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Sortie du 29 juillet 2018 par Marcadau L’Albaron (3637m) par l’arête du Colerin ou arête sud-est

Une randonnée incomparable ! Tout y est : un cadre somptueux, un long parcours d'arête, quelques montées d'adrénaline, un sommet majeur, un panorama inoubliable, une belle dépense physique...

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Conditions météo

Beau temps, devenant un peu nuageux.
Terrain sec (condition sine qua non pour cette course).

Récit de la sortie

Départ à 6h50 du parking des Vincendières, au delà duquel la circulation est réservée aux riverains (il existe une navette, mais le premier car ne passe que vers 7h45). J’avale à bon rythme les 4,5km de route puis de piste qui conduisent au refuge d’Avérole.

Je dépasse celui-ci sans y faire de pause et m’élève, par un bon sentier balisé (blanc/rouge), vers le Clapier Blanc.

Cote 3000m. Univers désormais minéral. Je rattrape un petit groupe de quatre personnes en train de chausser leurs crampons. Est-ce bien nécessaire ? Je les dépasse, fais deux pas sur le névé : dur comme du bois. Crampons indispensables, en effet.

Du coup, je ne cherche plus à retrouver le sentier, que je devine un peu plus haut sur le fil d’une moraine, et prolonge la marche dans la neige crissante, au prix de quelques raidillons.

M’étant trop orienté vers la brèche séparant la Pointe des Audras et les Dents du Colerin, je dois corriger ma trajectoire par une traversée un peu désagréable. Je me trouve ainsi bien au-dessus du col des Audras. Ma foi, tant que j’y suis, autant gravir la Pointe des Audras (3244m).

La descente de celle-ci conduit directement au Passage du Colerin (3206m), d’où débute la seule portion un peu rébarbative de cette course : l’ascension de l’antécime du Colerin, dans des pentes raides et croulantes.

Une fois ce petit pensum accompli, me voici devant les dalles légendaires. Bigre... C’est vraiment bien exposé ! Toboggan à gauche, précipice à droite. En réalité, le franchissement de ces dalles est plus impressionnant que difficile. Au moment le plus vertigineux (à peu près aux deux tiers de la traversée, me semble-t-il), on peut toujours s’accroupir, se mettre à quatre pattes ou à califourchon : inélégant, mais sans danger ! Enfin... Bonne petite sécrétion d’adrénaline, tout de même...

Quelques blocs amusants et c’est le sommet du Colerin, que marque une petite statue de la Sainte Vierge tournée vers l’Italie. Brève pause. Le but, c’est l’Albaron.

L’arête qui y conduit est globalement facile, comme l’indique le topo, mais il faut quand même être prudent et attentif dans le contournement (par la gauche, versant ouest), de l’éperon rocheux qui défend la Selle des Evettes : terrain instable et déversé.

L’arête se redresse ensuite et présente deux ensembles de blocs, ocre puis gris-vert, inquiétants vus d’en bas mais qui se contournent très aisément par la droite.

Enfin, à 13h10, j’atteins l’immense sommet de l’Albaron ! Joie incommensurable.

La descente requiert de la vigilance : il ne faut pas oublier qu’on a à ce moment là près de 2000m de D+ dans les mollets... Cette fois, longue pause obligée au sommet du Colerin : une courte section d’arête, juste avant d’y parvenir, était en neige. Hors de question d’aborder les dalles avec des chaussures mouillées.

Allez, il faut remettre ça... La Madone du Colerin reste obstinément tournée vers l’Italie. Elle pourrait s’occuper un peu de ceux qui doivent affronter ces sombres dalles, non ? Décidément, on a beau les avoir déjà franchies sans problème, elles titillent l’influx nerveux. Bon, ça passe. Je pense avoir expérimenté toutes les positions...

Ensuite, descente tranquille, rien ne presse. Dans l’ivresse d’une telle bambée, on voudrait ne jamais quitter ces lieux.

Dernière modification : 27 septembre 2018

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de cette sortie :

Randonnée réalisée le 29 juillet 2018

Publiée le 6 août 2018

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (5).
  • par Le 6 août 2018 à 19h18

    Bravo pour l’ascension, le récit et les photos.

  • par Le 6 août 2018 à 22h14

    Nous étions à l’Arbéron ce jour là ^^ peut-être qu’on s’est aperçu alors...

  • par Le 7 août 2018 à 11h47

    Merci pour l’expérience. Les crampons ont finalement été utiles ?

  • par Le 7 août 2018 à 15h08
    • Merci alain
    • Rapha06 : on s’est peut-être croisés ou suivis de peu, en effet, du côté du refuge d’Avérole. Belle montagne aussi, l’Ouille Arbéron (je suppose que vous ne l’avez pas gravie par sa classique -et, pour vous, trop facile- arête ouest !)
    • Rochail (joli pseudo, j’aime énormément cette montagne) : oui, crampons indispensable, au petit matin, si on passe par les névés. Mais peut-être est-il possible de les contourner et de rester constamment dans le sec, je ne sais pas (ce qui est sûr, c’est qu’on peut éviter le tronçon de neige entre le col des Audras et le passage du Colerin en montant, comme je l’ai fait, à la Pointe des Audras).
  • par Le 12 août 2018 à 09h21

    Beau texte sobre.
    Beau reportage photos qui permet de suivre ta progression.
    Bravo et merci.
    Jean-Marc

  • par Le 12 août 2018 à 20h32

    Que ça fait du bien de revoir toutes ces belles images, merci et bravo ! ce sommet est un des plus beaux de la Haute Maurienne

  • par Le 13 août 2018 à 23h28

    Merci à tous deux !

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