Pointe des Estaris (3086m) par les Sommets Drouvet (2654m) et de Prelles (2953m)

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1500m
Durée :
1 jour

L'ascension épique du point culminant du secteur d'Orcières-Merlette, parsemé de lacs, mais également, de toutes les installations techniques de sa station de ski.

Accès

Depuis Gap, gagner la vallée du Champsaur, au Nord, par la Route Napoléon puis le Col de Manse (D944).
Passer le village de Pont-Du Fossé et à un croisement, prendre à droite la Vallée du Drac Noir en direction d’Orcières.
Dans le village, bifurquer à gauche afin de rejoindre le Nord-Ouest de la Station d’Orcières-Merlette et se garer.

Précisions sur la difficulté

  • La difficulté principale de cette ascension, en dehors des pentes raides sous la Pointe des Estaris est constituée du passage d’un grand ressaut rocheux de son arête Sud, juste au-dessus du Col de Prelles. Il s’agit de se frayer un chemin dans cette zone tourmentée. Ça passe par la gauche d’un ressaut impressionnant qu’il faut contourner par plusieurs petites escalades (pas de II+), ou à la droite par la traversée d’une vire et la courte remontée d’une dalle, suivie d’un pas de III. Ceci permet ensuite de rejoindre le plan incliné de la Pointe des Estaris qui se rétrécit sur le haut, puis suivre l’arête Sud pour rejoindre le sommet.
  • La traversée du Sommet de Prelles peut impressionner sans pour autant être difficile techniquement.

Les infos essentielles

  • Carte IGN : TOP 25 - 3437 ET "Orcières-Merlette"
  • Altitude minimum : 1802 m
  • Altitude maximum : 3086 m
  • Distance : environ 22 km
  • Horaires : comptez entre 7h30 et 8h30
  • Balisage : type PR / couleur jaune jusquau pied du Col des Pisses, puis hors sentier.

Itinéraire

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Depuis le haut de la Station (Nord-Ouest), suivre les nombreux panneaux jaunes en direction de "Drouvet".

Emprunter les larges pistes de la station qui serpentent sur la crête Ouest du grand cirque d’Orcières-Merlette et qui rejoint le Sommet Drouvet (2654m) où se situe l’arrivée du télémix Drouvet2 et celle du télésiège de la Croze des Hommes.

Poursuivre au Nord le sentier balisé qui passe sous la face Est de la Pointe des Pisse.

Bifurquer ensuite à gauche sur une sente qui se perd dans la montée afin de rejoindre péniblement le Col des Pisses

Du col, remonter l’arrête Sud du Sommet de Prelles (2953m) et gagner celui-ci sans difficulté technique majeure.

Effectuer ensuite prudemment, la raide descente de son arête Nord et rejoindre le Col de Prelles.

Du col attaquer l’arête Sud de la Pointe des Estaris qui vient buter assez rapidement sur une zone tourmentée qu’il va falloir traverser.

  • Il s’agit là, du passage clé de cette ascension.

Contourner une grand et impressionnant ressaut constitué d’une roche délitée et instable.

Deux options :

  • Remonter à gauche du ressaut, (même si à vue d’œil, cela ne semble vraiment pas engageant) pour ensuite grimper un ou deux ressauts et bifurquer au-dessus à droite. Ceci permet de rejoindre le plan incliné terreux.
  • Partir franchement à droite par une vire assez évidente dans les roches tourmentées.
    Au bout de cette vire, éviter le passage très exposé sous une excroissance rocheuse où il est nécessaire de se coucher afin de passer dessous, mais remonter à gauche, juste avant cet obstacle délicat, une petite portion d’une dalle inclinée à environ 25 degrés, pour la gravir par un pas de III à droite, 4 mètres plus haut. On rejoint le plan incliné juste après.

Remonter ensuite celui-ci en se rapprochant de l’arête.

Éviter par la droite, une ou deux zones dallées qui pourraient être glissantes, et rejoindre le sommet de la Pointe des Estaris (3086m) orné d’un cairn.

Par temps clair, la vue est sublime sur toute la Vallée du Champsaur, avec notamment : Vieux Chaillol, Pic de Parières, Sirac, et au loin : Pelvoux, Sans Nom et Ailefroide.

Au Nord-Est et à l’Est, toutes proches, la Pointe de Rougnoux et la crête de Dormillouse qui dominent la Vallée de Freissinières, et également, le cheminement complet de l’itinéraire du Roc Diolon (3071m).

Et en contrebas, bien évidemment la vue plongeante sur le grand Lac des Estaris et sa couleur turquoise.

Descente :

Descendre l’arête Sud de la Pointe des Estaris et privilégiant la droite du ressaut (sens inverse - éviter la dalle et la vire) afin de rejoindre le Col de Prelles.

Emprunter la bonne sente qui rejoint le Lac des Estaris, puis les larges pistes de la station qui permettent de rejoindre les nombreux lacs du secteur Lacs Jumeaux, Lac Profond, et Lac des Sirènes, notamment.

Se diriger ensuite vers le Sud-Ouest toujours sur les très bons sentiers ou sur les larges pistes afin de rejoindre le haut de la Station d’Orcières-Merlette.

