Pic Coolidge (3775m) arête sud, voie normale

Difficulté :
Alpinisme F
Dénivelé :
2062m
Durée :
2 jours

Magnifique belvédère, sur les 2 Faces Sud de la Barre des Ecrins et les 2 Faces Nord de l'Ailefroide. Du fait de son accès aisé, cette course est très fréquentée. – Auteurs : et

Accès

De Bourg-d’Oisans, remonter la Vallée du Vénéon, jusqu’à La Bérarde, au cœur du massif.

Itinéraire

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Matériel

  • Tout le matériel habituel pour courses glaciaires
  • Casque
  • Carte : IGN TOP25 3436ET

Difficulté

  • Cotation course : F (facile)
  • Cotation engagement : II

Refuge

  • 1h30/2h30
  • Dénivelée : 697m - de 1713m à 2410m

De la Bérarde, suivre au Sud, le sentier du Refuge du Carrelet et le dépasser. Remonter le Vallon de la Pilatte. On pénètre dans un petit bois. Puis, on laisse le vallon continuer jusqu’au Refuge de la Pilatte pour prendre à gauche, le sentier du Refuge de Temple Ecrins à 2410m d’altitude, que l’on atteint après de nombreux lacets.

  • Site du refuge ICI

Sommet

  • 4h00/6h00
  • Dénivelée : 1365m - de 2410m à 3775m

Du refuge, monter par quelques lacets. Laisser à gauche, le sentier qui mène au Col des Avalanches, pour prendre à droite, au Sud, celui qui contourne l’arête Sud-Ouest du Pic Coolidge. On reprend alors une direction Est et on pénètre dans le Vallon de La Temple.

Par une sente raide dans les éboulis d’ une ancienne moraine, gagner le reliquat du Glacier de la Temple. On atteint ainsi le Col de la Temple à 3321m d’altitude.

Du col, remonter l’arête Sud du Pic Coolidge par des vires sur le flanc Est d’une aiguille secondaire mais bien individualisée. Un petit couloir assez raide, quelques rochers et l’on atteint un grand plateau de neige ou d’éboulis.

Remonter ce plateau jusqu’à atteindre une large selle entre la Pointe 3692m et l’antécime du Pic Coolidge. La pente se gravit en diagonale, de la gauche vers la droite.

Remonter l’arête Est par des rochers faciles jusqu’à l’antécime. Franchir la brèche qui fait suite et gagner facilement le sommet par des rochers.

Le panorama de ce sommet situé au centre du massif est extraordinaire.

Retour

Par le même itinéraire

La course par Alain

J’avais fait sur ce sommet, l’année précédente, une tentative frustrante. Nous étions montés au refuge sous un Soleil de plomb et un ciel magnifique. Le lendemain, nous étions sortis du refuge avec un ciel étoilé et une douceur anormale, pour arriver au Col de la Temple en plein brouillard.

Cette fois c’est la bonne !

Je suis avec Denis, un jeune de 16 ans dont ce sera le deuxième sommet, le premier étant le Râteau 48 heures plus tôt.

Montée au refuge rapide, en 1h30, en fin d’après midi avec une chaleur acceptable.

Le lendemain, départ 4h30 et arrivée au Col de la Temple avec le lever du Soleil.

Beaucoup de neige cette année-là, ce qui facilite l’ascension en évitant la caillasse. A 8h30, nous sommes au sommet.

Le sommet malgré son altitude respectable est écrasé par les immenses faces de la Barre des Ecrins et de l’Ailefroide. Hautes de plus de 1000m (1400m pour la face Sud-Est des Ecrins), elles magnétisent le regard. Mais elles ne sont pas seules ! Les Rouies, les Bans et le glacier de la Pilatte, le plus beau glacier de cirque du massif, le Mont Pelvoux, la Montagne des Agneaux et beaucoup d’autres, s’offrent à notre vision.

Anecdote : A la descente, juste avant la brèche entre le sommet et son antécime, nous croisons un guide, un "Turc" (célèbre famille de guides de la vallée et ce depuis plusieurs générations) avec son client, gravissant les rochers peu raides à quatre pattes. Il était visiblement épuisé. Arrêté à ma hauteur, les yeux hagards, je lui dit "c’est presque fini !" Cela lui a donné un peu d’énergie et il est reparti, toujours à quatre pattes, en répétant : "c’est presque fini ! C’est presque fini ! C’est presque fini !" ....

