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Conditions météo

Frais et ensoleillé !

Récit de la sortie

Malgré un départ matinal, une route interminable et une acclimatation éclair... je me sens frais comme un gardon !

Sac ajusté, presque euphorique, me voici prêt pour une nouvelle aventure...

L’altitude du parking étant assez élevée, j’atteins le Col Vieux en un battement de cils.

Là-haut, l’impression visuelle qui se dégage est sublime.

Pourtant je la connais bien cette Crête de la Taillante !
Rappelez-vous du message laissé sur le topo d’Alain :

« Une montée courte et esthétique et juste ce qu’il faut de verticalité pour s’amuser ! »

Je parlais du pic sud, sachant que la pointe nord de la Taillante m’attendrait encore quelques années.

C’est en arrivant au Col Vieux que la vue trouve un charme extraordinaire.

Merveilleux spectacle d’une grande muraille qui s’élance majestueusement vers le ciel. Le Pain de Sucre perd un peu de sa prestance. Pourtant il ne démérite pas, mais d’ici sa pointe rocheuse s’étiole un peu.

Il y a quelque chose de magique à randonner au mois de septembre.
Le soleil irradie le paysage d’une lumière évoquant les latitudes septentrionales. Le vent frais atténue son ardeur, soufflant un air d’une douceur que l’on ne pensait qu’en rêve.

J’amorce la descente en gardant un œil sur la belle. Je me dirige vers la barre rocheuse en esquivant le lac Foréant.

  • Une petite entorse au susdit topo car je n’ai pas suivi le même itinéraire. Désormais, le lac Foréant est jalonné d’une ligne de protection. « Un petit monde à préserver » Les bords de lacs de montagne sont des lagunes sensibles au piétinement.

Rapidement accueilli par un dédale rocheux, je longe la grande face, aux premières loges d’un spectacle fascinant.

Je progresse à vue, au milieu d’un chaos de roches brisées. On imagine sans peine le fracas de leur chute !

Je rencontre quelques traces fugitives, quelques sentes animales. Rien de probant, le "cairneur" officiel n’est pas passé par là !

Mais il m’en faut plus pour me perturber et je marche en me fiant à mon instinct.

En contrebas, de grands rochers semblaient s’être fendus pour laisser passer le torrent. Je traverse en dessous d’un escarpement rocheux. Des voies magnifiques se dessinent le long de grandes dalles aux reflets argentés.

Je trouve facilement le passage de contournement. Il est cairné !

Un grand cairn, celui-là d’aspect "art déco", signale le début d’une voie défendue par une barrière rocheuse. Un accès assez raide sur un terrain délité… gare à la descente !

Pas de câble à déplorer, aucune altération au défi de la roche.

Le grand plan incliné se remonte aux jarrets. À son départ, la voie se révèle moins joueuse qu’au pic sud de la Taillante (à l’autre bout de la crête).

Au bord d’une crête émaillée de précipices, j’aborde avec prudence un passage spectaculaire. Plus haut, dans une alternance rocheuse où la sente s’éparpille, ça grimpe sec !

Soudain, la vue me bluffe !

La paroi ressemble à une immense vague rocheuse, une lame de fond pétrifiée !

Bien qu’un peu moins raide que le final de la pointe sud, le dernier raidillon est un délice de verticalité. Un ultime sursaut qui pimente encore plus l’aventure.

Du sommet, le spectacle à ciel ouvert me laisse sans voix.

Si le Mont Blanc se découvre assez tôt, je reste impressionné par l’étendue qui se dégage, par le nombre de sommets visibles tous azimuts.

A l’horizon, j’aperçois le Mont Rose et le Cervin, je ne m’attendais pas à les voir aussi bien.

Il fait si bon que je ne suis pas pressé de redescendre.

Ainsi, je mets en pratique une vieille coutume du sud : « En Provence, le soleil se lève deux fois, le matin et après la sieste. »... j’entame alors une sieste alpine !

La descente se passera sans encombre... ou presque !
Des dalles recouvertes de gravillons me font perdre l’équilibre.

Je me fais piéger, me rétablissant in extrémis par un bond capricant.

