Aiguille de la Grande Sassière (3747m) Sortie du 8 août 2012

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Conditions météo

Journée lumineuse et froide.

Récit de la sortie

Un quart de siècle après ma première ascension, je suis donc de retour sur cette montagne à la fois facile et d’une altitude élevée, ce qui en fait un remarquable belvédère par beau temps. Ce qui est qui est le cas ce jour. J’ai toujours voulu refaire l’ascension de cette montagne. Lors de ma première ascension, le vent était tel qu’il était très difficile de se tenir debout. Nous avions dû nous tenir sur le versant italien pour nous abriter, comptant sur les diapos pour apprécier le panorama. Mais sans voir le Mont Blanc, caché par l’Âne. Le lendemain, il neigeait à 1800m.

Cette fois, pas de bivouac au parking. Les températures en journée ne sont pas très élevées et je sais que je vais monter longtemps dans l’ombre.

Départ de Bessans à 5h00, par une température fraîche.

En ce début août, au camping de Bessans (alt. 1630m), les température vont de 3°C le matin, jusqu’à 25°C l’après-midi. Pendant la canicule, ce sera de 4°C à 32°C. A l’ombre bien entendu.

Le temps de "sauter l’Iseran", de monter au Saut, de me préparer, il est 6h30.

Je monte sans trop me presser. D’une part parce que mon séjour ne fait que commencer, et je ne désire pas me "cramer" tout de suite. D’autre part, parce qu’il va faire froid au sommet.

A 3300m d’altitude, l’arête devient presque horizontale. A cet endroit, le glacier venait effleurer le haut de l’arête. Maintenant, il se trouve entre 15 et 20 mètres en contrebas.

La partie finale, très redressée, est comme souvent en terre gelée. Mais les chaussures accrochent bien et à 10h30 je me dresse sur la cime. J’ai mis 30’ de plus que lors de ma première ascension. A l’aube de mes 60 balais, cela reste correct.

En cette journée froide et lumineuse, le panorama est extraordinaire. Versant italien, sous les Punta Bassac, les glacier ont considérablement fondu.

Beaucoup de monde au sommet, contrairement à ma première ascension où nous n’étions que deux. Nous avions cependant croisé un détachement de chasseurs alpins. Ils avaient bivouaqué sur le grand replat au-dessus de 3100 mètres d’altitude et avaient atteint le sommet très tôt.

Pour prendre mon petit casse-croûte, je suis obligé de quitter les gants. Et pour prendre des photos panoramiques, je ne peux pas les remettre.

Je commence à avoir froid aux doigts. Et puis tout d’un coup, j’ai froid partout. Je suis au sommet depuis 1h30 et je n’ai pas vu le temps passer.

A midi, je commence ma descente avec...un fidèle lecteur d’AltitudeRando. L’arête est en train de dégeler en surface. Elle va sans doute devenir boueuse et glissante.

Après une descente bavarde, nous arrivons au parking vers 15h00, non sans avoir croisé moult candidats au sommet.

Panoramique

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Dernière modification : 6 septembre 2012