La course par David

Après l’ascension de la Tête de la Maye le matin, nous montons au Refuge de Temple Ecrins dans l’après midi. Nous l’atteignons en environ 2h30.

Après un accueil chaleureux et un bon repas nous nous préparons à passer une bonne nuit de sommeil, le réveil étant fixé à 4h...hélas cela ressemble à tant d’autres nuits passées en refuge avec les "nuisances habituelles" : ronfleurs (dont je fais partie parfois), lever pendant la nuit, chaleur...Mais cela est bien vite oublié une fois que l’on marche et surtout au lever du soleil, moment magique...

Nous atteignons sans difficulté le Col de la Temple vers 7h30, puis nous nous équipons avant de remonter les Vires de la Temple. L’itinéraire n’est pas évident à trouver mais cela passe à plusieurs endroits. Même si elles se franchissent aisément la vigilance est de rigueur car l’exposition est forte, cependant l’assurance est possible grâce aux nombreux becquets rocheux, le rocher étant relativement sain.

Il reste maintenant à remonter le glacier (25-30 degrés maximum) puis finir par l’arête sommitale facile mais assez exposée aussi. Pour le vrai sommet redescendre à une petite brèche puis remonter juste après.

La vue est tout simplement exceptionnelle, cependant le vent glacé et la longue descente vers La Bérarde nous font quitter le sommet au bout d’une vingtaine de minutes.

Finalement nous avons bien fait de prendre de la marge car nous mettons plus de temps à redescendre les vires qu’à les remonter. La fatigue commence à se faire sentir...Nous arrivons au refuge vers 14h, fatigués mais émerveillés par la beauté de la montagne.

Dernière modification : 16 mai 2018
Tour de la Barre des Écrins - Col de La Temple (3321m) - Col des Écrins (3365m)

A propos

Auteurs de ce topo : ,

Topo publié le 11 mars 2011

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (6).
  • par Le 1er septembre 2014 à 19h20

    salut,
    pour la cotation "F" je la trouve un peu légère. Le passage après le col de la temple je le mettrai bien en PD ainsi que l’arrête final avant le sommet, surtout si il a neiger la veille...

  • par Le 10 septembre 2014 à 00h35

    Bonsoir Alex,
    La référence, c’est le guide Labande, Devies, Laloue et c’est : F (.-)
    On ne peut pas surcoter les itinéraires selon le ressenti de quelqu’un.

  • par Le 2 mai 2015 à 11h07

    Certes, mais au fil des ans les conditions peuvent changer. Certaines courses cotées F sont aujourd’hui cotées AD.

  • par Le 2 mai 2015 à 20h17

    De F à AD, rien que ça !
    C’est peut-être parce que, comparativement à il y a quelques années, il y a moins souvent de la glace dans les vires.

  • par Le 5 juin 2016 à 16h59

    Côté escalades, ce sont des pas de III, IV ? plus ?

  • par Le 5 juin 2016 à 17h11

    Ce beau sommet n’a pas l’air extrêmement technique ! me trompe-je, Alain ?

  • par Le 5 juin 2016 à 17h50

    Un passages rocheux de III (qui me semble surcoté). Quand à la technicité, à ces altitudes, cela va dépendre des conditions d’enneigement. Si les passages rocheux sont secs, c’est facile. Si c’est de la neige, cela devient plus compliqué. Si c’est de la glace c’est encore plus compliqué. Les conditions météo peuvent aussi tout changer.

  • par Le 6 juin 2016 à 17h56

    je confirme le post d’Alain. Pour ma part je l’ai fait le lendemain d’une chute de neige de 2 à 3 cm, du coup les sauts de puce sur l’arrête final à 3600m avec 1 km de vide chaque coté...on ne faisait pas les malins ! nous étions bien évidemment encordés avec piolet, crampons etc...etc..

    courage !

Chargement en cours Chargement en cours...
Veuillez patienter ...
Nouveau commentaire
Nous vous conseillons de vous connecter !

Astuce : Si votre commentaire est long, aérez-le en créant des paragraphes. Pour cela, il suffit de laissez une ligne vide entre ceux-ci !