Dernière modification : 13 septembre 2014

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de cette sortie :

" Vivre, c'est faire de son rêve un souvenir. " Sylvain Tesson

Randonnée réalisée le 2 septembre 2014

Publiée le 13 septembre 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (10).
  • par Le 14 septembre 2014 à 12h44

    Les photos jettent !
    Cette montagne est absolument unique.

  • par Le 14 septembre 2014 à 13h51

    Excellent Michel ! Très belles photos "ambiance" et toujours ce brin d’humour dans ton récit qui fait réver ! J’adore !

  • par Le 14 septembre 2014 à 16h29

    @ Alain, Ouais mais tes photos du Pain de Sucre...
    Il faudra que tu testes la Pointe Sud de la Taillante !
    @ Vincent, j’ai vu ton escapade dans le Queyras, toi aussi tu ne manques pas d’humour !

  • par Le 24 octobre 2014 à 01h30

    Vallon de Bouchouse, Lacs Foréant, Egorgéou et Baricle.
    Ensemble protégé : plantes arctiques ou sub-arctiques, marécage boréo-alpin, ... Pour le détail de cette végétation vestige d’un autre temps :

    http://www.florealpes.com/sejour_detail.php?id=20

  • par Le 26 octobre 2014 à 11h09

    Bonjour Michel ! je devais effectuer cette ascension cette année, mais certaines photos de topo sur internet m’ont mis le doute sur la faisabilité, notamment sur le fait d’être encordé sur certains passages. As-tu eu besoin d’équipement pour ton ascension ? merci ! cette montagne est extraordinaire de beauté, et il faudra bien que j’y monte un jour.

  • par Le 26 octobre 2014 à 14h32

    Salut Cyril,
    C’est un terrain haute montagne et quelques passages sont plus exposés, mais une corde me semble inutile. Attention toutefois de ne pas y aller avec des personnes peu expérimentées.

  • par Le 30 juin 2016 à 16h44

    Michel, si tu peux succinctement me décrire ce ressaut dont tu parles dans la partie forum sur le sujet de la pointe nord de la Taillante. Merci.

  • par Le 30 juin 2016 à 17h31

    Ce n’est pas un ressaut au sens strict du terme, plutôt une portion déclive très raide sur un terrain particulièrement délité.
    Il faudra composer avec les névés s’il y en a car ce passage n’est pas contournable.
    Un cairn en bas, puis il faut lever les yeux pour trouver la trace.
    Ce n’est pas plus difficile que Rochebrune ou la Font Sancte et la neige est parfois un avantage à qui sait l’apprivoiser !

  • par Le 30 juin 2016 à 17h38

    Merci encore de prendre le temps de me répondre. Maintenant je vois mieux, les névés peuvent être amusants je suis d’accord. Pour l’instant ce que j’ai fait de plus difficile : la tête des Toillies, le bric Bouchet, la mine de la Touisse mais nous étions deux (et encordés). Cela fait quelques années maintenant que je randonne seul...Concernant la Font Sancte je l’ai surtout trouvé très difficile physiquement.

  • par Le 4 juillet 2016 à 17h21

    Je confirme pour la Font Sancte, son couloir est un peu une bavante, mais quelle récompense à la fin ! concernant la Taillante Nord, je l’ai trouvée moins difficile, et je pense que le ressaut, actuellement, même encore un peu en neige, peut être glissant, mais avec des petits crampons à névés, ne devrait pas poser de problème, et je pense même que ça puisse se négocier SANS, mais ce n’est que mon avis.

  • par Le 4 juillet 2016 à 18h52

    S’il n’y a que quelques névés, on peut faire la trace avec un piolet sans avoir à se trimbaler les crampons.
    J’ai fais la Font Sancte il y a 27ans, alors je te fais confiance pour ce qui est du ressenti :)

  • par Le 4 juillet 2016 à 20h00

    J’espère que c’est faisable sans crampons car si j’ai un piolet je n’ai pas de crampons...de mon côté, j’ai fait la Font Sancte il y a plus de quinze ans et j’en garde un souvenir mitigé : couloir le plus difficile que j’ai pu faire, mais incroyable récompense au sommet. Ceci étant, mis à part le danger de chute de pierre et facilement évitable en prenant le côté gauche du couloir, pas de difficultés objectives (pas de passage vertigineux, ou de désescalade compliquée comme semble être la Tête de Moise).

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