par le bas pour ensuite remonter vivement en direction du col de Coronas. On y arrive après 6heures d’effort ! (3200m).

Ce qui reste impressionne car la pente s’accentue franchement, une petite pose est de rigueur pour récupérer, l’altitude se fait sentir !. On repart pour l’ascension finale, encordés cette fois, contrairement à la majorité ! La montée est rude comme attendu pour contourner la pointe Oliveras puis on arrive sur de la rocaille où il faut déchausser les crampons. Le reste de la montée est moins rude pour arriver au fameux pas de Mahomet (7:30, 2390m). Il y a foule dans les 2 sens et le pas de Mahomet est peu large ! Nous avons patienté 1/2heure, impossible de passer, un peu d’autodisciple ne serait pas de trop... Notre ascension s’est donc arrêtée là, fiers et heureux quand même.

On reprend le même chemin pour la descente jusqu’au col de Coronas (8:10). Au passage on trouve quelqu’un montant en "basquettes", une petite fille pleurant de fatigue houspillée par ses parents, on voit de tout partout finalement, la connerie monte même là haut. Arrivé au col, plutôt que de reprendre la voie classique, on descend tout droit nord-est pour dévaler le glacier en direction de la vallée de Barrancs. La descente est difficile car la neige n’est pas portante, on s’enfonce jusqu’aux genoux tous les trois pas, impossible de faire de la ramasse ! Un peu de souffrance mais j’aime bien faire ces circuits en boucle ! Vers 2750m (10:00) on quitte la neige pour prendre une moraine sur la droite du vallon. La voie est évidente bien que non cairnée.

Vers 2300m (11:55) on atteind le ruisseau de Barrancs et on rejoint un chemin qui longe le ruisseau rive droite parmi de gros blocs. La pente s’adoucit et on arrive au pla des Aigualluts (13:00, 2050m). Là, remonter le ruisseau de l’Escaleta rive gauche pour trouver le pont et le traverser. En fait, en 2005, le pont a été détruit ! Nous avons tourné 30 minutes sur le pla des Aigualluts pour trouver un point de passage au sec. Peine perdue, nous avons du traverser le ruisseau de l’Escaleta à gué.

Le chemin est maintenant plat, bien tracé et très facile. On arrive au trou du Taureau ou fauro dels Aigualluts, source de la Garonne (13:35). Le site est magnifique, l’eau des ruisseaux de Barrancs et de l’Escaleta provenant des glaciers du massif de la Maladeta se jette dans cet immense trou pour ne ressortir que de l’autre coté de la montagne. Le sentier descend puis remonte d’une centaine de mêtres sous le pic de la Renclusa pour rattraper le chemin qui mène au refuge de la Rencluse. On atteind rapidement le plan d’Estans (14:30) où l’on peut s’assoir en attendant le bus.

Dernière modification : 16 mai 2018
Tour et ascension des Posets (3375m)

La carte du topo « Pico Aneto (3400m) »

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Photos « Pico Aneto (3400m) »

Vue du névé menant au portillon supérieur, en bas le refuge de la Rencluse Vue du glacier de l’Aneto depuis le portillon supérieur La fin de l_ascension du glacier de l_Aneto et le col de Coronas Le fameux pas de Mahomet Vue de la vallée de Barrancs Le ruisseau de Barrancs, au fond, l’Aneto et son glacier Trou du Taureau ou fauro dels Aigualluts