Sommet du Tromas ou du Troumas (2509m)

Difficulté
Difficile
Dénivelé
1309m
Durée
demi-journée
Localiser le sommet

Avertissements et Droits d'auteur

Magnifique montagne et fort bastion d'entrée du massif de l'Estrop. Celui ou celle que les pente très raides et les pas d'escalade facile mais exposée ne rebutent pas découvrira une crête sommitale démente, un fort sentiment de solitude et une belle ambiance aérienne.

Accès

Digne-les-Bains, La Javie, Prads-Haute-Bléone, Les Eaux Chaudes, Parking de l’Estrop ou du lac des Eaux Chaudes.

Itinéraire

  • Carte : IGN TOP25 3439 ET
  • Altitude du départ : 1200 m
  • Altitude du sommet : 2509 m
  • Durée de l’ascension : 3 h45
  • Durée de la descente : 2 h

Ascension

L’itinéraire est entièrement hors sentier mais balisé jusqu’au bastion final par une ligne faite d’une multitude de minuscules cairns, ligne que l’on perd très souvent. Ce tracé est cependant très intuitif et se retrouve tout aussi facilement.

Au parking, au lieu d’emprunter la piste qui mène à La Combe puis au refuge de l’Estrop, il faut deviner à gauche un départ de sente (petits cairns) qui file doucement dans le sous-bois, qui tourne à angle droit plein est au bout de cinquante mètres, qui surplombe le lac et atteint le bas du vaste pierrier au-dessus de l’aire de stationnement.

Il faut traverser en oblique ce pierrier (quelques cairns) pour parvenir au pieds des rognons de falaise qui subsistent en haut, à droite (gros cairn).

Puis en remontant le pierrier en longeant par la gauche ces petites falaises, on parvient au-dessus de ces édicules ; les cairns se multiplient, la sente apparait parfois : on traverse à flanc pour atteindre les ruines Le the vers 1600m. Première partie éprouvante et fatigante.

La sente, parfois évidente, parfois obscure, part à gauche (cairns) et traverse la forêt de pins sylvestres. Elle va sans tergiverser, souvent en ligne droite, mais au moins à l’ombre...Quand on perd (souvent) le tracé, on le retrouve en allant au plus direct ou en observant les branches mortes coupée à la scie et non brisées naturellement.

Pas de champignons, mais belle et profonde ambiance dans une forêt qui ne connaît pas la présence humaine.

On arrive alors aux premiers espaces herbus.

Les cairns, toujours bien présents, nous invitent à attaquer cette pente très raide, frontalement ; on rencontre souvent des ressauts où quatre mains sont indispensables pour passer. Puis la pente reprend, toujours aussi raide. Il s’agit d’arriver au sommet de cette arête qui mène à l’épaule douce et réparatrice du Tromas. On découvre tout à coup, en quelques pas, le bastion final. Grosse et belle surprise : on se rend compte à quel point jusqu’à présent, la marche a été éprouvante et sans réel intérêt, le regard planté dans le pente.

En s’approchant, on devine aisément l’itinéraire car on découvre un cairn au somment d’un dernier ressaut qu’il faut escalader (III) en six ou sept pas (ou en opposition pour ceux qui maitrisent la technique). Exposition réelle et léger dévers. En débouchant ensuite sur la crête sommitale bien aérienne, on aperçoit un peu plus loin le sommet, l’enthousiasme vous prend et vous oubliez vite de prendre des marques pour la descente...

Descente

Même itinéraire, avec la plus grande prudence durant la désescalade. J’aurai bien accepté un peu de corde, un marteau, deux ou trois pitons et un peu de cordelette pour faire un petit relais de fortune. Je ne sais pas le faire mais pour l’occasion j’aurais appris.

Dernière modification : 16 mai 2016

Photos « Sommet du Tromas ou du Troumas (2509m) »

Au parking, le début du sentier. Le début du pierrier initial. Il faut ensuite viser à pleine droite les petites falaises en cours d'érosion totale. Itinéraire approximatif de la traversée du pierrier. Vue générale du pierrier. Pénible montée dans le pierrier pour contourner et passer au-dessus des rognons. Nombreux Cairns. Premier ressaut à la sortie de la forêt. Deuxième ressaut. L'arrête herbue qui mène à l'épaule Premier aperçu du bastion final avec itinéraire approx. Le bastion final avec l'itinéraire dans le dernier ressaut. Un final en forme de très très belle récompense. En s'approchant Trois ou quatre mouvements d'escalade. Pas de becquets bien solides : la descente en rappel est impossible. Désescalade un peu péteuse mais ça passe. En découvrant petit à petit la crête sommitale Vers le sommet. Belle ambiance. En regardant vers le retour. Ambiance pendant la descente. Itinéraire global approx. Un autre point de vue, plus rassurant, sur le dernier ressaut à gravir