Bric de Rubren ou Mongioia (3340m) et Mont de Salsa (3328m)

Difficulté
Difficile
Dénivelé
1700m
Durée
1 jour
Voir le tracé de l'itinéraire

Avertissements et Droits d'auteur

Par sa longueur, son dénivelé, ses deux beaux sommets gravis le même jour, par la beauté de ses lacs et des paysages traversés, par l'austérité du vallon de Rubren et la sauvagerie de celui du Loup, par l'étrangeté des anciennes carrières de marbre, par le cadre grandiose du plateau de Mongioia et l'ampleur des panoramas offerts, on comprendra que cette randonnée exigeante, dont une partie se déroule sur le versant italien, est l'une des plus belles des Alpes du Sud.

Accès

Remonter la vallée de l’Ubaye jusqu’au parking avant Maljasset, la traversée du hameau étant interdite.

Itinéraire

Carnet de route

  • Carte : IGN TOP25 3637OT
  • Tracé IGN
  • Distance : 30km
  • Altitude de départ : 1910m
  • Bric de Rubren : 3340m
  • Mont de Salsa : 3328m
  • Temps de montée au Bric de Rubren : 4h45
  • Départ parking : 4h30
  • Sommet : 9h15
  • Retour parking : 15h30

Pas de Mongioia

Du parking avant Maljasset, prendre la piste du hameau de Combe Brémond. Continuer par le sentier qui domine l’Ubaye. Passer le Plan de Parouart et traverser l’Ubaye par une passerelle.

Laisser à droite le ravin de Chabrière et s’engager dans le ravin de Salcette. On arrive au Plan de la Blave où l’on retraverse l’Ubaye par une passerelle.

Après la cabane de la Blave, bien visible de l’autre côté de la rivière, prendre le chemin qui traverse à nouveau l’Ubaye par une passerelle cotée 2196 m. Le sentier fait un grand lacet pour pénétrer dans le vallon de Rubren après avoir traversé d’étonnantes carrières de marbre abandonnées.

On passe près de la cabane de Rubren bergerie qui possède une pièce (avec matelas et couvertures) pouvant accueillir quelques randonneurs et permettant de faire l’ascension sur deux jours. Pour en savoir plus sur cette cabane cliquer ICI.

Le sentier descend légèrement et franchit le Béal de Rubren. Par une sente cairnée, remonter ce vallon austère et rectiligne jusqu’au pied des pentes du Pas de Mongioia, que l’on remonte par une raide sente dans les éboulis sur 160m de dénivelé.

On débouche sur le plateau de Mongioia occupé par le lac homonyme. En 1979, lors de ma première visite sur cette montagne, ce lac était connu pour être le plus haut des Alpes. Avec le fort recul glaciaire des deux dernières décennies, d’autres lacs plus élevés sont apparus.

Le récent "bivacco Franco Boerio", implanté sur le plateau, bien équipé, doit être génial pour assister au lever du Soleil depuis l’un des sommets.

Ascension du Bric de Rubren

Prendre une sente évidente un peu en contrebas de l’arête sud. La sente se divise, suivre celle qui porte de vieilles marques à la peinture sinon, on va rencontrer du rocher plus escarpé.

On atteint le sommet après un ultime ressaut où il faut poser les mains.

Panorama circulaire grandiose jusqu’au Mont-Blanc et au Mont Rose et bien sûr le Mont Viso qui domine le paysage.

Descente par le même itinéraire, mais à hauteur du lac, on peut couper dans les pentes de blocs pour rejoindre le vallon. Continuer en direction du Pas de Salsa.

Ascension du Mont de Salsa

Sous le Pas de Salsa, partir en traversée ascendante sur la droite pour gagner la face ouest du Mont de Salsa que l’on gravi par une large trace. Sommet étroit et très aérien.

Descente par le même itinéraire et gagner le Pas de Salsa.

  • L’ascension du Mont de Salsa est bien entendu facultative. On peut redescendre par l’itinéraire du Pas de Mongioia et du vallon de Rubren ou par le Pas de Salsa et le vallon du Loup, sans passer par le sommet.

Retour par le vallon du Loup

Le franchir et descendre dans le sauvage vallon du Loup. Un passage désagréable dans les blocs du glacier rocheux (on peut voir de la glace sous les pierres au pied de la paroi du Rubren) amène au lac du Loup.

Contourner le lac par la droite ou par la gauche. Le sentier se perd. Prendre au nord-ouest en contournant quelques barres rocheuses et atteindre le large sentier qui descend du Col de Longet.

Il ne reste plus qu’à suivre ce (très) long sentier balisé jusqu’au Plan de la Blave, où l’on retrouve l’itinéraire de montée. On le suit jusqu’à Maljasset puis jusqu’au parking après une succession de paysages magnifiques qui viennent clore en beauté cette randonnée extraordinaire.

Au cours de la descente, on rencontre une épave d’avion de tourisme. Le crash étant survenu en hiver, la neige a amorti l’impact et les occupants en sont sorti indemnes. D’après un habitant de la vallée, au printemps le curé de Saint-Paul a suscité la curiosité des habitants. Le siège conducteur de sa Citroën Dyane, était un... siège d’avion.

Le Marbre vert de Maurin

« Au hameau de Maurin, sur la frontière d’Italie, dans les Alpes, on rencontre un marbre de fragments vert, noirâtre, enveloppés par des veines vert-clair dont la nuance tire tantôt sur l’ivoire tantôt sur l’émeraude ; sa teinte générale rappelle celle du porphyre antique. Ce marbre est l’ophicalce de Brongniart, traversée par des veines de chaux carbonatée spathique, qui sont tantôt blanches, tantôt pénétrées par une espèce d’amiante qui leur donne la couleur vert-clair. ».

  • Source : Rapport sur les marbres et les machines à travailler le marbre (1879). Adolphe Violet, Société des ingénieurs civils de France, Société des ingénieurs civils, Société des ingénieurs civils Éditeur : E. Lacroix.

Les pierres, travaillées et polies, se retrouvent à Paris, aux Invalides, à l’Opéra comme à Lyon, et même aux Amériques.

Ce marbre décoratif jadis très recherché (cheminées, pendules, vases, dessus de guéridon, socles en marbre de Maurin) comme le marbre vert de mer qui s’exploite aux environs de Gènes, était moins dur et moins difficile à travailler dans de grandes dimensions, vendu à un prix abordable à Marseille et importé jusqu’aux États-Unis. Il servit à Paris pour, entre autres, le soubassement de l’autel du tombeau de Napoléon Ier aux Invalides, pour la décoration de l’Opéra Garnier, et les médaillons des piédestaux des statues de la Place de la Concorde.

  • Source : Wikipédia

L’épopée des Barcelonnettes au Mexique

  • L’histoire de l’émigration, et du retour fortune faite, des habitants de la vallée au Mexique, mérite d’être connue
  • Lien ICI

Le refuge de Maljasset

Dernière modification : 27 septembre 2017

Photos « Bric de Rubren ou Mongioia (3340m) et Mont de Salsa (3328m) »