Dernière modification : 22 septembre 2018
Sommet de Prelles (2953m) par son versant nord, en boucle par le col de Prelles

A propos

Auteurs de ce topo : , ,

Randonnée réalisée le 20 septembre

Topo publié le 22 septembre

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (7).
  • par Le 29 septembre à 15h10

    Jolie bambée !
    Question bête : Y a t-il possibilité de redescendre à droite du ressaut pour le contourner et remonter ensuite de l’autre coté à gauche pour rejoindre la ligne de crête ?
    Sur la photo ça paraît possible (mais les photos ne reflètent pas toujours le coté pentu des choses).
    C’est juste au cas où je me trouverais mal à l’aise devant le ressaut, je me suis toujours dit que je ferai ce sommet et je ne voudrais pas avoir à faire demi tour suite à une angoisse (ça m’arrive rarement, mais ça m’arrive).
    Sinon vous avez très bien expliqué le franchissement du ressaut.
    Bravo !

  • par Le 30 septembre à 16h16

    Jolie ballade. J’avais réalisé en hiver la traversée des crêtes du sommet Drouvet jusqu’aux Estaris en passant par le Roc des Hommes et le sommet de Presles, et j’avais bivouaqué au sommet des Estaris. L’itinéraire des crêtes enneigées ne posait pas de gros problèmes, sauf un passage un peu délicat aux Estaris, 10 mètres en 55/60 degrés dans une neige fondue au soleil. (J’étais passé légèrement en versant nord). Superbe vue sur les Ecrins du sommet...
    http://zupimages.net/viewer.php?id=18/39/38c7.jpg

  • par Le 30 septembre à 20h41

    Désolé Johnny, mais je n’ai pas bien compris ton interrogation. Nous sommes descendu justement, à droite du ressaut (dans le sens de la descente). Mais on n’a pas besoin de remonter pour poursuivre sur l’arête (descente), après avoir descendu à droite du ressaut !?!?!?

  • par Le 26 octobre à 14h10

    Je pense que ce que voulait savoir Johnny (et qui m’intéresse aussi), c’est de savoir si on pouvait contourner le ressaut en descendant bien au sud presque jusqu’à l’altitude 2700m et remonter dans le plan incliné....
    Merki ;)

  • par Le 27 octobre à 02h25

    Eh bien, je m’en excuse par avance, mais je ne comprends toujours pas ??? si dans la descente, on contourne le ressaut par la droite, c’est à dire proche de la ligne de crête (tracé bleu sur la photo n°32), on n’a pas besoin de remonter le plan incliné pour poursuivre la descente vers le Col de Prelles ??? on est sur l’arête et on a juste à poursuivre la descente sur la ligne de crête jusqu’au Col de Prelles, point final. Sinon, toujours dans la descente, on contourne le ressaut par la gauche (tracé rouge sur la photo n°32) et là, il faut descendre le pas de III, puis la dalle, et partir dans la vire à sa droite (sens inversé par rapport à la montée) afin de rejoindre la ligne de crête en dessous du ressaut que l’on vient de contourner par la gauche, pour rejoindre le Col de Prelles. Je ne comprends pas vos interrogations sur le fait de REMONTER le plan incliné dans la descente ??? dans cette descente, il n’y a, à aucun moment une remontée.

  • par Le 27 octobre à 02h35

    Okéééééééééééééé, je pense que j’ai enfin compris, vous voulez, je pense, effectuer une jonction en traversée entre le tracé bleu et le rouge au dessus de la vire que l’on a emprunté à la montée, ça doit être ça ! alors, effectivement, sur la photo cela semble tout à fait possible, mais, je ne peux pas répondre à cette question, car nous n’avons pas essayé cette option, j’en suis désolé. Tout ce que je peux dire, c’est que nous avons trouvé plus sécurisant de descendre par le tracé bleue (alors qu’à la montée, cela paraissait très impressionnant) que d’essayer de descendre par le pas de III et la dalle, puis la vire, on a eu l’impression que c’était plus facile, et nous n’avons pas trouvé la descente du tracé bleu très "gazeuse". voilà ! mais bon ! sur ce genre de terrain, c’est un peu l’aventure, donc, il faut quand même avoir déjà été sur ce genre de terrain, il y a un peu d’instinct à avoir là dedans... voilà ! j’espère avoir répondu au mieux à vos interrogations.

  • par Le 27 octobre à 12h03

    Bon je me suis peut-être mal exprimée : Pour faire l’ascension (et pas la descente) et pour éviter complètement le ressaut, en admettant que j’arrive du lac, en montant au nord-est de ce dernier passer à droite de la barre et remonter le plan incliné ? Si c’est pas plus clair, pas grave ;)

  • par Le 27 octobre à 12h21

    AAAAAAH ! ça concerne l’ascension alors !!! je comprends mieux, pppfff ! il fallait le dire. Alors, par rapport à ce que j’ai vu, contourner le ressaut par la droite pour rejoindre le plan incliné et poursuivre l’ASCENSION, c’est un grand NON ! ça plonge vraiment ! j’ai vraiment eu l’impression de ne pas avoir eu le choix à la montée, empunter la vire bifurquer à gauche sur la dalle, et couper celle-ci en grimpant à droite le Pas de III, nous a paru (nous étions 3) le plus facile. Mais possible qu’à la montée, prendre le tracé bleu (que nous avons emprunté à la descente) pourrait être plus facile techniquement, ce qui ne le parait absolument pas vu d’en bas.

  • par Le 27 octobre à 12h30

    Après en arrivant du lac des Estaris, ce qui n’est pas le cas dans ce topo puisque nous arrivions du sommet de Prelles, c’est sûrement possible d’éviter le ressaut, bien sûr, et de monter tout droit dans la pente à droite de l’extrémité Est de celui-ci, même si ça doit être très raide et pas du tout stable. mais quand on suit notre topo et que l’on arrive du sommet de Prelles, pour éviter le ressaut, il faudrait vachement redescendre à l’Est et perdre, je ne sais pas... 60 mètres de dénivelé ou plus... et cette idée ne nous a même pas effleuré...

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