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Sortie du 29 juillet 2019 par Dyn’s Pic de Parières (3076m) et les lacs de Crupillouse

Quelle merveille ces grands lacs de Crupillouse, nichés dans leur écrin minéral... Et comme si ce n'était pas suffisant, je m'offre le luxe d'un bivouac au sommet du Pic de Parières...

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Conditions météo

Beau temps.

Récit de la sortie

Départ du parking à l’entrée des Baumes en début d’après-midi, celui à la sortie du hameau est full ! Je vais croiser du monde en chemin ! Ayant prévu de bivouaquer aux lacs de Crupillouse, une seule question me taraude pendant l’approche, est-ce que je monte au sommet du Pic de Parières pour le coucher ou le lever de soleil...?

Le soleil est bien présent mais il chauffe bien moins que lors des dernières canicules. Et avec ce petit vent rafraîchissant, la montée est bien agréable. S’insinuant dans un raide versant par des séries de lacets entrecoupées d’une grande vire, elle est remarquable. Des cascades magnifient d’autant plus le décor.

Le verrou des lacs est encore haut, il y a quand même 1350m de dénivelé à partir des Baumes ! Je les enfilerai en 2h45... Je croise un sympathique randonneur à la traversée du torrent de Crupillouse. Chargé d’un gros sac, il bivouaquera aussi. - Je n’ai pris qu’une bâche et un matelas, l’univers minéral des lacs me laissant perplexe quant à planter des piquets de tente dans la pierraille. - Il m’apprend la présence de places aménagées. Je ne me suis toujours pas décidé pour la montée au Pic de Parières, ce soir... demain matin... Et si je trouvais un coin au sommet pour y dormir... En voilà une bonne idée !

Plus que le verrou et c’est la découverte des lacs... La claque ! Le premier est gigantesque. L’environnement minéral est époustouflant. J’enchaîne vers l’étage suivant. Les lacs supérieurs sont plus découpés, tous aussi grandioses. Je repère le pierrier d’accès au col de Parières. Je trace la ligne dans ma tête.

Du col, c’est la surprise ! Je ne me souvenais plus que l’arête finale du Pic de Parières était aussi raide ! Ça pimentera l’ascension ! Je pose les mains avec plaisir, la remontée est bien ludique. Sommet à 18h et des brouettes, 5h de montée ! Une fondation en bois et des fers à bétons sont posés à côté de l’antenne-relais. Entre les deux, se trouve un espace où je peux bivouaquer. Je passerai la nuit au sommet... Pour aplanir le sol, je retire les grosses caillasses et martèle avec les pieds les petites restantes.

Je fais chauffer la popote. Le temps de manger, et le soleil décline à l’horizon. Les grandes faces des Écrins s’embrasent petit à petit... Les mots manquent pour décrire la magie de ces instants... L’astre solaire finit par disparaître derrière la ligne de l’horizon. Je me glisse au chaud dans mon duvet sans attendre. Durant, la nuit j’entrouvre les yeux pour contempler des myriades de constellations et les étoiles filantes transperçant la voûte céleste. L’univers me dépasse totalement. Bien que l’homo sapiens explore et apporte des explications quant à son fonctionnement, sa création et son avant restent un mystère. La réponse viendra peut-être lorsque l’on conjuguera astrophysique et physique quantique...

Réveil à l’aube, le spectacle n’est jamais terminé ! Le café chauffe alors que les premiers rayons de soleil enflamment les parois toutes proches. C’est reparti pour un tour ! Contemplation, encore et encore... Je quitte le sommet vers 8h30. Je descends prudemment l’arête puis coupe par un raide couloir. Un pas en désescalade et je rejoins le pied de la face. Sous le col, je recroise le randonneur solitaire. Nous entamons la discussion. La veille, il s’inquiétait de ne pas me revoir descendre. Étais-je parti par l’autre versant ? Non, j’avais bel et bien passé la nuit au sommet. Nous parlons des Écrins, nous sommes autant enthousiasmés par la grandeur de ses espaces sauvages. Un hélicoptère survient bruyamment dans les airs et nous coupe la conversation. Il pose ses patins d’atterrissage sur le sommet du Pic de Parières, quatre hommes débarquent. S’ensuivent quelques allers-retours pour acheminer une cargaison. Que font-ils ? Une nouvelle station météo ? Un bivouac à l’italienne ?

Je laisse le randonneur allant au col, et poursuis ma descente sur les lacs. Je reste plus d’une heure à flâner autour des différentes étendues d’eau, grimpe sur les rochers de granite rose pour me dégager un beau point de vue de la butte centrale. Avec ces couleurs matinales, je reprends une belle claque !

Enfin, ne reste que le long retour jusqu’aux Baumes. 3h de descente, plus qu’à la montée ! Ce n’est pas la grande forme pour les genoux actuellement, alors j’y vais tranquillement, pas à pas mais sûrement ! Je marque quelques haltes, me désaltère au torrent, profite de la beauté des lieux, jette un dernier regard aux cascades... Encore de beaux moments passés en montagne... À tout bientôt !

Dernière modification : 4 août 2019

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de cette sortie :

Randonnée réalisée le 29 juillet

Publiée le 31 juillet

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par Le 1er août à 12h30

    Bravo Arnaud pour ce bivouac au sommet. Belles photos des plus beaux lacs des Écrins.

  • par Le 1er août à 17h28

    Merci Patrice !

  • par Le 1er août à 23h50

    Quel endroit sublime ! Et que de belles photos......Tu as dû te régaler !

  • par Le 2 août à 09h19

    Un beau texte et une phrase qui résume beaucoup de choses : "Les mots manquent pour décrire la magie de ces instants." ... et c’est pour cela que tu nous fais partager cette "magie" par tes belles photos. Merci Arnaud.

    Jean-Marc

  • par Le 3 août à 09h50

    Merci Nadine et Jean-Marc !
    Oui, ceux sont des moments qui nous laissent bouche bée.
    Sûrement un prochain bivouac sommital... au Vieux Chaillol !

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