Dôme de Neige des Écrins (4015m) Sortie du 26 juin 2015

Sortie réalisée le 26 juin 2015.

ACCÈS et ITINÉRAIRE : Consulter le topo

Deux jours mémorables dans le massif des Ecrins pour l'ascension de mon premier "4000".

Conditions météo

Conditions météo idéales pour l’ascension de ce sommet mythique et température assez haute dans ce secteur pour un mois de juin.
Un vent violent au sommet, la neige un peu molle lors de l’ascension finale, un pont de neige solide pour le passage de la rimaye.

Récit de la sortie

  • Ascension effectuée sur deux jours, comme dans le topo, au départ du "Pré du Madame Carle" au sein d’une cordée de trois solides rando-alpinistes.

Premier jour

Je découvre ce sentier avec émerveillement, notamment la vision de la langue du Glacier Blanc lors de la montée vers le refuge du même nom, puis l’extraordinaire vue sur le triptyque - Pelvoux / Pic "Sans Nom" / Ailefroide - .

Ensuite, c’est l’arrivée sur le Glacier Blanc, et la vision extraordinaire sur la Barre et le Dôme des Écrins, points culminants de la P.A.C.A.

Là, après avoir dépassé la zone de crevasses (inquiétante pour moi !) à l’entrée du Glacier Blanc et à quelques encablures du piton rocheux où est posé le refuge des Écrins, mon chef de cordée nous propose une grande pause afin de parfaire nos connaissances en terme de manipulations de cordes et de réaction à avoir face au danger des crevasses ou des séracs.

Très instructifs, notamment pour demain, et l’ascension du Dôme au départ du refuge des Écrins.

La montée vers le refuge est usante, mais là-haut, je me sens bien, et la pause prise assis sur le banc du refuge avec vue sur l’objectif est impressionnante mais apaisante.

Deuxième jour

Réveillé à 2h45, ça pique les yeux !!! Mais la chaleur moite, intense et désagréable de mon dortoir ne me laisse aucun regret.

Et puis, je me dis : "c’est le jour J", mon premier "4000", alors la motivation est bien là.

Petit déjeuner pris, je suis vite prêt et équipé et avec mes compagnons de cordée, les frontales allumées, on entame prudemment la descente du refuge vers le glacier.

Le cheminement nocturne sur le glacier, avec toutes les loupiotes allumées des cordées nous précédant, est rassurant.

Arrive le début de la rude montée vers l’objectif en même temps que la lumière du jour et le sublime lever du soleil derrière nous.

2h30 de montée plus tard, après deux pauses rapides sur les deux replats du parcours enneigé, on arrive au niveau de la rimaye.

Un pont de neige, beau et d’une apparence solide, paraît avoir été monté de toute pièce par l’homme, pour franchir ce passage délicat.

La nature parfois peut être cruelle, mais là, pour le coup, a été très clémente.

Une courte escalade nous permet de franchir l’obstacle, puis, passé la brèche Lory, au pied de la mythique Barre des Écrins, les 30 derniers mètres de dénivelé pour atteindre le Dôme (objectif légèrement plus modeste, mais plus adapté à mes connaissances en alpinisme) ne sont que joie et fierté.

Il est 7h30, et je suis au sommet du Dôme de neige des Ecrins ! ma montre GPS marque "4015".

MON PREMIER "4000".

Dernière modification : 2 juillet 2015