Cime de la Jasse (2478m)

Sortie réalisée le 5 octobre.

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Rendez-vous avec la pleine lune au sommet de la Jasse.

Conditions météo

Ciel parfaitement bleu jusqu’au coucher du soleil. Lever de pleine lune de toute beauté.

Récit de la sortie

La Cime de la Jasse (en abrégé la Jasse) par beau temps … ça c’est fait !
La Jasse par un temps quelconque … c’est fait aussi.
La Jasse à skis de rando … ça aussi, plusieurs fois … au siècle dernier.
La Jasse de nuit ? Pas encore fait ! Alors quelques échanges de SMS et de mails ont convaincu des ami(e)s de faire partie de cette escapade semi nocturne pour admirer le lever de la lune qui sera pleine.

Il est 16H ; nous sommes huit à quitter les voitures.

On croise quelques personnes entre le départ et le Habert d’Aiguebelle, peu curieuses, qui ne se posent pas de question, et ne nous en posent pas non plus, en voyant ce groupe de 8 personnes grimper en direction de la Jasse à une heure avancée de l’après-midi.

Arrivés sous les lacs on commence à vraiment sentir la fraîcheur et on s’équipe un peu plus chaudement. Les couleurs de cette fin d’après-midi sont magnifiques.

Dans la montée au col qui précède la partie finale on est observés par de nombreux (une vingtaine) bouquetins mâles au-dessus desquels déboulent des chamois qui eux déguerpissent dès qu’ils nous voient arriver. J’avoue ne jamais avoir vu autant de bouquetins, et encore moins de chamois, à cet endroit lors de mes multiples Jasse.

Nous arrivons au col quelques minutes avant que le soleil ne termine sa journée de travail. L’ambiance est magique, tout rougit. On s’équipe en prévision du froid qui va sévir et on termine la montée. Les pentes passent du rouge au presque violet.

Il y a pas mal d’air au sommet et nous descendons de quelques mètres sous le sommet pour, une fois assis, ne plus trop sentir le vent. Nous sommes face à la Belle Etoile à attendre … la lune.

Une faible lueur colore quelques brumes et nous indique l’endroit où l’événement tant attendu va se produire. La lueur se fait plus intense et … la lune sort derrière la ligne de crête. Bravo ! On l’applaudit (elle n’en sait rien mais ça nous réchauffe !). Nous passons du presque noir à cette lumière blanche, particulière mais intense ; on y voit tout d’un coup comme en plein jour. Instants de bonheur partagé.

« Ô nuit, qu’il est profond ton silence
Quand les étoiles d’or scintillent dans les cieux … »

Nous sommes silencieux, sous le charme.

« J’aime ton manteau radieux
Ton calme est infini
Ta splendeur est immense … »

Le silence est seulement troublé par quelques passages d’aéronefs nocturnes.

Après dix minutes de contemplation, nous rejoignons la cime qui nous surplombe de quelques mètres et entamons la descente sans frontale à la lumière de cette belle pleine lune.
Mais les pentes de la Dent du Pra nous masquent bientôt notre belle lune. On allume les frontales et on descend très prudemment ; ce n’est pas le moment de se faire une cheville.

Au niveau des lacs nous faisons un long arrêt pour observer les pentes orientées Est qui nous surplombent et que l’on croirait enneigées tant elles resplendissent du blanc de la lumière lunaire.

Compte tenu du relief, nous aurons droit à quatre magnifiques levers de lune au cours de notre descente. Malheureusement nous n’avons ni la technique, ni l’appareil d’un certain Jérôme D. et les photos ne rendent pas ce que nous voyons !

Il est 23H30, nous voilà de retour aux voitures après cette descente où nous nous sommes efforcés d’éteindre les frontales chaque fois que la lune nous procurait son inépuisable lumière.

Une bien belle fin de journée.

« Ô nuit ! Toi qui fais naître les songes »

NB : pour ce qui est des textes en italique ci-dessus, voir ici.

Dernière modification : 10 octobre 2017